CENT QUARANTE-SEPTIÈME GENRE
LES GALS.
ce corps el la queue très-comprimés; des dents aux mâchoires ; deux nageoires dorsales; plusieurs rayons de l'une de ces nagecires terminés par des filaments trèslongs, ou plusieurs piquants le long de chaque côté des nageoires du dos; une membrane verticale placée {ransversalement au-dessous de la lèvre supérieure ; les écailles très-petites ; point d'aiquillons au-devant d2 üa première ni de la seconde dorsale, ni de la nageoire de l’anus CARACTÈRES.
Sept rayons aiguillonnés à la pre- { mière nageoire du dos; cette dorsale très - basse ; dix - sept rayons à la seconde ; quinze rayons à la nagpoire de l'anus ; la
caudale fourchue ; la couleur générale verdâtre.
ESPECE
LE GAL VERDATRE.
47 rayons à la membrane branchiale du zée forgeron, 12 à shaque pectorale, 9 à chaque thoracine, 43 à la nageoïre de la queue.
LE GAL VERDATRE ft,
Gallus virescens, Lac., Cuv. ; Zeus Gallus, Lino , BI.2.
Dans quelles mers ne se trouve pas ce gal verdâtre? On l’a vu au Bresil, à la Jamaïque, aux Antilles, auprès du Groenland, dans les Indes orientales, dans la Méditerranée. Sous tous ces climats si differents, et même si opposés, il présente les mêmes habitudes , les mémes formes, les mêmes couleurs, les mêmes dimensions. Il offre ordinairement, dans toutes les eaux salées qui le nourrissent, une longueur de près de deux décimetres. Il recherche les très-petits poissons, et les vers ou les insectes qui habitent au fond ou à la surface de l'Océan. Il fait entendre, suivant Pison, un bruissement semblable à celui du zée forgeron. Sa chair est de bon goût. Ses écailles ne peuvent être vues que très-difficilement, tant elles sont petites. Chaque narine a deux orifices. La nuqueesttrèsrelevée et un peu bombée. La ligne latérale s’élève, se courbe, descend, se recourbe de nouveau, et va ensuite très-directement jusqu’à la nageoire de la queue. Les nageoires sont d’un beau vert; et les côtés, d’un argenté brillant *.