‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 386 sur 535 · ET LE PLEURONECTE ARGENTÉ · texte numérisé non relu

ET LE PLEURONECTE ARGENTÉ

Pleuronectes argenteus, Lac. 5.

La forme pointue de la caudale, et la réunion de cette nageoïre avec celles du dos et de l'anus, donnent une conformation générale assez remarquable aux trois poissons qui composent letroisième sous-genre des pleuronectes. Le premier de ces trois, celui qui a recu le nom de Zibre, et qui est originaire des Indes orientales, présente d’ailleurs une mâchoire inférieure moins avancée que celle d’en haut; des dents menues et pointues, placées le long de chaque mâchoire; des veux très-petits et inégaux; un seul orifice à chaque narine; des écailles dentelées et très-rudes au toucher ; un anus situé au-dessous des pectorales.

Le pleuronecte plagieuse a été observé dans les eaux de la Caroïine, par le docteur Garden.

L’argenté a le côté gauche d’une couleur bruné et terne, pendant que son côté droit resplendit de l'éclat de l'argent. On le trouve dans la mer des Indes 7.

LE PLEURONECTE TURBOT *.

Pleuronectes maximus, Linn., Gmel., Rhombus maximus, Cuvy.

Bl., Lac..:

Ce poisson est très-recherché , et doit l'être. Il réunit, en effet, la grandeur à un goût ex-

* Die bandirte zunge, par les Allemands.— Zeébre de mer. Bloch, pl. 487. — Pieuronecte zébre de mer. Bonnaterre, pl. de r'Enc. méth.

2 Espèce du sous-genre SOLE, Solea de M. Cuvier, daus le genre des PLEURONECTES. D.

5 Pleuronecte plagieuse. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bounaterre, pl. de l'Enc, méth.

4 Autre espèce du sous-genre SOLE, Solea, selon M. Cu- Vie

5 Pleuronecte argenté. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Petiv. Gazophyl., n. 10, tab. 26.

5 Espèce non mentionnée par M. Cuvier.

1 4 rayons à chaque pectorale du pleuronecte zèbre, 6 à chaque thoracine , 10 à la caudale.

5 Faisan d'euu.— Bertonneau, sur quelques côtes du nord-ouest de la France.— Breet, en Angleterre. Tarboth, en Hollande. — Oigvar, Tonne, Steenbut, en Danemarck. — Vrang flonder, Skrabe flynder, en Norvége. — Butta,

quis , ainsi qu’à une chair ferme; et voilà pourquoi on l’a nommé Faisan d’eau ou Faisan de mer, pendant qu’on a donné à la sole le nom de Perdrix marine. Le turbot habite non-seulement dans la mer du Nord et dans la Baltique, mais encore dans la Méditerranée. Rondelet dit avoir vu dans cette dernière mer un individu de cette espèce qui avait cinq coudées de long, quatre coudées de large et un pied d’épaisseur. Des turbots de cette taille sont trèsrares : mais On en prend quelquefois sur les côtes de France ou d'Angleterre, qui pèsent de vingt à trente livres ; et M. Noël a bien voulu nous écrire que, dans le mois d’avril 1801, on avait vendu dans le marché de Rouen un turbot du poids de plus de vingt-six livres.

Le pleuronecte que nous décrivons est trèsgoulu ; sa voracité le porte souvent à se tenir auprès de l'embouchure des fleuves, ou de l’entrée des étangs qui communiquent avec la mer, pour trouver un plus grand nombre des jeunes poissons dont il se nourrit, et pour les saisir avec plus de facilité lorsqu'ils pénètrent dans ces étangs et dans ces fleuves, ou lorsqu'ils en sortent pour revenir dans la mer. Quoique trèsgrand, il ne se contente pas d'employer sa force contre sa proie; il a recours à la ruse. Il se pré cipite au fond de l'Océan ou des Méditerranées applique son large corps contre le sable, se cou vre en partie de limon , trouble l’eau autour d lui, et, se tenant en embuscade au milieu de cette eau agitée, vaseuse et peu transparente, trompe ses victimes , et les dévore.

Au reste, les turbots sont très-difficiles dans le choix de leur nourriture ; ils ne touchent guère

en Suède. — Bolle, Stein botte, en Prusse, — Stein but, dans plus. contrées d'Allemagne. — Rhombo, en Italie. — tombi aspri, en Sardaigne. — Rhomb, dans plus. départ. mérid. — « Pleuronecles corpore aspero, » Faun. Suec. 298 et 525.— /d. Mus. Ad. Frid. 2, p.69 *. — /d. Artedi. gen. 18; Sy. 52.— « Rhombus maximus asper, non squamosus. » Willughby, p.95, tab. F.8, fig. 5; et p. 94 , tab. F.2. — Rai, p.51, n.1;et p. 52,n. 6.—Pleuronecte turbot. Bloch, pl. 49, — Id. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — /d. Bounaterre, pl. de l'Enc. méth.— Müller, Proûr. Zool. Danic., p. 45, n.579. — Brüun. Pisc. Massil., p. 55, n. 49, — It. Gotl. 178. — Gronov. Mus.2, p.10, n. 159 ; Zooph., p. 74, n. 254. — Klein, Miss. pisc. 4, p.54, n. 1, c. 55, n. 2, tab. 8, fig. 4,2 et tab, 9, fig. 1.—Turbot piquant. Rondelet, part. 1, L 44, c. 4. Gesner, Aquat., p. 661, 670; Icon. anim., p. 95; Thierb., p. 50, 6. — Aldrov. Pisc., p. 248. — Rhombus aculeatus. Jonston, Pisc., p. 89, tab. 20, fig. 15; p. 99, tab. 22, fig. 12. — Rhornbus. Plin. Hist. mundi, 1. 9, c, 15, 20, 42, — /d. Bélon, Aquat., p.159. — Turbot. Brit, Zool. 5, p.192, n.9. — Turbot rhombe. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.— Rhombus. P. Artedi, Syn. piscium, anctore J. G. Schneider, etc., p.51.

qu’à des poissons vivants ou très-frais. Aussi, | au lieu de garnir uniquement de morceaux de gade, ou de clupée, et particulièrement de hareng, les hamecons avec lesquels on veut prendre ces pleuronectes, les Anglais ont-ils imaginé d'employer pour appât de petits poissons encore en vie, et surtout de jeunes pétromyzons pricka, qu'ils ont achetés de pêcheurs hollandais. On prétend même que les turbots ne sont point attirés par des amorces auxquelles d’autres poissons ont mordu. Quoi qu'il en soit, ils sont trèsabondants sur les côtes de Suède, d'Angleterre et de France. On en trouve notamment un trèsgrand nombre entre Honfleur et l'embouchure de l'Orne, où on pêche ceux que l’on vend dans les marchés du Havre, de Rouen et de Paris.

Les pêcheurs d'Angleterre, suivant le naturaliste Bloch, vont à la recherche des turbots, dans des canots qui portent trois hommes. Chaeun d'eux a trois cordes ou lignes de trois milles anglais de longueur ; on attache à chaque corde, de six pieds en six pieds, un crochet retenu par une ficelle de erin ; des plombs maintiennent les lignes dans le fond de la mer; des morceaux de liége en indiquent la place, et on se règle sur les marées pour jeter ou relever les cordes.

La forme générale du turbot est un losange; et c’est de cette figure qu'est venu le nom de Rhombe, que tant d'auteurs anciens et modernes lui ont donné. La mâchoire inférieure, plus avancée que lasupérieureest garnie, comme cette dernière, de plusieurs rangées de petites dents. La ligne latérale descend pour se courber autour de la pectorale, et tend ensuite directement vers la nageoire de la queue, sans présenter aucun tubercule. Les nageoires sont jaunâtres, avec des taches et des points bruns ; le côté gauche est marbré de brun et de jaune; le côté droit, qui est l’inférieur, est blanc avec des taches brunes; les tubercules osseux de la femelle sont moins nombreux que ceux du mâle !.

47rayons à la membrane branchiale du pleuronecle turbot, 40 à chaque pectoraie, 6 à chaque thoracine, 16 à la nagcoire de la queue.

LE PLEURONECTE CARRELET !.

Pleuronectes Rhombus, Linn., Gmel., BL, Lac., Cuv.:,

Le carreletest très-commun. On le trouve dans l'Océan Atlantique boréal, ainsi que dans la Méditerranée. Il se plait particulièrement dans cette dernière mer, auprès des côtes de la Sardaigne ; il pénètre quelquefois dans les fleuves; il entre notamment dans l’'Elbe; et M. Noël à appris d’un pêcheur, qu’on avait pris un individu de cette espèce dans la Seine, auprès de Quevilly, à une petite distance de Rouen. On ne doit donc pas être étonné qu'on ait vu des empreintes ou des dépouilles de cet osseux dans la carrière d'OEningen , auprès du Rhin et du lac de Constance *.

Ce thoracin et le turbot sont les pleuronectes qui présentent le plus de largeur ou plutôt de hauteur. Ils l'emportent même sur le flez par la grandeur relative de cette dimension; mais ils sont bien éloignés d'atteindre à la longueur de ce flez. On ne doit donc donner aucune confiance à ce qu'on à écrit d’un carrelet pris sous Domitien, et qui aurait été d’une longueur si démesurée, qu'elle aurait égalé soixante-six ou soixante-neuf pieds.

Le pleuronecte dont nous nous occupons a l'æsophage large, la membrane de l'estomac épaisse, et deux cœcums ou appendices auprès du pylore. On doit remarquer d’ailleurs sa mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure , les différentes rangées de dents peti-

1 Barbue, Rhombot le, dans plus. départ. de France. —

Rhombo, en Italie. — Scalto, Soagia, auprès de Venise. — Glattbutt, Winckelbutt, en Allemagne. — Elb butt, à Hambourg. — Slaetwar, en Danemarck. — Pigghuars, en Suëde, — Sand-flynder, en Norvége. — Pearl, à Londres. — Lug-aleaf, dans le comté de Cornouailles, — Griet, en Hollande. — « Pleuronectes corpore glabro. » Mus. Ad. Erid. 2, p.69". — Zd. Artedi, gen. 18, syn. 51. — Plewronecte carrelet, Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterrre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 45. — Wil'ughby, p. 96. — Rai, p.52, n.7.— Müller, Prodr. Zool. Danic., p. 45, n.578.— Brunnich, Pise. Massil., p.55, n. 48.—Pleuronectes piggvarf. it. Wgoth.178.— Pleuronectes arenarius. Strom. Soudm.— Gronov. Mus. 4, p.25, n. 45; Zooph.. p.74, n.255. — Turbol sans piquants. Rondeïet, part. 1,1. 11, €. 2. — Gesner, Aquat., p. 865. — Aldiov. Pisc., p. 249. — Jonston, Pise., p. 99, t. 22, fig, 15. — « Rhombus alter gallicus. » Bélon, Aquat., p. 141. — Brit. Zool. 5, p. 196, n.10. — Petri Artedi Syn. piscium, auctore J. G. Schneider, etc., p. 51, n.9, 2 Type du sousgenre Tunmor, Rhombus, dans le grand genre PLEURONECTE, selon M. Cuvier, Ce poisson est celui que l'on connait dans nos ports de la Manche sous le nom de Barbue. D.

# Voyez notre Discours sur la durée des espèces, et le Voyage dans les Alpes, d'Horacc-Bénédict de Saussure.

DES POISSONS. nT

tes , inégales et pointues , qui arment les deux mächoires, la saillie arrondie de la partie postérieure de chaque opercule, et la couleur blanche du côté droit de l'animal !.

LE PLEURONECTE TARGEUR ?,

Pleuronectes punctatus, Linn., Gmel., Bl.; Rhombus punctatus, Cuv. *.

Le Pleuronecle denté +, Pleuronectes dentatus, Linn., Gm., Lac. 5. — Pleuronecte Moineau f, Pleuronectes Passer, Linu., Gmel., Artedi, Lac. 7. — Pleuronecte papilleux ?, Pleuronectes papillosus. Linn., Gmel., Lacep.°.— Pleuronecle Argus 1°, Pleuronectes Argus, Linn., Gmel., Lacep.; Pleuronectes lunatus, Linn., Gmel., Lacep.; Rhombus Argus , Cuv.; et Pleuronectes Mancus, Broussonn., Linn., Gmel, #.— Pleuronecte Japonais 1, Pleuronectes japonicus, Linn., Gmel., Lacep. 4, — Pleuronecte Calimande #4, Pleuronectes Calimanda , Lacep.; Pleuronectes Cardina, Cuv. 15, — Pleuroncecte grandes-écailles 6, Pleuronectes macrolepidotus, Bloch, Lacep.; Hippoglossus macrolepidotus , Cuv. 47. — Pleuronecte Commnersonnien ‘#, Pleuronectes Commersonuii, Lac., Cuv. 4°.

Lorsqu'on aura jeté les yeux sur le tableau générique des pleuronectes, on complétera faci-

16 rayons à ia membrane branchiale du pleuronecte carrelet, 42 à chaque pectorale , 6 à chaque thoracine, 16 à la caudale.

2 Rothbutt, en Allemagne. — Rætt butt, en Danemarck.— Whiff, en Angleterre. — Pleuronecte targeur. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 189. — « Passer alter, cute « durà et asperà, etc. » Klein , Miss. pisC. 4, p. 54, n. 9. — Brit. Zool. 5, p.186, n. 2. — Rai, Pisc., p. 465, n. 2, tab. 4, fig. 2.

Du sous genre TURBOT, Rhcmbus , Cuv., dans le grand genre PLEURONECTE. D.

4 Pleuronecte plaise. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— ;

Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

°M. Cuvier ne fait pas mention de cette espèce de pleuroaccte. D.

5 Passere, en Sardaigne. — Struff butt, à Hambourg. — Verkehrther elbutt.—Theerbott, à Dantzig. — Stachelbutt, en Livonie.— Ahte, Grabbe, chez les Lettes, — Pleuronecte moineau. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pi. de l'Enc. méth.— Bloch, pl. 50.— Gronov. Zooph,, p.75, n. 248. — Klein, Miss. pisC. 4, p. 55, n. 5.

T Le Pleuronectes passer d'Artedi et de Linuée n'est point différent du Turbot; celui de Bloch, pl. 50, n'est qu'un yieux flet, contourné à gauche, Cuv. D.

= Pleuronecte aramaque.Daubeuton et Haüy, Enc- méth. — 1d. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

* Nou cité par M. Cuvier. D.

40 Sichelchwartz, en Allemagne.— Tunge, en Hollande. Linguada, Cubricunha, en Portugal. — Aramaca , au Brésil. — Badé, dans l'ile de Rotterdam, ou Anamoka. — Pathi-maure, dans l'ile d'Utahite, — Pleuronecte lunulé. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d., Pleuronecte badé. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Argus. Bloch, pl. 48. — Broussonnet, Ichth. dec. 1, n.5, tab. 5, 4.— Catesby, Carol. 2, p- 27, tab. 27.

41 Du sous-genre TURBOT, Rhombus, de M. Cuvier, dans le grand genre PLEURONECTE. — Nota. Le pleuronecte Badé ou Manchot de Broussonnet, Pleuronectes mancus, est une espèce distincte de l'Argus, et non pas seulement une yariélé, comme le dit M. de Lacépède. D,

42 Houttuyn, Act. Haarl. XX, 2, p.517.

lement l’idée générale des neuf espèces dont nous faisons mention dans cet article, en réunissant dans sa pensée les détails suivants.

Le targeur montre de petites écailles sur sa tête et sur les rayons de ses nageoires ; un grand nombre de dents recourbées et très-serrées , à chaque mâchoire ; une lèvre supérieure extensible ; une ligne latérale courbe au-dessus de la pectorale, et ensuite droite ; un blanc rougeâtre répandu sur son côté droit; et des nuances grises distribuées sur les nageoires du dos et de l'anus. 11 habite dans la mer qui baigne les côtes d'Angleterre et celles du Danemarck; il parvient à la longueur d’un pied et demi.

Les eaux de la Caroline sont la patrie du denté.

Le moineau se trouve dans la Baltique, ainsi que dans l'Océan Atlantique septentrional. II pèse quelquefois plus de huit livres. Sa chair est agréable au goût. La mâchoire inférieure dépasse celle de dessus. La ligne latérale est presque droite. Le côté droit est blanc; les nageoires sont jaunâtres avec des taches brunes. On voit un piquant auprès de l’anus.

L'Amérique nourrit le papilleux, dont le côté droit est blanc, et le côté gauche grisâtre.

L'argus, dont le badé ou le manchot de Broussonnetn'est qu'une variété, estsouvent long d’un pied et demi à deux pieds. On l’a pêché dans la mer des Antilles, dans celle de la Caroline, et dans les eaux des îles du grand Océan équinoxial, improprement appelées {les de la mer du Sud. Pendant l'hiver, il se tient au fond de ia mer, mais lorsque l'été approche, il remonte

+ Ce pleuronecte n'est pas cité par M.Cuvier. D.

4 Pleuronectes regius, calimande royale. Bonnaterre, pl. de l'Enc, méth.

‘5 Du sous-genre TURBOT, Ahombus, de M. Cuvicr, dans le geure PLEURONECTE. D.

16 Gross schuppigte scholle, par les Allemands. — Tonge, par les Hollandais. — ZLingoada, Cubricunha , par les Portugais.—Aramaca,au Brésil.—Sole à grandes écailles. Bloch, pl. 490. — Zd. Bonnaterre, p'. de l'Enc. méth. — Klein, Miss. pisc. 4, p. 52, n.8.

17 Le pleuronecte grandes - écailies, Bl., pl. 190, Rondelet 514, est un poisson de la Méditerranée , et non du Brésil, comme le disent Bloch et Lacépède, qui confondent à tort avec lui l'4ramaca de Marcgrave. Il doit prendre place dans le sous-genre FLÉTAN, Hippoglossus de M. Cuv. D.

48 Sole de l'tle de France. — « Pleuronectes oculis a sinis- « trà, corpore pellucido, sordidè exalbido , guttis pallidiori- « bus subtestaceisque maculosus. » Commerson, manuscrits déjà cités.

42 Selon M. Cuvier, la figure du pleuronecte £ommersonnien de Lacépède (t. ILE, pl. XIE, 2, de la grande édition ) se rapporte à une espèce du sous-genre SOLE, Solea, tandis que la description est celle d'une autre espèce du sous-genre TunsoT, Rhombus. D.

dans les fleuves, où sa chair devient tendre et d’un goût exquis. Sa parure est très-belle. Les taches dont il est peint ont paru avoir assez de rapports avec une prunelle entourée de son iris, pour que le nom d’Arqus lui ait été donné. La membrane des nageoires est jaunâtre; les rayons qui la soutiennent sont bruns ; et elles sont d’ailleurs ornées de petites taches bleues.

Le côté droit de l'animal est d’un gris cendré.

L’œil supérieur est plus grand et plus reculé que l’autre. La ligne latérale fait le tour de la pectorale avant de s’avancer directement vers l'extrémité de la queue. Plusieurs rayons de la pectorale gauche sont très-prolongés au delà de la membrane.

Le japonais est Jong de huit pouces, et blanchâtre sur son côté droit.

Le pleuronecte calimandren’a que huit à douze pouces de longueur ; les couleurs dont il est jaspé sont ordinairement le rougeâtre, le marron, le gris-de-perle foncé. Plusieurs individus de cette espèce ont sur la queue une tache dorée entourée d’un cercle très-brun ; les pêcheurs disent que les mâles ont une seconde tache audessus de la première, et une troisième auprès de l’opercule. Nous devons à Duhamel la description de ce thoracin, qui se plaît dans l'Océan.

Le pleuronecte grandes-écailles a le corps et la queue très-allongés; la tête et les opercules dénués d’écailles semblables à celles du dos; les dents coniques très-longues ; les nageoires brunes; une chair de bon goût ; une longueur de plus de deux pieds; et la mer du Brésil pour patrie '.

Le commersonnien est à peine de Ja longueur de la main. Ses thoracines sont placées l’une devant l’autre; c’est la gauche qui est la plus avancée. Il vit dansles eaux salées qui baignent l'Ile-de-France; il est encore plus délicat que la sole. Nous en donnons la description d'apres les manuscrits de Commerson, qui l’a fait dessiner.

4 {1 rayons à chaque pectorale du pleuronecte targeur, 6 à chaque thoracine, 14 à la nageoïire de la queue. — 7 rayons à la membrane branchiale du pleuronecte denté, 12 à chaque pectorale , 17 à la caulale, — 6 rayons à la membrane branchiale du pleurunecte moineau , 42 à chaque pectorale, 6 à chaque thoraciue . 16 à la nageoïre de la queue. — 12 rayons à chaque pectorale du pleuronecte papilleux, 6 à chaque thoracine, {6 à la caulale. — 10 à chaque pectorale du pleuronvete argus, 8 à chaque thoraciné, 47 à la nageoire de la queue. — 3 rayozs à chaque pectorale du pleuronecte japonais, 16 à la caudale. — 14 rayons à chaque pecturale du plearonecte grandes-écailles , 6 à chaque (horacine, 17 à la nageoire de la queue. — 9 à chaque pectorale du pleuronecte commersonnien, 6 à chaque thoracine, 15 à la caudale.

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