‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 407 sur 535 · LE SILURE DEUX-TACHES · texte numérisé non relu

LE SILURE DEUX-TACHES

Silurus bimaculatus, Bloch, Lac., Cuv.,

LE SILURE SCHILDE *,

Schilbe mystus, Cuv.; Silurus mystus, Linn., G:ael., Lac.

ET LE SILURE UNDECIMAL ;.

Silurus undecimalis , Lac. $.

Le violet, le jaune et l’argenté concourent à la parure du silure deux-taches. Sa partie supérieure est d’un violet clair; ses côtés brillent de l’éclat de l’argent ; sa caudale est jaune, avec les deux extrémités du croissant qu’elle forme d’un violet foncé; les autres nageoires sont communément variées de jaune et de violet.

Ce beau poisson vit dans les lacs et dans les rivières de la côte de Malabar; il fraie pendant l'été; sa chair est d’un goût agréable.

Sa tête a moins de largeur que celle de la plupart des autres silures. Ses dents sont très-fortes; on en voit un grand nombre de petites sur le palais : mais la langue est lisse. Il y a deux orifices à chaque narine. Les barbillons supérieurs sont longs, les inférieurs très-courts et d’une couleur blanchätre. Le premier rayon de chaque pectorale est dur, gros, et dentelé du côté opposé à la tête. La ligne latérale ne montre que de très-légères courbures.

Le schilde se plaît dans les eaux du Nil. Qua-

: tre de ses barbillons tiennent à la mâchoire su-

périeure; les autres quatre sont attachés à celle de dessous. Le premier rayon de chaque pectorale est distingué par sa grosseur , par sa force et par sa dentelure.

Le silure undécimal, qui habite dans les rivières de Surinam, a onze rayons à sa dorsale, à sa nageoire de l’anus et à chacune de ses pectorales; et ces trois nombres semblables ont indiqué le nom qu’on lui a donné. Une dentelure garnit

1 Sewalei , chez les Tamules, — Silure à deux taches Bloch, pl. 564.

? Du genre et du sous-genre des SILURES, Cuv. D.

5 Schildé ou schilbé, sur les bords du Nil. — Silure schilde. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Ad. Frid. 2, p. 96. — « Silurus « schilde niloticus. » Hasselquist, It. 576.

4 Du sous genre SCHILBE , dans le grand genre SILUBE, de la famille des Siluruïdes, division des Malacoptérygiens abdeminaux. D.

5 Silure ondécimal. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Ad. Frid. 3, P- 97.

#“ M. Cuvier n fait pas mention de cette espèce. D.

chacun des côtés du premier rayon de l'une et | tres-allongée et tres-mobile, est comprimée par

de l'autre de ses pectorales ; ses barbillons extérieurs ont une longueur égale à celle de son corps ‘.

LE SILURE ASPRÈDE ?,

Aspredo lævis, Cuv.; Silurus Aspredo, Linn., Gmel., Lac. ; Platystacus lævis, BL 5.

ET LE SILURE COTYLÉPHORE :.

Aspredo cotylephorus, Cuv. ; Platystaeus cotylephorus, Bi.; Silurus cotylephorus, Lac. 5.

On pêche dans les fleuves de l'Amérique, et peut-être dans ceux des grandes Indes, le silure asprède, dont la tête plate, osseuse et couverte d’une membrane, s’élargit beaucoup auprès des pectorales, et présente, dans sa partie supérieure, une cavité longitudinale et triangulaire, qui se termine par une sorte de tube solide, prolongé jusqu’à la dorsale. On aperçoit quelques verrues ou petits tubercules sur la tête et sur la poitrine. La mâchoire supérieure est plusavancée que celle de dessous; la langue et le palais sont lisses ; chaque narine a deux orifices ; l'ouverture branchiale est courte et étroite. Les branchies sont petites ; elles sont d’ailleurs garnies de filaments très-peu allongés et distribués par touffes très-séparées les unes des autres. Une dentelure hérisse chacun des côtés du premier rayon de chaque pectorale, qui, de plus, réunit beaucoup de force à une grosseur considérable. Le corps proprement dit étant court et l’anale très-longue, l'anus est beaucoup plus près de la tête que de la caudale. Au delà de cet orifice, on voit une ouverture placée à l’extrémité d'une sorte de petit cylindre. La queue,

112 rayons à la membrane branchiale du silure deux-taches, 44 à chaque pectorale, 6 à chaque ventrale, 16 à la rageoire de la queue. — 40 a la membrane des branchies du silure schilde, 12 à chaque pectorale, 6 à chaque ventral», 20 i la Cauriale, — 11 rayons à chaque pectorale du silure undéimal, 6 a chaque ventra e, 17 à la nageoire de la queue.

2 Glattie:b, par les Allemands. — Sèmpla eggen, par les Suédois. — Silure aspréde. Danbenton et Haüy, Erc. méth.— /d. Bonn.terre, pl. de l'Enc. méth.—Plaryste lisse. Bloch. — Aspredo. Amænit. acad. 1, p 511, tab. 14, fig. 5. — Séba , Mus. 5, tab, 29, hg. 10. — Aspredo curris 8. Gron. Zooph.

# Du genre ASYhÈDE On PLATYSTE, Cov. Famille des Siluroïdes, divi-ion les M ilacoptéryriens abdominaux. D.

4 Silurus cotyl-phorus.— Telle* trager, Rauher wels, par les Allemands. — Runwe meirval, par les Hollandais. — Platyste cotylephore. Bloch, pl. 372.

5 Du ruémce geure (ASPRELE, que le précédent, selon M, Cuvier. D.

les côtés, de manière à présenter une sorte de tranchant ou de carène longitudinale dans sa partie supérieure. La couleur générale est d’un brun mêlé de violet.

Le cotyléphore diffère de l’asprède parles traits suivants, dont le dernier est tres-remarquable, et consiste dans une conformation que l'on n'a encore observée sur aucune autre espèce.

Premièrement , il n’a que six barbillons au lieu de huit.

Deuxièmement, ses dents sont moins fortes que celles de l’asprède.

Troisièmement, toute sa partie supérieure est garnie de petits tubercules qui forment sur la queue huit rangées longitudinales.

Quatrièmement, l'os qui de chaque côté représente une clavicule, est divisé en deux par un intervalle que des muscles remplissent.

Cinquièmement , le dessous de la gorge, du ventre et d’une portion des nageoires ventrales, est garni de petits corps d’un diamètre à peu près égal à celui des tubercules du dos , arrondis dans leur contour, convexes du côté par lequel ils tiennent au poisson, concaves de l’autre, et assez semblables à une sorte d'entonnoir ou de petite coupe. Presque tous ces petits corps sont suspendus à une tige déliée, flexible, et d'autant plus courte que l’entonnoir est moins développé : les autres sont attachés sans aucun pédoncule au ventre, ou à la gorge, ou aux ventra les de l'animal ‘. Il est bon d'observer que ces appendices ne sont ainsi conformés que dans les cotyléphores adultes ou presque adultes : dans des individus moins âgés, ils sont appliqués immédiatement à la peau, de manière à ressembler à des taches, ou tout au plus à de légeres élévations; et dans des silures de la mème espèce plus jeunes encore, on n'en apercoit aucun rudiment. On pourrait croire ces entonnoirs susceptibles de se coller, pour ainsi dire, contre différentes substances, et propres, par conséquent, à donner à l'animal un moyen de s'attacher au fond des fleuves, ou dans diverses positions nécessaires à ses besoins.

Le silure cotyléphore habite dans les eaux des Indes orientales.

4 4rayons à la membrane branchiale du silure asprède, 8 à chique pectorale, 6 à chaque ventrale , 41 à la nageoire de la queue. — 8 rayons à chique pectorale du silure cotylèphore, 6 à chaque veutrale, 9 à ia caudale

DES POISSONS

LE SILURE CHINOIS, Silurus sinensis, Lac., Cuv. ‘.

ET LE SILURE HEXADACTYLE.

Aspredo hexadactylus, Cuv. ; Silurus hexadactylus, Lac.

Les naturalistes n’ont pas encore publié de description de ces deux silures.

Nous avons vu une peinture trés-fidèle et très-

Le dessus de la tête et du corps est blanc avec des taches noires ; presque tout le reste de la surface de l’animal est noir avec des taches blanches , excepté la partie inférieure de la tête, de la queue et du corps, qui est blanchâtre.

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