‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 464 sur 535 · CENT QUATRE-VINGT-DIX-SEPTIÈME GENRE · texte numérisé non relu

CENT QUATRE-VINGT-DIX-SEPTIÈME GENRE

LES HYDRARGIRES ?.

Moins de huit rayons à chaque ventrale el à la membrane des branchies; point de dents au palais; le corps et la queue allongés et plus ou moins transparents ; une nageoïre sur le dos ; une raie longitudinale plus ou moins large, plus ou moins distincte, et argentée, de chaque côlé du poisson.

CARACTÈRES, Onze rayons à la nageoire du dos ; douze à la nageoire de l'anus; la caudale arrondie.

ESPÈCE

L'HYDRARGIRE SWAM- PINE,

+45 rayons à chaque pectorale de l'athérine joël, 6 à chaque ventrale, 20 à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque pectorale de l'athérine ménidia, 6 à chaque ventrale, 22 à la caudale., — 46 à chaque pectorale de l'athérine sihama, 6 à chaque ventrale, 47 à la nageoire de la queue. — 14 rayons à chaque pectorale de l'athérine grasdeau, 6 à chaque rentrale, 17 à la caudale.

2 M. Cuvier supprime ce genre fondé sur de jeunes individus d'une espèce du genre FONDULE, Fundulus, Lac., qui appartient à la famille des Cyprinoïdes, dans l'ordre des Malacaptérygiens abdominaux, D.

DS L’'HYDRARGIRE SWAMPINE !.

Fundulus fasciatus, Valenc., Cuv.; Hydrargirus Swampina, Lacep. ?,

M. Bosc a vu dans la Caroline, où ilétait agent des relations commerciales de la république francaise, ce poisson, dont les naturalistes n’ont pas encore publié de description.

Cette hydrargire a la tête aplatie en dessus et en dessous ; la bouche cartilagineuse ; les levres susceptibles de s’allonger, et garnies chacune de dix ou douze dents très-courtes ; la lèvre inférieure plus avancée que celle d’en haut; l’ensemble formé parle corps et la queue, demitransparent, et quatre fois plus long que large; les ventrales très-rapprochées de la nageoire de l'anus, les écailles demi-circulaires ; les yeux jaunes; les nageoires souvent pointillées; un grand nombre de petits points verdâtres distribués autour de chaque écaille, ou placés de manière à produire des raies longitudinales; et quelquefois onze ou douze bandes transversales et brunes réunies à ces points verdâtres, ou composant seules la parure de la swampine.

Les individus de cette espèce paraissent par milliers dans toutes les eaux douces de la Caroline. Ils fourmillent surtout dans les marais et dans les lagunes des bois. Les mares dans lese quelles ils se trouvent étant souvent desséchées au point de ne pas conserver assez d’eau pour les couvrir, ils sont obligés de changer fréquemment de séjour. Ils émigrent ainsi sans beaucoup de peine, parce qu'ils peuvent sauter avec beaucoup de facilité, ets’élancer à d'assez grandes hauteurs. M. Bose en a vu parcourir en un instant des espaces considérables, pour aller chercher une eau plus abondante. Ils ne parviennent cependant presque jamais à la longueur de quatre pouces. Leur chair n’est pas d’ailleurs agréable, et les pêcheurs ne lesrecherchent pas, mais ils servent de nourriture à un grand nombre d'oiseaux d’eau et de reptiles qui habitent dans leurs lagunes et dans leurs marais *.

4 « Atherina swampina, pinnä ani radiis duodecim, caud4 : rotundatä. » Notes manuscrites communiquées par mon habile confrère, M. Bosc.

2 L'Hydrargire swampine de Lacépède est le jeune âge du Pœcilia fasciata, Schneid; Fundulu£ jascialus, Val. Esoxr pisciculus, et Esox zonatus, Mitchill. M. Cuvier, qui fait ces rapprochements, remarque que la figure donnée par M. de Lacépède, sous le nom d'Hydrargire swampine, appartient à une espèce différente de celle qui est décrite dans letexte. D

5 6 rayons à la membrane branchiale de l'hydrargireswam-

Page 1