‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 513 sur 535 · LE CYPRIN LARGE · texte numérisé non relu

LE CYPRIN LARGE

Abramis Blica, Cuv.; Cyprinus Blica, BL; Cyptinus Latus, Linn., Gmel., Lac.; Gyprinus Bjorkna, Linn., mel. ?.

Cyprin Sope 3, Abramis Ballerus, Cuv.; Cyprinus Ballerus, Bloch, Lion., Gmel., Lacep. 4. — C. Chub S, Cyprinus Cbub, Lacep. 6, — C. Catastome ?, Catastomus.…, Cuv.; Cyprinus Catostomus, Lacep. 8. — C. Morelle ?, Cyprinus Morella, Lacep. 10, — C. frangé"\, Labeo fimbriatus, Cuv.; Cyprinus fimbriatus, Bloch, Linn., Gmel., Lacep. 12, — C. Faucille #, Leuciscu: falcatus, Cuv.; Cyprinus falcatus, Bloch, Lacep. 1 — C. bossu, Cyprinus gibbus, Lacep. !5, — L. Commersonnien, Cyprinus Gommersonniü, Lacep.16, — C. Sucet 17, Carastomus.……, Cuv.; Cyprinus Sucetla, Lac, 18, — C. Pigo 1, Cyprinus Pigus, Lac. 2,

Nous n'avonspas besoin de répéter que, pour se représenter neltement les poissons dont nous

1 Plotze, Bleyer, en Saxe. — Geuster, Güchstern, Weisfisch, en Silésie. — Bleicke, Jüster, en Prusse. — Bley weisfisch Bleyblicke. à Dawzig. — Brasen, Bunka, en Norvège. — Pliten, Pli fisch, à Hambourg. — Bley, Bliecke, en Hollande. — «Cyprines quineuncialis; pinnä an, essiculorum «y ginliquinque. » Artedi, gen. 3, spec. 20, syn. 13. — Cyprin plestie, Cyprin bierkna. Daubenton et Haüy, Enr. méth — Id. Bounat-rre, pl de l'Enc. méth. — Cyprin bordelière, Cyprinus blicea. "Bloch, pi. 40.— Gronov. Zooph.1, p.140, m. 344. — Leske, Spec., pl 69, n. 45. — Klein, Miss. pisc. 5, p. 62, n. 4 — Bordelière. Roudelet, part. 2, Poissons des lacs, c. 8. — Wulff. Ichih. Bor:, p.51, n.69. — Ballerus et bicke. Gesuer, Aqua, p. 24; et (germ.)-p. 467 b. — Id Aldrov. Pise. p.645. — Id. Jouston, Pisc., p. 165, tab. 27, fig. 7.— Meidinger, Ic. pisc. Aust., 1. 7.

2 Ce poisson, que M. Cuvier nomme en français Bordelière. pelite Brême, ou Hazelin, est placé par lui dans le sousgenre BRÈME, Abramis, du grand genre Cyprin. D.

3 Zope, dans le Brand bourg.— Schwope, en Poméramie. — Bleyer, Rudulis, Surg, eu Livonie. — Ssapa, en Russie. — Blicca, Blecca , Braxen blicca, Braxen vanka, Braxen flin, en Suède, — Bunke, Brasen, en Norvège. — Flires Blikka, en Danemarck. — Cyprin bordelière, Daubeutou et Haüy, Euc. melb. — 1/4 Binnaterre, pl. de l'Euc. méth. — Sope, Bloch, pl 9. — Bord-lière. Valmont de Bomare, Dict. d'hist nal.—«Cyprinus admodüm latus et tenuis » Arledi, gen. 3, spec. 23, syn. 12. — Zope, Wulff. Ichlh. Bor., p. 50, n. 63.

“ Du sous-genre BRÈME, Abramis, dans le grand genre Cxprin. — D.

5 Cyprin chevanne. Bonnaterre, pl. de l’'Enc. méth.

5 Le Cyprin chub ou chevanne n’est pas cité par M Cuvier. Al est probable qu'il appartient au sous-genre ABLE, Leuciscus, dans le grand g-ure CXPRIN. — D.

7 Cyprin catostome, Bounaterre, pl. de l'Enc méth, — Forster, Trans. phil, L 65, p. 158.

8 Ce poisson parait ètre le Lype du sous-geure CATASTOME, Htabli par M. Cuvier, dans le grand genre des Cyprins. Les Calasiomes, dont M, Lesueur a décrit et figuré au moins seize espèces, sonltous des poissons d’eau douce, de l’Amérique septentrionale. [ faut y ajouter le Cyprinus Leres de Mitchill, et le Cyprin suchet de Lacépède, décrit ci-après D.

* Cyprin morelle Bounaterre, pl. del'Enc. meth. —Leske, Ichth. Leips. Spec., p. 48.

10 M. Cuvier ne fait aucune mention du Gyprin morelle, D.

1 Solkondei. en langue tamulique. — Bloch, pi. 412.

12 Du suus-genre LAëéoN, Labeo, formé par M. Cuvier, dansle grand genre Cyprin. Ce sous-genre LABEON renferme

traitons, il faut ajouter les traits esquissés dans le tableau générique à ceux que nous indiquons dans le texte de leur histoire,

Le eyprin large a l'iris jaune et pointillé de noir; la courbure de sa nuque est excentrique à celle du dos; l’un et l’autre sont bleuâtres ; la ligne latérale.est distinguée par des points jaunes: les côtés sont d’un blanc bleuâtre au-dessus de celte ligne, et blancs au-dessous ; le ventre est bleu ; les pectorales et les ventrales sont rouges; la caudale est bleue; l'anale et la dorsale sont

brunes et bordées d'azur,

Le large est très-commun dans les laes et les rivières d’une grande partie de la France , de l’Allemagne.et du mord de l'Europe, Il a beaucoup d’arêtes. Sa timidité le rend diflicile à prendre, excepté dans le temps où il fraie, el où il est, pour ainsi dire, si occupé à déposer ou à féconder ses œufs, qu’on peut souvent le saisir avec la main, Il est d’ailleurs trahi par le bruit qu'il fait dans l’eau pendant l’une et l’autre de ces deux opéralions.

Dans celte espèce, les femelles les plus grosses poudent les premières, et leur ponte dure commuuément (rois où quatre jours. Huit ou neuf jours après paraissent les femelles d’une moyenne grosseur; el à une troisi me époque, éloignée

de la seconde également de huit ou neuf jours , on voit arriver et frayer les plus petites.

Le large multiplie beaucoup, perd difficilement la vie, pèse une livre; son épine dorsale est composée de trente-neuf vertebres,

Le cyprin sope à la nageoire du dos plus éloignée de la tête que les ventrales. L'œil est grand ; le front brun; l'iris jaune et marqué de

encore le Cyprinus niloticus de M. Geoffroy, et le Catastomus cyprènus de M. Lesueur. D,

15 Bloch, pl. 412.

1% M. Cuvier, dans la première édition de son Règne animul, cite cette espèce parmi celles dont il co npose le sous genre ABLE, Leuciscus, dans le grand genre Cyrrix. D,

5 M Cuvier ne cile pas ceue espêce. D

16 Dans la première édition du Règne animal, M. Cuvier cite le Commersonnien comme appartenant au sous-genre ABLE, Leuciscus, dans le graud genre Cyrrin. D.

1 «Id. Cyprinus pinnâ ani, radiis novem; dorsali, duo« «decim; corpore albo ; are minimo: labio inferior recur- «vato.» Bosc. notes manuscrites déjà citees.

18 Du sous-senre CarasTromus, Cuv., dans le grand genre Cyenin. D.

1 picho. — Piclo. — Pigo. Cyprinus aculeatus. Ronéelet, pari. 2, Poissons des lacs, © 5. — « Cyprinus piclo, elc., « dicius. » Artedi, syn. 43. — Piclo, et piqus, Salvian., fol, 82 a ; icon, 17, et fol. 83. — Pigo.Valmont de Bomare, Dict d’hist. nat.

20 M. Cuvier ne fait aucune mention de celte dernière eslpèce. D.

deux taches noires; la joue bleue, jaune et

individu desséché, mais bien conservé, dans la

rouge ; l’opere:le peint des mêmes couleurs que | collection hollandaise cédée à la France. La

la joue; le ventre rougeâtre; la couleur générale argentine ; le dos noirâtre; la ligne latérale distinguée par des points no rs ; le bord des nageoires d’un bleu plus ou moins vif,

La supe se plait dans les eaux du Have en Poméranie, et du Curisch-Have en Prusse. Elle a peu de chair et beaucoup d’arêtes. Son poils est quelquefois de deux à quatre livres. On compte dns cette espèce quarante-huit vertèbres et dixhuit côtes de chaque côté.

Dans plusieurs rivicres de l’Europe habite le chub. Son dos ét sa nuque sont d’un vert sale: ses côles variée de jaune et de blanc; ses pectorales jaunes ; ses ventrales et son anale rouges ; le brun et le bleuâtre, les couleurs de sa caudale,

On a observé dans la baie d'Hudson le calostome , sur lequel il faut remarquer les écailles evales et striées; la tête presque carrée et plus étroite que le corps; la strie longitudinale qui part du museau, passe au-dessous de l'œil, el ya se réunir à la ligne latérale; la teinte dorce de cette dernière ligne; la forme rhomboïdale de la dorsale, et la position de celte nageoire audessus des ventrales.

La morelle a sept pouces et demi de longueur. Ses écailles sont parsemées de points noirs; le sommet de sa tête est d’un bleu sale; ses nageoires sont couleur d'olive; son dos est verdâtre; le blanc règne sur sa partie inférieure. Elle a été observée dans plusieurs rivières d’AI lemagne. Elle a trente-sept vertèbres et seize eôtes de chaque côté.

La tête du frangé est petite; son iris argentin et entouré de deux cercles rouges; sa langue dégagée; son palais uni; son dos violet, ainsi que ses nageoires; son ventre blanc; le tronc parsemé de points rouges. On l’a découvert dans les eaux douces de la côte de Malabar. Il est bon à manger; et, soigné dans un lac, il peut peser six livres,

Les mêmes eaux du Malabar nourrissent le yprin faucille, dont l’anus est une fois plus éloimé de la tête que de la caudale, La tête de ce Joisson est pelile; Son palais et sa langue sont anis. Son iris es{ jaune; son corps et sa queue sont d’un argenté mêlé de bleu; le dos est bleu ; les nageoires sont rougeâtres,

Les naturalistes ne connaissent pas encore

l'espèce de cyprin bossu. Nous en avons vu un |

nagooire dorsale est un peu échancrée en forma de faux.

Le commersonnien, dont nous publions k; premiers la description, et que le savant Commerson à observé, présente un double orifice pour chaque narine; sa tête est dénuée de petites écailles ; ses ventrales et ses pectorales sont arrondies à leur extrémité ; la dorsale s'élève vers le milieu de la longueur totale du poisson.

Nous avons trouvé dans les notes intéressantes que notre confrère Bosc a bien voulu nous communiquer, la description du sucet, que nous avons fait graver d’après un dessin qu’il avait fait de cet abdominal, Ce cyprin est très-commun dans les rivières de la Caroline; sa chair est peu recherchée, et il est très-rare qu'il parvienne à la longueur de quinze pouces ou environ, Il montre un iris jaune, des nageoires brunes, un dos d’un brun plus ou moins clair, des côtés argentés, avec des taches brunes sur la base des écailles.

Plusieurs lacs d'Italie, et particulièrement le lac de Côme et le lac Majeur nourrissent le Pigo. Son poids est quelquefois de six livres. Il fraie près des rivages. Sa partie supérieure est d’un bleu mêlé de noir, et sa partie inférieure d’un rouge faible et blanchâtre. Les mâles de presque toutes les espèces de cyprins montrent, pendant le temps du frai, des excroissances aiguës sur leurs principales écailles : il paraît que les pigos mâles présentent, dans ce même temps, des piquants qui ont quelque chose de particulier dans leur couleur blanchâtre, dans leur appa— rence cristalline, et dans leur forme pyramidale; et c’est de ces aiguillons qui n'étaient pas inconnus à Pline, qu'est venu le nom que nous leur avons conservé. Ces piquants ne disparaissent qu'après trente ou quarante jours.

La chair des pigos est très-agréable au goût !.

"22 rayons à la nageoïire de la queue du cyprin large. — 19 rayons à la caudale du cyprin sope. — 47 rayons à chaque pectorale du cypr n cato-lome, 47 à la nazcoire de la queue, — 19 rayons à la caud.le du cyprin morelle, — 47 rayons à chaque pectorale du cyprin frangé, 25 à la nageoire de la queue. — 44 ray ns à la caudale du cyprin faucille. — 49 rayons à la nageuire de la queue du cyp in bossu. — 49 rayons à la caudale du cyprin commersonnien, — 18 rayons à la nageoire de la queue du cyprin sucet.

DES POISSONS. 593

SECONDE SOUS-CLASSE. {ment aiguillonné, mais épineux, et dont la membrane est légèrement dentelée sur le bord.

Les opercules sont mous; le devant du dos présente deux carènes qui divergent vers les na—

POISSONS OSSEUX

Les parties solides de l'intérieur du corps, osseuses.

—@o- rines ; les yeux sont grands; la langue est épaisse

et rude; les dents sont très-petites. La lèvre

SECONDE DIVISION supérieure est courte; l’'inférieure se relève DE LA SECONDE SOUS-CLASSE, presque perpendiculairement , et montre quatre

petites dépressions demi-cireulaires : on voit trois enfoncements semblables sous l'ouverture buissons qui ont un opercule branchial, sans membrane | de SRE FES Qe ee 5 poitEns au a D'AnCh as | réunissent dans la partie inférieure du poisson pour y former une carène transparente, offrent dix ou onze plis.

Le sternoptyx hermann vit dans l’île de la Jamaïque #,

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