CULAIRE
Te La MURÉNOPHIS AFRI-
CAINE.
La MURÉNOPHIS PAN- THÉRINE.
La Men cu ÉTOI- LÉE.
La M oN- DULÉE.
LLE La MURÉNOPHIS GRISE
DES POISSONS
CARACTÈRES
La tête aplatie, les mâchoires allongées ; le museau arrondi; la màchoire inférieure plus avancée que celle d'en haut; les dents de la mâchoire supérieure et celles de l'extrémité de la mâchoire d'en bas plus grosses que les autres; une rangée de dents de chaque côté du palais ; la couleur générale noirâtre.
La lête et l’ouverture de la bouche petites; les deux mächoires garnies de dents petites, pointues el très-serrées; le palais et la langue lisses; la ligne latérale peu disincte ; l'orifice de la dorsale plus éloigné des ouvertures branchiales que celles-ci du bout du museau; des taches en forme de chainons.
La tête et l'ouverture de la bouche petites ; chaque mâchoire garnie d'une rangée de dents pointues et écartées l’une de l’autre; les dents de devant plus longues que les autres; le palais et la langue lisses; la nageoire dorsale com mencant à la nuque; des taches réticulaires.
L'orifice de la bouche grand; les deux mâchoires armées de dents fortes et recourbées en arrière; les dents de devant plus grandes que les autres; la langue lisse; le palais garni de grandes dents; la dorsale commençant à la nuque; le corps et la queue marbrés.
L'ouverture des branchies à une distance de la tête égale à la longueur de cetie dernière partie; l'origine de la nageoire dorsale aussi éloignée des orifices des branchies que ces orifices le sont de la tête; la couleur générale jaunâtre ; la partie supérieure du poisson parsemée de laches petites, noires, et réunies de manière à former des cercles plus ou moins enliers et plus ou nioins réguliers.
La dorsale très-basse et commençant très-près de la nuque; les deux mâchoires garnies de dents aiguës elclair-semées; deux1 ngees de dents semblables de chaque côté du palais; deux séries lonziludinates de taches en forme d'étoiles irrégulières de chaque côté de l'animal.
La tête grosse; le museau avancé el menu;les yeux très-près de l'extrémité du museau ; ; des dents très-peliles el très-clair-semces aux deux mächoires; la dorsale haute e! commençant à la nuque; la surface de celle nageoire el celle du corps et de la queue varices par des bandes transversales, étroites, réunies plusieurs ensemble et ondulées.
/Le museau arrondi; la mâchoire
supérieure plus épaisse et un peu plus avancée que celle d'en bas; l'une et l'autre garnies d'un rang de dents recourbées, el séparées dans [a partie antérieure de la bouche; une dent droite et plus grosse que les autres à l'angle antérieur du palais; la dorsale commençant au-dessus des orifices des branchies ou à peu près; l'anus plus près de la tête que de la caudale; la couleur générale variée de brun et de blanchâtre par de très-pelits trails,
CARACTÈRES
Les dents fortes el un peu recourbées: la dorsale commençant à une distance desorifices des branchies égale à celle qui sépare ces orifices de la tête ; l'angle extrémement courte; la longueur de celte nageoire égale , au plus, ala distance des ouvertures branchiales au bout du museau ; un très:
grand nombre de petites tach2s sur la surface du poisson.
ESPÈCES
La MURÉNOPHIS HAUY.
LA MURÉNOPHIS HÉLÈNE"!.
Muræna Helena, Linn., Gmel., Bl., Lac., Cuv. 3.
Cette murénophis est la Hurène des anciens.
Son histoire est liée avec celle des derniers temps de ce peuple politique et guerrier, qui, après avoir étonné et subjugué le monde, perdit Pempire avec ses vertus, et fut précipité par la corruption dans l’abîme creusé par la tyrannie la plus avilissante. Mais avant de voir ce que l’homme a fait de cette espèce, voyons ce qu'elle tient de la nature.
Dénuée de pectorales et de nageoires du ventre; ayant sa dorsale, sa caudale et sa nageoire de l’anus non-séulement très-basses , mais recouvertes d’une peau épaisse qui empêche d’en distinguer les rayons et la forme ; semblable aux serpents par sa conformation presque Cylindrique, ainsi que par ses proportions déliées; douée d'une grande souplesse et d’une grande force, flexible dans ses parties, agile dans ses mouvements, elle nage comme la couleuvre rampe ; elle ondule dans l’eau comme ce reptile
1 Zubomva, — Serpent de mer. — Sminaria, par les Grecs
modernes. — Morena, en Italie. — Mourene, en Allemagne. — Murane , en Angleterre. — Murène ( gymnothorax muræna ). Bloch, pl. 153. — Murène flûte. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — «Muræna pinnis pectoralibus carens. » Mus. ad Frid.14, p. 349. — Id. Artedi, gen. 55, syn. 41. — ‘H püpave. Arist., |. 4, c-551.2,c.43,45:11.%8,c.40;1.5,10.40;1%8/c.2,43;45;11.9, c. 2.— Id. Ælian., |. 4, ©. 32, 50; 1. 9, c. 40, 66 — Id. Athen, 1.7, p. 312. — Id, Oppian, 1.4, p. A; 1. 8, p. 39.— Muræna. Columell., 1. 8, ce. 46 — Id. Cicero, Famil., |. 7, ep. 27. — Id. Varro, Ruslic., |. 2, c. 6. — Id. Plin., 1.9, c. 46, 49, 20, 23, 54, 55; 1. 32, c. 2, 5, 7, 8. — Id. Ambros, Hexam., 1. 54 c. 2,7, p.52. — Id. Bélon. — Murène. Rondelet, part. 1, 1. 44, c. 4.—Muræna. Salvian., fol. 59, 60 —Id. Gesner, p.575, et (germ.) fol. 46 a. — Id. Jonston, 1.1, L. 2, a. 7, lab. 5 fig. 3, 4; Thaum., p. 422.—Id. Charleton, p.126.—1d. Will= ughby, p. 403. — Id. Raï, p. 34. — Grouov. Mus. 1, n.16. — Myraina el smyraina. Artedi, Synonymia piscium, ete. auctore 3. G. Schneider, etc. — Séba, Mus. 2, lab. 69, fig. 4 et5. Catesby, Carol. 2, tab. 20, 24. — Murène. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.
2 Ce poisson est le type du sous-genre des MURÈNES, dans le grand genre ANGUILLE, Murœæna. famille des Anguillifor- , mes, ordre des Malacoplérygiens apodes. D.
sur la terre ; elle change de place par les contours sinueux qu’elle se donne; et tendant ou débandant avec énergie les ressorts produits par les diverses portions de sa queue ou de son corps, qu'elle plie, rapproche, déplie, étend en un clin d'œil, elle monte, descend, recule, avance, se roule et s'échappe avec la rapidité de l'éclair,
Aristote et Pline ont même prétendu, et l’opinion de ces grands hommes est assez vraisemblable, que la murénophis pouvait, comme l’anguille et comme les serpents, ramper pendant quelques moments sur la terre sèche, et s’éloigner à quelque distance de son séjour habituel.
Tant de rapports avec les vrais reptiles nous ont engagés à joindre le nom d'Ophis, qui veut dire Serpent, à celui de Murène, pour en faire le nom composé de Murénophis, lorsque nous avons voulu séparer de l’anguille et de quelques autres osseux auxquels nous avons laissé la dénomination simple de Murène, les poissons dont pous allons nous occuper.
Les murénophis établissent donc des liens assez étroits entre la classe des poissons et celle des reptiles. Nous terminons done l’examen de celte grande classe des poissons, comme nous Vavons commencé, c’est-à-dire en ayant sous nos yeux des animaux qui ont de très-grands rapports avec les serpents : les murénophis placées à la fin de la longue chaîne qui rassemble tous les poissons, comme les pétromyzons à son origine, rapprochent avec ces derniers les deux extrémités de cette immense réunion, et après avoir elos, pour ainsi dire, le cercle, le rattachent de nouveau aux véritables reptiles.
Les dents de la murénophis hélène étant fortes, nombreuses , et pointues ou recourbées , sa morsure a élé souvent assez dangereuse pour qu'on ait cru que ce poisson était venimeux.
Chacune de ses deux narines a deux orifices.
L'ouverture antérieure est placée au bout d’un petit tube voisin de l'extrémité du museau, et, somme ce tube flexible ressemble à un barbillon très-court, on à écrit que l’hélène avait deux petits barbillons vers le bout de la mâchoire supérieure, Une conformation semblable peut ètre observée dans presque toutes les espèces du genre que nous décrivons.
L'orifice des branchies est étroit, et situé presque horizontalement.
Une humeur visqueuse et très-abondante enduit la peau, et donne à l'animal la faculté de
glisser facilement au milieu des obstacles, et de n'être retenu qu'avec beaucoup de peine.
Les femelles ont des couleurs plus variées que les mâles : ieurs nuances ne sont pas toujours les mêmes ; mais ordinairement leur museau est noirâtre. Un brun rougeâtre et {acheté de jaune distingue le dessus de la tête; la partie supé- \rieure du corps et de la queue offre une teint : d’un brun également rougeàtre, et d'autant plui foncée qu'elle est plus près de la caudale ; de points noirs et des taches jaunes, larges et poin tillées ou mouchetées de rougeûtre, sont distribuées sur ce fond brun; la partie inférieure et les côtés de ces mêmes femelles sont d'une | couleur fauve, relevée par de petites raies et par des taches brunes.
Telles sont les couleurs que le savant et zélé observateur Sonnini a vues sur les hélènes femelles pendant son voyage en Grèce, où il a pu en examiner un très-grand nombre de vivantes !.
La livrée des mâles diffère de celle que nous venons d'indiquer, en ce que les taches sont très-clair semées sur leur surface, pendant que le corps et la queue des femelles en sont presque entièrement couverts?.
Sur quelques individus femelles ou mâles, le fond de la couleur est vert ou blanchâtre, au lieu d’être fauve où d’un rougeàtre brun.
Lorsque les murénophis hélènes ont atteint une longueur de trois pieds, leur plus grand diamètre n'égale pas tout à fait le douzième de leur longueur.
Leur chair est grasse, blanche , très-délicate , et, sans les arêtes courtes et recourbées dont elle est remplie , elle serait très-agréalle à manger.
Suivant M. de Sonnini, les hélènes ont l’es— tomac assez grand, gris, et tacheté de noirâtre vers son origine ; un foie long et d’un rouge jaunâtre; une vessie nataloire petite, ovale, jaune en dehors, blanche en dedans, et formée par une membrane très-épaisse.
Le même naturaliste nous apprend que les œufs de ces murènes sont ellipliques et jaunes.
Ces œufs sont fécondés comme ceux des raies, des squales et d’autres poissons, par l'effet d'une réunion intime du mâle et de la femelle, qui, pendant leur accouplement, semblable à
1 Voyage en Grèce et en Turquie, par C.S. Sonnini, ete, t.4,p.190 ets.
2 Bélon, de Aqualilibus, 1, 4, c. 42.
DES POISSONS
celui des couleuvres , entrelacent leurs queues et leurs corps déliés. Le témoignage de M. de
‘jaunâtres de diverses formes, et dont chacune
contenait un ver, sur la tunique externe de l’es-
Sonnini conlirme , à cet égard , l'opinion d’A-|tomac, sur la surface extérieure du canal intes-
ristote el de Pline; et cest cette conformité entre Paccouplement des couleuvres et celui des bélènes, qui a lait eroire à tant de naturalistes, et persuade encore aux Grecs modernes, que les serpents s’accouplent avee les murénophis qui leur ressemblent par un si grand nombre de traits extérieurs.
Les œufs des hélènes étant fécondés dans le ventre même dela mere, on doit regarder comme possible, et même comme très-probable , que dans beaucoup de circonstances ces œufs éelosent dans le corps de la femelle; et dès lors les murénophis hélènes devraient être complées parmi les poissons ovovavipares *.
Ces apodes vivent non-seulement dans l’eau salée, mais encore dans l'eau douce. On les trouve dans les mers chaudes ou tempérées de l'Europe et de lAmérique, particulièrement dans la Méditerranée , et surtout près des côtes de la Sardaigne. Ils se retirent au fond de l’eau pendant que l’hiver règne.
Dans toutes les saisons ils aiment à se loger dans les creux des rechers. Quand le printemps commence, ils fréquentent les rivages.
Ils dévorent une grande quantité de cancres et de poissons. Ils recherchent avec avidité les polypes. Rondelet raconte que le polype le plus grand et le plus fort fuit l'approche de la muré nophis hélène ; que cependant, lorsqu'il ne peut éviter son altaque, il s’efforce de la retenir au milieu des replis tortueux de ses bras longs et nombreux, de la serrer, de la comprimer, de l'étouffer; mais qu’elle glisse comme une colonne fluide, échappe à ses étreintes, et le déchire avec ses dents aiguës.
Les helènes sont d’ailleurs si voraces, que lorsqu'elles manquent de nourriture, elles rongent la queue les unes des autres. Elles ne meurent pas pour avoir perdu une partie considérable de leur queue, non plus que lorsqu'elles sont longtemps hors de l’eau, dont elles peuvent se passer pendant quelques jours, si la séche: resse de l'atmosphère n’est pas trop grande, ou si le froid n’est pas trop violent: mais on a remarqué que pendant Fhiver elles sont sujettes à des maladies. Plusieurs de ces murénophis ont présenté, pendant celte saison, des vessies
= Voyez l'article du Blennie ovovivipare, etc.
tinal, sur le foie, ou sur les museles du ventre entre les arêtes, dans la tunique extérieure de l'ovaire, et dans l'intervalle qui sépare les deux tuniques de la vessie urinaire.
On pêche la murénophis hélène avec des nasses et avec des lignes de fond ; mais son instinet la fait souvent échapper à la ruse. Lorsqu’elle a mordu à lhamecon, elle Pavale pour pouvoir couper la ligne avec ses dents, ou bien elle se renverse et se roule sur cette ligne, qui cède quelquefois à ses efforts. La renferme-t-on dans un filet, elle sait choisir les mailles dans l'intervalle desquelles son corps glissant peut en quelque sorte s’écouler.
Les Romains voisins de ces temps où la république expirait opprimée par une ambition orsueilleuse , étouffée par une cupidité insatia— ble, et ensanglantée par une horrible tyrannie, recherchaient avec beaucoup de soin la murénophis hélène : elle servait et le caprice , et le luxe, et la cruauté. Ils coustruisirent à grands frais des réservoirs situés sur le bord ou trèsprès de la mer, et y élevèrent des hélènes. Columelle, qui savait combien la culture des poissons était utile à la chose publique, exposa, dans son fameux ouvrage sur Pagriculture, l'art de construire ces réservoirs, et d’y pratiquer des grottes tortueuses, où les hélènes pussent trouver des abris. Mais ce qu’il (it pour la prospérité de son pays et pour les progrès de l’économie publique, avait été fait avant lui pour les besoins du luxe et le goût des riches habitants de Rome. Les murénophis hélènes étaient si mullipliées du temps de César, que, lors d’un de ses triomphes, il en donna six mille à ses amis; el on était parvenu à les apprivoiser au point que M. Licinius Crassus en nourrissait qui venaient à sa voix et s'élançaient vers lui pour recevoir l’aliment qu’il leur présentait.
La mode et l’art de la parure avaient trouvé dans les formes de ces poissons des modèles pour des pendants d'oreille et d’autres ornements des belles Romaines!. Le prix qu’on attachait à la possession de ces animaux avait même fait naître une sorte d’affection si vive, que ce Crassus que nous venons de citer, et, ce qui est plus étonnant, Quintus Hortensius, duquel Cicéron
! Voyez l’article de la Murène anguille, relativement aux bracelets des Romaines, etc,
a écrit quil avait été un orateur excellent, un bon citoyen et un sage sénateur, ont pleuré la perte de murénophis mortes dans leurs viviers.
Cela n’est que ridicule : mais ce qui est horrible, et ce qui peint les effets épouvantables de la corruption des mœurs, c’est qu'un Pollio, qu'il ne faut pas confondre avec un orateur célèbre du même nom, engraissait ses murénophis hélènes avec la chair et le sang des esclaves qu'il condamnait à périr; que recevant Auguste chez lui, il ordonna qu’on jetât dans la funeste piscine un esclave qui venait de casser involontairement un plat précieux; et que l’empereur, révollé de cette atroce barbarie, n’osa cependant punir ce monstre qu'en donnant la liberté à l’esclave et en faisant casser tous les vases de prix que Pollio avait ramassés, La plume tombe des mains après avoir tracé le nom de cet exécrable Pollio.
LA MURÉNOPHIS ÉCHIDNE".
Murenophis Echidna, Lac. ?.
La Murénophis colubrine3, Ophisurus colubrinus, Cuv. ; Muræna colubrina, Linn., Gmel., Murænopbhis colubrina, Lacep. 4, — M. noirâtre 5, Murænopbis nigricans, Lac. 6, — M. chaînette 7, Muræna catenala, Cuv.; Gymnothorax Catenata, Bl.; Murænophis Catenula, Lac. 8. — M. réticulaire %, Muræna reticularis, Cuv ; Gymnolhorax reticularis, BL; Murænophis reticularis, Lac. 10.— M. africaine M, Muræna afra, Cuv.; Gymnothorax afer, BL; Murænophis afra, Lacep. #2, — M. panthérine, Muræna pantherina, Cuv.; Muræna picta, Thunberg; Murænophis pantherina, Lac.13,— 31 étoilée 15, Muræna stellata, Cuv.; Murænophis slellata, Lac. 15, — D. ondulée, Muræna undulata, Cuv.; Murænophis undulata, Lacep. #6. — M. grise 7, Muræna grisea, Cuv.; Murænophis grisea, Lac. t8.
L'échidne, que les compagnons de l’illustre Cook ont vue dans l’ile de Palmerston, a près
1 Ellis, It. Cooket Clerk, 4, p 53.
2 M. Cuvier ne cite pas l'espèce de murénophis échine. D.
3 Boddaert apud Pallas N. Nord. Beytr. 2, p. 56, lab. 2, fi .3. — « Conger fasciis brunneis et pallidè fuscis transver a sis, allernalis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
% La Murénophis colubrine de Lacépède est considérée par M. Cuvier comme se rapportant au groupe des Ophisures, dans le sous-zenre des ANGUILLES proprement dites, D.
5 Murène noirältre. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Gronov. Zooph., n.163.
5 M. Cuvier ne fail pas mention de la Murérophis noirâtre de Lacépède. D.
1 Gymnothorax à bracelets, gymnothorax catenatus. Bloch, pl. 415, fig. 4.
8 Du sous-genre MurENE, Cuv., dans le grand genre des ANGUILLES, ordre des Malacoptérygiens apodes. D.
* Gymnothorax réticulaire. Bloch, pl. M6.
10 Du sous-genre MURÈNE, dans le genre des ANGUILLES, Cuv. D.
M Gymnothorax afer. Bloch, pl. 417,
de six pieds de longueur ; ses yeux sont pelits, mais très-vifs; l'ouverture de sa bouche est très-grande ; plusieurs dents hérissent ses mâchoires ; sa chair est très- agréable au goût : mais les navigateurs anglais n’ont vu cet animal qu’avec une sorte d'horreur, à cause de sa ressemblance avec un serpent dangereux.
Commerson a rencontré la colubrine au milieu des rochers détachés du rivage qui environnent la Nouvelle-Bretagne et les îles voisines. On la trouve aussi auprès des côtes d’Amboine.
On à comparé la grandeur de cette muréno— phis à celle de l'anguille. Les trente zones qui l'entourent sont alternativement d’un brun noirtre et d’un brun mêlé de blanc; le dessus de la tête est d’un vert jaunâtre; les iris sont couleur d’or. Les écailles qui révêtent la peau sont trèsdifficiles à distinguer. Il n’y a pas de véritable ligne latérale. L’anus est beaucoup plus près de la tête que de la nageoire de la queue. La chair de ce poisson fournit un aliment délicat; mais la forme aiguë de ses dents rend sa morsure dangereuse.
La noirâtre vit dans l'Amérique méridionale, ainsi que la réticulaire, dont Surinam est la patrie. Cette dernière murénophis a les yeux petits ; l'iris blanc et fort étroit; les flancs un peu comprimés ; l’anus plus voisin de la caudale que de la tête; la couleur générale brune, et les taches blanches.
Remarquez dans la réticulaire, que lon pêche auprès de Tranquebar, la posilion des yeux très-près de la lèvre supérieure ; la situation de l'anus à une distance un peu plus grande de la tète que de la caudale; la blancheur de Piris, qui est très-étroit; celle de la couleur générale ; les petites bandes brunes du dos et du ventre:
13 Du sous-genre MURÈNE, dans le grand genre ANGUILLE, Cuv. D.
13 Du sous-senre MURÈNE, Muræna, dans le grand genre ANGUILLE, Cuv. D.
1# « Conger ex albido lutescens, ocellis at°o-purpurei « flexuosè radiatis, maculosus, pectore aplerygio.» Commer son, manu crils (déjà cilés.
15 Du so s-genre MURÈNE, Murwna, dans le grand genr ANGUILLE, Cu. D.
16 Du sous-genre MURÈNE, dans le grand gere des An GUILLES, sel n M. Cuvier. D.
17 « Conger griseus, fusco varius, infimo ventre albus, late a ribus aplerysiis. » Commerson, manuscrits déjà cites,
18 M. Cuvier admet la Murénophis gr se de Lacépède dans le sous-genre MuRÈNE, dépendant du grand genre ANGUILLE, D. ge
les nuances brunâtres et les taches jaunes de la dorsale.
L’africaine séjourne au milieu des écueils de la côte de Guinée. Son œil est grand et ovale ; son iris bleu; sa couleur générale brune , son corps comprimé ; son anus situé au milieu de sa longueur totale; la peau qui revêt les nageoires, très-épaisse, comme dans presque toutes les murénophis.
La panthérine a les yeux gros et voilés par une membrane transparente , ainsi que presque sous les poissons de son genre; ses deux mâ- >hoires sont à peu près également avancées.
Nous avons vu dans la collection hollandaise cédée à la France, un individu de cette espèce encore inconnue des naturalistes, et dont nous avons choisi le nom spécifique de manière à indiquer la ressemblance de la distribution et du ton de ses teintes, avec ceux de la robe de la panthère.
L’étoilée n’est pas plus connue que la panthérine, On l’a pêchée au milieu des rochers de la Nouvelle-Bretagne, sous les yeux de Commerson, qui en a laissé une très-bonne description dans ses manuscrits,
La longueur de cette murénophis est d’un pied et demi. Sa couleur générale paraît d’un jaune mêlé de blanc ; le dessus du museau est bleuâtre, les taches étoilées sont d’un pourpre tirant sur le noir ; la série supérieure de ces taches étoilées en renferme ordinairement vingt , et l’inférieure vingt et une; l'iris est doré. Une liqueur épaisse humecte les téguments; la mâchoire supérieure est un peu plus avancée que celle d’en bas; on voit l’anus situé vers le milieu de la longueur totale, On doit rechercher l’étoilée à cause de la bonté de sa chair, mais avec précaution, parce que ses dents aiguës peuvent faire des blessures fâcheuses.
L'ondulée a été observée par Commerson, qui en a laissé un dessin. La description de cette espèce n’a pas encore été publiée, Son anus est situé plus près de la tête que de la caudale.
La grise aime les mêmes eaux que l’étoilée et la colubrine. On en devra la connaissance à Commerson, dont les manuserits en contiennent une description étendue. Cette murénophis a la grandeur de l’anguille; l'iris doré, avec des points bruns ; la peau dénuée d’écailles facilement visibles ; la langue très-difficile à distinguer. Commerson a écrit que l'effet de la morsure de ce poisson était semblable à celui d’un rasoir,
LA MURÉNOPHIS HAUT.
Muræna Hauyÿ, Cuv.; Murænophis Hauy, Lac,
Nous dédions cette espèce, qui n’a pasencorg été décrite, à notre célèbre collègue, confrère et ami, M. Haüy, membre de l’Institut, et pro— fesseur de minéralogie au Muséum d'histoire naturelle. Non-seulement l’Europe savante rend hommage, dans ce savant illustre, au physicien du premier ordre, au créateur de la cristallographie, à l’auteur du bel ouvrage qui répand une lumière si vive sur la science des minéraux; mais encore elle sait, malgré la modestie de ce grand naturaliste, que c’est à lui qu’elle doit une très-grande partie du travail ichthyologique dont l'Encyclopédie méthodique a été enrichie,
La couleur générale de la Murénophis Haüy est d’un jaune doré , mêlé de teintes blanches ou argertines, À la place de la ligne latérale, on voit une raie longitudinale rouge. Les taches dont la surface du poisson est parsemée , sont d'un brun jaunâtre plus ou moins foncé ; les nageoires présentent les mêmes nuances que £es taches. L’ouverture branchiale, située beaucoup plus vers le bas que vers 'e haut de l’animal, lie les murénophis avec les Sphagebranches, dont nous allons bientôt nous occuper.
M. Noël de Rouen à vu, dans la collection d’un de ses amis, un individu de l’espèce que nous faisons connaître, et a bien voulu nous en envoyer un dessin.