‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 521 sur 535 · DEUX CENT VINGT-UNIEME GENRE, LES MURÉNOBLENNES · texte numérisé non relu

DEUX CENT VINGT-UNIEME GENRE, LES MURÉNOBLENNES

Point de nageoires pectorales; point d'apparence d'autres nageoires; le corps et la queue presque cylindriques ; La surface de l'animal répandant, en très-graude abondance, une humeur laiteuse et gluante.

ESPÈCE. CARACTÈRES

La MURÉNOBLENNE | La couleur générale olivâtre et sans OLIVATRE, 4 laches; le veutre blanchätre,

1 M. Cuvier, dans la première édition du Règne animal, réunit les Murénoblennes et les Gymnomurènes de M de La cépède aux Murèses, pour en former un sous-geure dans le grand genre A\GuILLE , ordre des Malacoplérygiens apa= des, Cuy D,

DES POISSONS

LA MURÉNOBLENNE' OLIVATRE*.

Muræna…, Cuv.; Murænoblenna olivacea, Lac. ÿ.

Commerson a vu, dans le détroit de Magellan, ce poisson que les naturalistes ne connaissent pas encore, et qui semble organisé de manière à répandre avec plus d’abondance que tout autre une matière visqueuse. Cette faculté et sa conformation extérieure nous ont obligés à l’inscrise dans un genre particulier.

Il parvient à la longueur d’un pied et demi.

Son diamètre est alors le dix-huitième ou à peu près de sa longueur totale.

La matière huileuse et gluante qui suinte de ses pores, paraît inépuisable : Commerson dit qu'elle donnait même aux malelots une trèsgrande répugnance pour la murénoblenne olivâtre, et qu’elle devait former une si grande partie du volume de ce singulier poisson, que lorsqu'on avait mis dans de l’alcool un individu de celle espèce, et qu’on l’y avait laissé pendant deux mois, on trouvait ce même individu réduit presque en entier en une masse muqueuse, huileuse et gluante.

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