Lépidonote paré. L. ornatus
Caput minimum, subtectum. Antenna media longiuscula, lateralibus paulo elongatior. Tentacula inféra crassiuscula, breviuscula, vix superis longiora,apicem versus subinflata, annulata. Corpus postice attenuatum, 80-90 annulis compositum. Elytrorum paria 12. Elytra leviter imbricata et decussata, rotunda lævia, vix fimbriata. Appendices subulati.
Hab. St.-Vaast. C. M.
Cette jolie espèce est longue de 45-50 millimètres. Je l’ai trouvée parmi les fucus à l’île de Tatihou.
La tête est petite, presque carrée. L’antenne médianê prend naissance dans une sorte de sillon médian. Elle est assez longue et les deux latérales sont un peu plus petites. Les deux paires d’yeux sont fort éloignées l’une de l’autre. Les antérieurs sont placés sur les côtés de l’antenne médiane et les deux autres toutà-fait sur le derrière de la tête.
Les tentacules inférieurs sont gros, presque cylindriques et très-légèrement renflés à leur extrémité qui est annelée de brun noir. Tout ce tentacule est d’ailleurs d'une couleur brune persistante, tandis que les antennes sont à peine colorées aussi bien que les tentacules supérieurs. Ceux-ci sont presque aussi longs que les inférieurs, coniques et portés par unebase courte et épaisse.
Le corps, allongé et insensiblement atténué en arrière, est composé de 80-90 anneaux plus serrés en avant que vers le milieu du corps.
Les pieds avec ou sans élytres se ressemblent beaucoup. Les
APHR0DIT1ENS.
mamelons sétigères sont portés sur un pédoncule gros, conique, proportionnellement assez long. Celui de la rame supérieure est peu marqué et armé de grosses soies simples, courbes, légèrement dentelées. Les soies de la rame inférieure sortent à l’extrémité même du pédoncule. Elles sont fortes, droites, coudées et bidentées à leur extrémité. Parmi elles, il s’en trouve toujours deux ou trois qui ressemblent à celle que j’ai figurée (1).
Les élytres sont arrondies, lisses, et portent au bord postérieur externe quelques franges simples, droites, qu’on ne voit qu’à un assez fort grossissement. Il n’y a que douze paires d’élytres et celles de la dernière paire sont aussi grandes que celles qui précèdent. Le cirrhe supérieur, en avant, est assez grand pour dépasser les pieds, mais il s’allonge encore davantage en arrière, dès que les élytres viennent à manquer, et dans le dernier tiers postérieur ils dépassent insensiblement l’extrémité même des soies.
La trompe est armée de mâchoires fortement recourbées et lisses.
Cette espèce, à l’état vivant, présente des couleurs vives et agréables que l’alcool n’a pas entièrement fait disparaître après plus de dix ans d’immersion. J’ai dit plus haut quelle était la coloration des tentacules inférieurs. Les élytres sont d’un jaune pâle, élégamment marbrées ou tachetées de brun violacé. Vers le milieu est un espace blanc marqué au centre d’une tache violette. Chaque anneau porte à la face dorsale, et de chaque côté, une petite tache elliptique blanche, entourée d’une ligne d’un brun violacé, et la ligne médiane est lavée d’une teinte brune qui faiblit sur les côtés.
§ 4. Espèces à corps très-allongé» franchement verini Tonnes . à élytres trop étroites pour se croiser sur le flos; 15 paires d*élytres.