‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 116 sur 424 · Lépidonote scolopendre. L. scolopendrinus · texte numérisé non relu

Lépidonote scolopendre. L. scolopendrinus

Polynoe scolopendrina, Savigny, Syst. des Ann., p. 2b.

Audouin et Edwards, Ann., p. 92, pl. 1, fig. 17 et 19.

Johnston, Mise, zool., Ann. ofnat. Hist., t. V, p. 305, pl. b, fig. 1-9 et Index (?).

Thompson, Faun. of Irel., p. 273.

Grube, Fam. der Ann., p. 37.

Kinberg, Eug. Res., p. 23.

Eumolpe scolopendrina, Blainville, Art. Fers. (Nous avons vu plus haut que la figure donnée par ce naturaliste n’appartient pas à l’espèce actuelle.)

Caput latiusculum, triangulare, in fronte incisum. Antennæ parvæ, media tentaculis inferis multo minor. Tentacula supera infero longiora. Corpus vermiforme 82 annulis compositum. Elytra membranacea, orbicularia.

Hab. les côtes de France et d’Angleterre.

Cette caractéristique résume les points principaux indiqués par Savigny comme distinguant cette espèce. MM. Audouin et Edwards s’accordent bien avec leur prédécesseur; mais il n’en est pas de même de Johnston, qui a donné la description détaillée et des figures très-précises d’une Polynoé sans doute fort voisine de la précédente, mais probablement distincte. Celle-ci compterait jusqu’à 110 anneaux, différence qui, sans être bien concluante, me semble pourtant dépasser les limites de variabilité du groupe. Mais, surtout les appendices de la tête seraient trèsdifférents dans leurs proportions. L’antenne médiane est plus longue que les tentacules inférieurs qui sont très-gros et coniques; les latérales sont proportionnellement très-petites; les tentacules supérieurs sont très-loin d’égaler les supérieurs. De plus, les figures qui représentent les soies dans la planche de Johnston et dans celle d’Audouin et Edwards, diffèrent d’une manière assez notable. Je suis donc très-porté à penser qu’on a réuni ici sous un nom commun deux espèces différentes.

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