Iphione épineuse. I. muricata
Polynos muricata, Savigny, Syst. des Ann., p. 21; Ann. grav., pl. 3, fig. 1, cop. dans Atl. du Dict. des sc. nat., pl. 11, fig.l. Cuvier, R. an., t. III, p. 207.
Audouin et Edwards, Ann., p. 79 et 96.
Grube, Fam. der Ann., p. 36.
Eumolpe muricata, Blainville, art. Vers et Atl., loc. cil.
Iphione muricata, Kinberg, Ofvers. af k. vet. ak. Fohand. 1853, p. 383; Eug. Res., p. 8.
Caput minimum, elytris tectum. Antennæ minutæ. Tentacula crassa apicem versus tumefacta. Corpus ovale, latum, 29 annulis compositum. Elytra 26 ; prima ovata, cætera reniformia, maxima, in medio reticulata, margine
APHR0DIT1ENS. 267
lævi, posterius muricata, a latere fimbriata. Girri superiores longi. Pili annulali (?).
Hab. la mer Rouge, près de Suez.
La description et les belles figures que Savigny a données de cette espèce, permettent de se faire une idée très-exacte de ses caractères. La tête est très-petite et cachée par les élytres, mais le bord antérieur de celles-ci est dépassé par les antennes et les tentacules. Les premières sont grêles et leur portion basilaire égale en longueur la moitié de l’antenne elle-même. Les tentacules sont bien plus gros et plus longs et renflés en bouton vers la pointe. Les inférieurs sont sensiblement plus développés que les supérieurs. La trompe porte 28 digitations et les mâchoires en sonttridentées.
Le corps, long de 22 à 35 millimètres, se compose de 29 anneaux. Il est très-large et régulièrement ovalaire. La 13e paire d’élytres est sur le 27e anneau et est séparée de la précédente par trois paires de pieds qui en sont dépourvus. Ces élytres sont réniformes, profondément échancrées en avant, à l’exception des deux premières paires qui sont presque ovales. Leur surface est réticulée dans la plus grande partie de son étendue, mais sur le bord règne une large bande qui n’est que ponctuée. Le bord externe est frangé et l’on trouve en arrière un certain nombre de petites pointes qui dépassent le bord. Ces élytres sont implantées tout-à-fait sur le dos par un pédicule large, mais très-délicat. Chacune d’elles porte vers le milieu un trait noir, et l’ensemble de ces traits dessine sur le dos deux larges lignes courbes à peu près parallèles aux côtés de l’animal.
Les pieds semblent être uniramés. La rame supérieure est ramenée en avant et porte des poils ( soies Sav.) fins, blonds et paraissant annelés à la loupe. Au milieu de ces poils existe probablement, comme dans l’espèce dont je vais parler, un petit faisceau de soies proprement dites.
La rame inférieure est grande, allongée, aplatie et porte un large faisceau de soies grosses, raides, un peu élargies vers leur extrémité qui est légèrement courbée.
Le cirrhe supérieur des pieds sans élytres est assez grêle, assez long pour dépasser notablement tout le pied et faire saillie au-delà des élytres. Il est renflé vers son extrémité comme les tentacules. Le cirrhe inférieur, très-petit, est placé vers le milieu du mamelon de la rame inférieure.
Cette espèce est, dit Savigny, très-commune aux environs de
Suez où on la voit ramper lentement au fond de l’eau, confondue avec les Oscabrions.