‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 136 sur 424 · PSAMMOI.YCE BLANCHATRE. P. albicans · texte numérisé non relu

PSAMMOI.YCE BLANCHATRE. P. albicans

Caput parvum, triangulatum,obtectum. Antennaunica longa, e basi oblongà, ovulari oriens. Primi pedes 4 cirris instructi quorum inferus antennâ multo longior, superus bifurcatus precedenti paulo brevior, externus longiusculus, subulatus, internus parvus, conicus. Corpus plus quam 124 annulis compositum. Elytra oblonga, oblique elongata, in margine externà longe in postera brevius fimbriata, granulis arenosis incrustata, decussata, medium dorsum nudum arenosum linquenlia.

Hab. l’archipel des Bissayos. C. M.

Cette espèce, rapportée par Lorois, n’est représentée dans la Collection du Muséum que par un individu incomplet et qui est cependant long d’environ 10 centimètres.

La tête est petite, triangulaire. Je n’ai pu distinguer les yeux. L’antenne unique est assez longue et portée par une base renflée, oblongue, presque ovalaire, largement implantée à l’avant de la tête.

Les pieds qui portent les cirrhes tentaculaires sont bien développés et dépassent la tête de moitié, au moins. Le cirrhe

APHRODJTIENS.

inférieur est le plus considérable, comme toujours. Il est à peu près deux fois aussi long que l’antenne et sa base. Le cirrlie supérieur est bifurqué et encore plus long que l’antenne. Le cirrhe externe dépasse l’extrémité du pied; l’interne, au contraire, est bien loin de l’atteindre. A ces cirrhes tentaculaires fournis par la première paire de pieds, se joint encore le cirrhe de la seconde paire, qui est très-long et dirigé en avant de manière à dépasser le pied de la première paire.

Le corps doit être composé d'un très-grand nombre d’anneaux, car j’en ai compté 124 sur l’individu incomplet qui a servi à mes recherches, et il est évident que l’animal n’a pu être rompu qu’à une distance encore assez grande de son extrémité postérieure.

Les pieds sont assez allongés et pourraient être regardés comme uniramés si le cirrhe supérieur et l’élytre n’étaient pas nettement séparés du mamelon qui porte les soies. Celui-ci est conique et comme bilobé en dessous. Il porte trois faisceaux de soies. Le supérieur, représentant une portion de la rame supérieure, est très-petit et composé de soies simples, courtes et recourbées vers le dos. A l’extrémité du pédoncule nous trouvons le faisceau ordinaire de la rame inférieure. Ici, il est composé de soies simples, grêles, filiformes. En dessous et à la face postérieure du pédoncule se trouve le troisième faisceau qui sort d’un mamelon lamelleux et est de beaucoup le plus considérable. Il est, d’ailleurs, composé de soies grêles, mais plus longues que les précédentes et dirigées obliquement en haut et en dehors.

Les élytres sont allongées, arrondies postérieurement, comme tronquées à leur bord externe, qui porte des franges simples, longues. Ces franges vont en se raccourcissant progressivement sur tout le bord postérieur. Au côté interne, les élytres sont incrustées de grains de sable sur une partie de leur surface. Le dos, qui est nu sur un tiers environ de.sa largeur, est également couvert des mêmes grains qui y adhèrent assez fortement.

Les cirrhes supérieurs des pieds sans élytres sont assez longs et subulés. Ceux des pieds à élytres sont très-petits, courts et proportionnellement assez gros. Les cirrhes inférieurs sont petits et placés à la base du pédoncule qui porte les faisceaux de soies.

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