Psammolyce d’Herminie. P. Herminiœ
Sigalion Herminiœ, Audouin et Edwards, Ann., p. 107, pl. 1», fig. 1-6.
284 A. ERRANTES ABERRANTES
Sigalion Herminiœ, Rathke, Faun. Noriv., p. 150.
Grijbe, Fam. der Ann., p. 38.
Psammolyce Herminiœ , Kinberg, Eugen. Res., p. 31.
Caput, parvum, ovatum. Antenna longa e basi crassâ fere cylindricâ oriens. Primi pedes cirris 4 instructi, quorum inferus antennâ multo longior, superus et externus antennam fere æquantes, internus minimus. Corpus plus quam300 annulis compositum. Pedes biremes. Remo supero setis, infero festucis instructo. Elytra quasi semilunata, in margine externo et posteriore valde fimbriata et cristata, arenæ granulis incrustata, imbricata, medium dorsum arenosum nudum linquentia.
Hab. les côtes occidentales de France. C. M.
Cette espèce, découverte à La Rochelle par M. d’Orbigny et que j’ai retrouvée sur plusieurs points de nos côtes, en particulier à Bréhat, atteint une longueur de 12-15 centimètres ou même davantage. Sur le vivant, la couleur est d’un gris rougeâtre en dessous ; le dessus paraît grisâtre ou noirâtre, selon la couleur du sable dont le dos et les élytres sont toujours incrustés.
La tête de cette espèce, qu’on doit regarder comme le type du genre, est petite, arrondie et porte, en avant, une antenne assez longue, conique, placée sur une base beaucoup plus épaisse et presque cylindrique.
Les pieds de la première paire présentent l’inflexion accoutumée et dépassent la tête. On compte à chacun d’eux quatre cirrhes qui tous peuvent être regardés comme des cirrhes tentaculaires. L’inférieur est de beaucoup le plus grand. Le supérieur et l'externe ont à peu près la longueur de l’antenne et par conséquent la dépassent. L’interne est extrêmement petit. Le eirrhe de la seconde paire, quoique coexistant avec une élytre, comme dans l’espèce précédente, est très-long et doit être regardé aussi comme un eirrhe tentaculaire.
Le corps compte plus de 300 anneaux très-serrés et s’atténue insensiblement en arrière.
Les pieds ressemblent beaucoup à ceux de l’espèce précédente. On y trouve de même un petit faisceau de soies appartenant à la rame supérieure et deux faisceaux pour la rame inférieure. Le premier est formé de soies peu nombreuses, grêles.
APHRODITIENS.
composées et dont l’appendice, en forme de serpe, est assez allongé. 11 est placé plus près de l’extrémité que dans l’espèce précédente. Le faisceau supérieur delà rame inférieure occupe, comme d'ordinaire, l’extrémité du pédoncule commun. Les soies en sont fortes, composées, à appendice en forme de serpe, court et robuste. Elles ont été fort bien figurées par MM. Audouin et Edwards (1). Le faisceau inférieur de la même rame est placé comme dans l’espèce précédente à la face postérieure du pédoncule. Il sort aussi d’un mamelon lamelleux et se compose de soies simples, fines, courbes, dentelées sur leur bord convexe (2).
Le cirrhe supérieur des pieds sans élytres est assez long. Celui des pieds à élytres est beaucoup plus court. Le cirrhe inférieur est court et placé vers le milieu du pédoncule pédieux.
Cette espèce de Psammolyce est éminemment terricole. Du moins je ne l’ai trouvée qu’en fouillant le sol des prairies de Zostères, où elle se creuse des galeries.