‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 14 sur 424 · Pholoé menue. P. minuta · texte numérisé non relu

Pholoé menue. P. minuta

Aphrodita minuta , Fabricius, Faun. Groenl., p. 314.

Gmélin, p. 3109.

Polynoe minuta, Savigny, Syst. des Ann., p. 26.

Audouin et Edwards, Ann., p. 95.

Pholoe minuta, Œrsted, Groenl. Ann. Dors., p. 169, pl. 1, fig. 3, 4, 8, 9, 16.

Grube, Fam. der Ann., p. 38.

Caput minimum, subdistinctum. Antenna media mediocris, tentacula conica, inféra fere æquans, latérales vix perspicuæ. Corpus 68 annulis compositum, elongatum. Pedes quasi uniremes, fasciculis setarum 3 instructi quorum médius festucis, superus et inferus setis armati. Elytrorum paria 44. Elytrarotunda partim oblonga, lævia,posterius fimbriata, levissime imbricata, medium dorsum nudum linquentia.

Hab. le Groenland. C. M.

Cette espèce, peut-être différente de celle qu’a décrite Œrsted

APHRODITIENS.

sous le même nom, a, dans le plus grand exemplaire que j’ai eu sous les yeux, 18 millimètres de long, et est proportionnellement plus étroite que ne l’a figurée OErsted.

La tête, extrêmement petite et peu distincte, est ramenée toutà-fait en dessus. Je n’ai pu distinguer les yeux, dont la couleur doit se confondre avec la teinte presque noire que présente l’animal entier, soit qu’elle lui soit naturelle, soit qu’elle résulte en partie du séjour dans l’alcool.

L’antenne médiane est proportionnellement médiocrement développée, d’où il résulte qu’elle est déjà de fort petites dimensions. Quant aux antennes latérales placées vers la base de la précédente, ce n’est qu’avec une difficulté extrême que je suis parvenu à les distinguer, et je ne suis nullement surpris qu’elles aient échappé à Johnston, si elles existent dans l’espèce qu’il a décrite, puisque celle-ci est encore bien plus petite que celle que j’avais sous les yeux.

Les tentacules inférieurs sont un peu plus longs et plus gros que l’antenne médiane. Les supérieurs, plus petits, sont bifurqués, à ce qu’il m’a paru, assez près de leur extrémité.

J’ai compté, sur mon plus grand exemplaire, 68 anneaux et 44 paires d’élytres. Le premier de ces chiffres est sensiblement plus élevé que celui qu’a donné OErsted (56) ; le second se rapproche au contraire beaucoup de celui du naturaliste danois (43). C’est vers le milieu du corps que les pieds prennent tous des élytres. Ces élytres sont arrondies, un peu oblongues en arrière, lisses et très-peu frangées au bord postérieur. Elles sont assez grandes pour s’imbriquer, mais pas assez pour se croiser sur le milieu du dos qui reste à découvert d’un bout à l’autre de l’animal.

Les pieds sont proportionnellement forts. Ils portent trois faisceaux de soies. Le supérieur et l’inférieur sont composés de soies simples, coniques et un peu courbées. Le faisceau médian, qui est placé à l’extrémité du mamelon représentant les deux rames, est formé de soies composées, droites, fortes et dont l’appendice ressemble assez à celui des soies composées de certaines Néréides. OErsted ne figure dans son espèce que ce faisceau et le faisceau supérieur. Il les représente en outre comme beaucoup plus rapprochés. Enfin, la forme générale du pied diffère aussi, dans les individus que j’ai examinés, de ce qu’a représenté OErsted. On voit qu’il y a là d’assez nombreuses différences, et je ne serais nullement surpris que nous eussions eu sous les yeux deux espèces distinctes.

Le cirrhe inférieur est extrêmement petit.

A. ERRANTES ABERRANTES

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