‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 144 sur 424 · II. aurata , Risso, Europe mérid., t. IV, p. ito · texte numérisé non relu

II. aurata , Risso, Europe mérid., t. IV, p. ito

Corpore ovato-oblongo, peduncuüs pcnnicelatis 32, fasciculis setaceis, elongatis, auratis, in sérié unâ adcorporis latera dispositis (Risso).

D’après l'auteur, les 32 anneaux du corps auraient des ély très imbriquées cachées par une peau mince. Cette espèce n’a d’ailleurs que 24 millimètres de long.

Est-ce un jeune, comme l’ont supposé MM. Audouin et Edwards? En tout cas, l’existence d’élytres à tous les anneaux écarterait cet animal des Aphrodites pour le placer parmi les Pélogénies.

Hystrix marina.

Hystrix marina, Redi, Opuscula, t. II, p. 276, pl. 23, fîg. 1 et 2.

Cette espèce a été rapportée par divers auteurs , entre autres par MM. Audouin et Edwards, à l’Aphrodite hérissée. Un coupd’œil jeté sur les figures suffit pour reconnaître qu’il s’agit d’une espèce toute différente. Elles ne montrent aucun indice des grandes franges soyeuses latérales, et quelque mauvaises qu’on les suppose, il est difficile d’admettre que le dessinateur n’eût pas été frappé de ce caractère si saillant.

Hermione iiispide. II. hystrix.

Ilermione hystrix , Blainville, Allas du Dict. des sc. nat., pl. 9, fig. 2.

Cette prétendue Hermione est une véritable Aphrodite appartenant très-probablement à la seconde section de ce genre.

Polynoe fasciculosa, Blainville, Coll, du Muséum.

J’ai trouvé dans la collection du Muséum une Polynoé indiquée sous ce nom et venant du Chili, d’où elle avait été rapportée par M. Gay. Elle me parait avoir du rapport avec la P. cimex, par le peu d’épaisseur du corps, la longueur des pieds et des soies, etc. Mais ces dernières sont différentes. Les exemplaires sont d’ailleurs en trop mauvais état pour pouvoir être décrits avec détail.

Polynoé longue. P. longa.

Aphrodita longa, Fabricius, Faun. Groenl., p. 313.

Annelcs. Tome I.

A. ERRANTES ABERRANTES

Aphrodita longa, Gmélin, p. 3109.

Polynoe longn, Savigny, Syst. des Ann., p. 26.

Audouin et Edwards, Ann., p. 95.

Grube, Fam. der Ann., p. 37.

Cet Aphroditien est décrit par Fabricius comme ayant 66 anneaux et 56 paires d’élytres , bien que les 10 derniers anneaux en soient dépourvus. Il manquerait en outre de cirrhes supérieurs et n’aurait que deux yeux. Par ces divers caractères, il s’écarterait non-seulement des Polynoés auxquelles il a été rattaché par MM. Audouin et Edwards, mais encore du genre Pholoé dont le rapproche évidemment l’absence de cirrhes supérieurs. 11 faut donc attendre qu’il ait été étudié de nouveau avant de chercher à le placer.

Aphrodita lepidota, Pallas.

Aphrodita lepidota. Pallas, Mise, zool., p. 94, pl. 8, fig. 1 et 2 et pl. 7,

Aphrodita minuta (?), Pennant, Brit. zool., t. IV, p. 45, pl. 24, fig. 29. Polynoe cirrata (?), Johnston, Ann. of nat. Hist., t. II, p.434.

Cette espèce, qu’on a rapprochée quelquefois del’A. minuta de Pallas, en est certainement distincte, puisqu’elle n’a que 36 paires de pieds et 14 paires d'élytres ; mais elle est décrite d’ailleurs trop imparfaitement pour pouvoir être nettement caractérisée. On voit seulement qu’il s’agit très-probablement d’une véritable Polynoé appartenant au § 3 de la première division.

Polynoé armadille. P. armadillo.

Aphrodita armadillo, Bosc, Hist. des Vers , 1. 1, p. 157, pl. 6, fig. 1. Polynoe armadillo, Grube, Fam. der Ann., p. 37.

Hab. la baie de Charlcston.

Si ce que dit Bosc est exact , la première et la dernière paire d’élytres seraient représentées par une plaque unique échancrée, ce qui constituerait une exception très-curieuse parmi les Aphroditiens.

Polynoé éclair.

Polynoe fulgurans , Ehrenberg, Das Leuchten desMeeres; Abhatidl. der Koenig. Ak. zu Berlin, t. XXI, p. 572, pl. 13, fig. 1. Grube, Fam. der Ann., p. 37.

Grube regarde cette espèce comme une jeune Pholoé. Sans préciser autant, on peut affirmer que cette Annélide n’a pas atteint tout son développement et qu’il est par conséquent impos-

APHRODITIENS.

sible de la classer. Un des caractères les plus précis qui autorise cette conclusion, est l’étal du tube digestif dans lequel la trompe et l’intestin sont à peine distincts l'un de l’autre , ce dernier étant en outre représenté comme tout droit et sans renflements ni cæcums.

Apurodita pedunculata, Pennant.

Brit. zool., t. IV, p. 45, pl. 24, fig. 27.

Aphrodita annulata, Pennant.

Loc. cit. fig. 28.

Ces deux espèces sont évidemment des Polynoés, mais il est bien difficile de les caractériser.

POLYNOE PELLUCIDA.

Polynoe pellucida, Ehlers, Borstemu., p. 105, pl. 4, fig. 1-3.

Cette espè.ce, qui n’aurait que 22 segments et 10 paires d’élytres sur une longueur de 7-9 millimètres, ne serait-elle pas fondée sur des individus n’ayant pas atteint leurs dimensions normales , bien que l’auteur eût trouvé une femelle remplie d’œufs? Je serais porté à le croire.

Polynoe glauca, Peters.

Polynoe glauca, Peters, Wiegm. Arch., t. XLI, p. 38.

Sigalion de Blainville. S. Blainvilü.

Sigalion Blainvilü, Costa, Ann. des sc. nat., 2e sér., t. XVI, p. 269, pl. 11, fig. 1.

Grube, Fam. der Ann., p. 38.

D'après Costa, cette espèce serait très-voisine de Sigalion Mar thildæ, mais en différerait par une antenne médiane jouant le rôle de trompe se repliant en dessous sur la ligne médiane et percée à son extrémité d’une très-petite ouverture. Je ne puis guère admettre l’exactitude de cette dernière observation. La description et les figures sont d’ailleurs trop incomplètes pour qu’on puisse distinguer auquel des trois genres représentant aujourd’hui le genre Sigalion doit être rapportée cette espèce.

Sigalion (?) pergamentaceum, Grube et OErsted.

Ann. OErsted, p. 24.

Ce n’est qu’avec doute que les auteurs eux-mêmes ont rapporté au genre Sigalion de MM. Audouin et Edwards cette espèce établie d’après un individu incomplet provenant de Stc. -Croix.

A. ERRANTES ABERRANTES

SiGALION OCULATUM, Peters.

Uber die in Mossamb. beob. Ann.; Wiegm. Arch , t. XLI, p. 38.

L’auteur regarde cette espèce comme voisine de Sigalion Mathildæ , mais en même temps il lui attribue 5 antennes, ce qui suppose l’existence d’une antenne médiane. Au reste, la description de cette espèce, trouvée dans le havre de Inhambam, est très-abrégée et incomplète.

Polyodontes maxillosa, belle Chiaje.

Desc. e nat. degli An. s. vert., pl. 99, fig. 1-5.

Sigalion arenosum, Délie Chiaje.

Descr. e nat., pl. 98, fig. 4-5.

Polynoe LUMJL.vr.Y, Delle Chiaje.

Loc. cit., pl. 144, fig. 5-6.

Polynoe cirrata, Sars.

Zur Entwick. der Ann.; Arch. fur Naturgesch., t. XXI, p. 11, pl. 1, fig. 12-21. Traduit et copié dans Ann. of nat. Ilist., t. XVI, p. 183, pl. 4, fig. 12-21.

La figure donnée par Sars est celle d’un Lépidonote. Elle diffère sensiblement de celles de Fabricius et d’OErsted et ne pré- ' sente pas plus de ressemblance avec celles que Muller a données sous le même nom.

Polynoe fusca, F. Müller.

Einig. über die Anneliden fauna der I. St-Catharina, p. 212.

Cette espèce compte 45 anneaux et 21 paires d’élytres.

Polynoe lunifera, F. Müller.

Loc. cit.

37 segments, 15 paires d’élytres.

FAMILLE DES PALMYRIENS.

PALMYREA.

Palmyracea, Kinberg, Schmarda.

Chrysoptlalea, Ehlers.

Les élytres sont des organes tellement caractéristiques,

PALMYRIENS.

et leur importance physiologique est aujourd’hui tellement hors de doute, que leur absence complète me semble suffisante pour motiver l’établissement d’une famille. J’adopte donc à cet égard l’opinion de Kinberg et de Schmarda. Il est vrai que cette famille ne comprend encore que bien peu d’espèces, mais il serait bien surprenant que ce type remarquable qui établit une transition bien marquée des Errantes Aberrantes aux Errantes proprement dites, ne comptât dans la création vivante qu'un aussi petit nombre de représentants. En fût-il ainsi d’ailleurs, je crois qu’on devrait néanmoins l’isoler.

Les caractères extérieurs des Palmyriens rappellent, à quelques égards, ceux de la familleprécédente.Les appendices céphaliques en particulier ressemblent, par leur disposition,à ce que nous avons vu. Toutefois il me reste des doutes sur quelques-unes des déterminations que je propose pour les espèces que je n’ai pu étudier par moi-même.

Nous connaissons peu de chose de l’organisation des Palmyriens. Pourtant Savignv nous a appris que le tube digestif de la Palmyre aurifère est pourvu d’une trompe armée de mâchoires cartilagineuses, et dont l’orifice manque de ces digitations qu’on a appelées cirrhes ou tentacules. De son côté, Grube a constaté l'absence des cæcums latéraux. Enfin Ehlers a trouvé chez son. Chrysopetalum fragile le sang d’un beau vert circulant dans un appareil qui ne présente rien de particulier, et un système nerveux dont les centres paraissent ressembler beaucoup à ceux que j’ai décrits chez les Aphrodites.

Caractères de la famille. — Pieds différant les uns des autres par la présence ou l’absence du cirrhe supérieur ; ceux qui en sont pourvus alternant avec ceux qui en sont privés.

Point d’élytres.

Pedes discrepantes . Pedes cirro supero instructi cum pedibus eodem destitudi alterni.

Elytra nulla.

A. ERRANTES ABERRANTES

TABLEAU DES GENRES

/ Pieds U antenne.. . Palmyre.

' I V) i tti pq i

peu nombreux! '(3 antennes. . Ciirysopétale.

Anncauxj \Pieds uniramés Paléanote.

(nombreux Bhawanie.

Genre PALMYRE. PALMYRA.

Palmyra, Savigny, Cuvier, Audouin, Edwards, Blainville, Gervais, Valenciennes, Grube, Kinberg, Schmarda, etc.

Tête petite, portant 1 antenne, dépourvue d’yeux. Anneau buccal indistinct, dépourvu d’appendices. Premiers pieds dirigés en avant, dépassant la tête et pourvus de 3 paires de cirrhes tentaculaires.

Les autres pieds biramés, remarquables par un faisceau de soies larges, plates, recourbées de manière à couvrir le dos.

Corps peu allongé.

Caput parvum, antennam 1 gerens, oculis destitution. Annulus buccalis indistinctus , omni appendice destitutus.

Primi pedes ultra caput porrecti, cirrorum tentacularium paria 3 gerentes.

Cœteri pedes biremes , fasciculo palearum recurvarum, dorsum totum tegentium insignes.

Corpus subelongatum.

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