Palmyre aurifère. P. aurifera
Palmyra aurifera, Savigny, Syst. des Ann., p. 17.
Cuvier, Règn. an., p. 203.
Blainville, art. Vers.
Audouin et Edwards, Ann., p. 111, pl. 2a, fig. 1-G. Edwards, Règn. an. ilL, pl. 18, fig. 1.
Grube, Fam. der Ann., p. 38.
Valenciennes, CM. du Mus.
Eiilers, Borstenw., p. 80.
PALMYR1ENS.
Caput parvum, rétractile. Primi pedes cirros 3 gerentes quorum inferus antennâ media duplo longior et crassior, superus et externus antennam æquantes, fasciculo palearum minutarum sejuncti. Corpus 30 annulis cornpositum, antice et postice obtusum. Paleæ latæ, splendide auratæ.
Hab. l’ile de France. C. M.
J’ai eu sous les yeux, pour tracer cette caractéristique, l’individu unique décrit par Savigny et par MM. Audouin et Edwards. 11 n’a guère que 28 millimètres de long. La tête, très-petite, s’est retirée sous un pli formé par l’anneau suivant. Pas plus que MM. Audouin et Edwards, je n'ai pu voir les deux très-petites antennes coniques qui, d’après Savigny,. existent à côté de l’antenne médiane. Je n’ai pas pu davantage distinguer d’yeux. Il est impossible de distinguer l’anneau buccal.
Les premiers pieds sont disposés comme chez certains Apliroditiens. Ils sont dirigés en avant et dépassent la tête. Le cirrhe inférieur, très-développé, est au moins deux fois plus long que l’antenne médiane. Les deux autres égalent à peu près celle-ci. Entre le cirrhe inférieur et les supérieurs, se trouve un petit mamelon d’où sortent 4-5 soies petites, mais relativement larges et plates, reproduisant en petit ce qu’on trouve aux autres pieds. Ces soies sont dirigées en avant.
Le corps, composé de 30 anneaux, est obtus aux deux bouts. Il est relativement assez large.
Les pieds sont bien franchement biramés. A la rame supérieure, qui est presque dorsale, on trouve deux faisceaux de soies sortant d’un mamelon large et aplati. Le faisceau supérieur est formé par ces soies larges, plates et d’une couleur d’or magnifique, qui ont valu à cette espèce le nom qu’elle mérite si bien. Ces soies, recourbées et largement épanouies en éventail, couvrent tout le dos et donnent aux Palmvres un faux air de ressemblance avec certaines Hermiones, qui a trompé quelques naturalistes et entr’autres Blainville, relativement aux affinités de ces deux groupes. Au-dessous de ce faisceau caractéristique, on en rencontre un second composé de soies presque droites, courtes, robustes, plus aiguës et dirigées en dehors. Le cirrhe supérieur, quand il existe, est placé en dessous et en arrière de ce dernier faisceau.
La rame inférieure consiste en un mamelon conique, à l’extré-
A. ERRANTES ABERRANTES
mité duquel est placé un petit faisceau de soies beaucoup moins grosses que les précédentes, coudées et bidenlées à leur extrémité. Le cirrhe inférieur est fixé à la base de la rame et atteint jusqu’à son extrémité.
Les fausses branchies des Aphroditiens se retrouvent chez les Palmyres, mais elles y sont peu marquées et alternent, d’anneau en anneau, dans les 25 premiers.
Genre CHRYSOPÉTALE. CHRYSOPET ALUM.
Chrysopetalum, Ehlers.
Tête portant 3 antennes et des yeux.
Les autres caractères semblables à ceux des Palmyres.
Caput antennas 3 et oculos gerens.
Cœtera sicut apud, Palmyras.
\. Chrysopétale faible. C. debile.
Palmyradebilis , Grcbe, Wiegm. Arch., t. XLI, p. 90, pl.3, fig.3-5. Chrysopetalum débité, Ehlers, Borstenw ., p. 80.
Corpus oblongum, albidum, segmentis plus 22 æqualibus. Lobuscapitalis transverse ovalis, oculis2 minimis, tentaculis 5, inferioribus 2 multo crassioribus, articulo basilari insidentibus, superioribus 3 filiformibus. Pinnæ fasciculos setarum 2 gerentes, alterum pectinem palearum dorsualium, alterum fasciculum ventralem a latere protentum. Paleæ leniter inflexæ, décolorés. Setæ ventrales rectæ, compositæ, spinigeræ, spinâ brevi, recta. Cirri dorsuales filiformes, ventrales subulati (Grube).
Hab. Yilla-Franca.