Eunice a collier. E. torquata
Caput breve, altissime bilobatum. Antennæ longæ, articulatæ. Annulus buccalis longissimus. Tentacula mediocria, subulata. Maxillæ superæ robustiusculæ ; inferæ 7-8 dentatæ, dentibusinæqualibus. Denticula denticulata,
EUMCIENS.
producta. Labrum encarpatum. Corpus 140-160 annulis compositum. Pedes médiocres, cirro supero longo, crasso, subarticulato ; infero brevissimo, in basi crassâ, productû, rotundatâ, affixo. Branchiæ 6-8 pectinatæ.
Hab. St-Jcan-de-Luz. C. M.
Cette jolie espèce a le privilège, bien rare chez les Annélides, de conserver ses couleurs dans l’alcool. Du moins, les individus que j’ai recueillis à St-Jean-de-Luz en 1847, ont encore aujourd’hui (1863) à très-peu près les mômes teintes. Le corps entier est d’un brun doré avec des reflets d’or et de nacre. Le 4e anneau seul est d’un blanc nacré. Les antennes, les tentacules et les cirrhes sont, en outre, richement annelés de blanc et de brun doré. J’ai trouvé l’Eunice à collier dans les fentes du rocher, à l’entrée de la baie de St-Jean-de-Luz.
La tète est courte, mais les lobes sont séparés par une échancrure profonde. Les antennes sont plus longues que dans la plupart des espèces que j’ai vues, fortement articulées et presque moniliformes.
L’anneau buccal est presque aussi long que les 5 anneaux suivants. Les tentacules, assez longs et grêles, sont subarticulés. Les mâchoires supérieures sont assez robustes, sans l’être cependant autant que celles que j’ai représentées (1). Les mâchoires inférieures ont, à leur base, 2-3 petites dents qui sont suivies de 4-5 autres plus grosses et inégales. Les denticules sont trèsgrands, prolongés en arrière et denticulés. Le labre est médiocrement échancré et présente sur son bord antérieur, 4-G festons assez prononcés.
Le corps compte de 140-160 anneaux. J’ai trouvé ce dernier nombre sur un individu long d’environ 22 centimètres.
Les pieds sont assez proéminents. Le cirrhe supérieur est long, gros à sa base et subarticulé. L’inférierrr, très-petit, est placé sur un gros mamelon arrondi qui dépasse le mamelon sétigère. Celui-ci est cependant bien accusé. Les branchies ne sont bien développées qu’en avant. Elles se montrent dès le 3e anneau cl acquièrent rapidement 6-8 lanières. Elles décroissent bientôt, mais se retrouvent, quoique presque rudimentaires, jusque vers l’extrémité postérieure du corps. Dans les soies composées, l’appendice est proportionnellement petit et porte deux dents sur le bord interne du cuilleron.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES