Eunice gigantesque. E. gigantea
Nereis gigantea, Linné, Syst. nat., p. 1086.
Blainville, art. Néréide.
Nereis aphroditois, Pallas, Nov. Act. ac. Petrop., t. II, p. 229, pl. 3, fig. 1-7.
Terebella aphroditois, Gmélin, p. 3114.
Leodice gigantea, Savigny, Syst. des Ann., p. 49.
Eunice gigantea, Cuvier, Règn. an., t. III, p. 200.
Audouin et Edwards, Ann., p. 143.
Edwards, Règ. anim. ill., pl. 10.
Grube, Fam. der Ann., p. 44 et 123.
Valenciennes, Coll, du M.
Nereidonta gigantea, Blainville, art. Vers.
Caput breve, quasi 6 lobatum. Antennæ crassæ, brèves.
(1) Pl. 10, fig. 2.
(2) Pl. 10, fig. 3.
(3) Pl. 10, fig. 4.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
Annulus buccalis longissimus. Tentacula interdum duplicia, crassa, conica. Maxillæ superæ pro magnitudine graciles; inferæ robustæ, al te dentatæ. Denticula 4 denticulata. Corpus pluries 100 annulis compositum. Pedes pro magnitudine médiocres. Cirro supero crasso, longiusculo, infero brevissimo, in basi crassâ rotundatâ affixo. Branchiæ 18-20 pectinatæ.
Hab. la mer des Indes, l'ile de France. C. M.
Dans cette magnifique espèce, aussi grande que la précédente, la tête est courte, très-plissée et montrant au moins G lobes principaux. Les antennes sont courtes, coniques, épaisses et presque égales.
L’anneau buccal égale en longueur les trois suivants. Les tentacules sont gros, courts et coniques. Sur les deux individus que possède le Muséum, j’ai trouvé le tentacule de droite double ou bifide, mais je ne puis voir là qu’un fait accidentel.
Les mâchoires supérieures sont assez peu courbées et grêles pour leur taille et la grandeur de l’animal. Les inférieures sont assez fortes, à bord à peu près droit et profondément denté ou mieux peut-être crenelé. Les denticulcs sont au nombre de deux de chaque côté, grands et dentelés sur leur bord.
Le corps est aussi long, aussi large et composé d’anneaux en nombre aussi considérable que dans l’espèce précédente.
Les pieds sont moins saillants que dans l’espèce précédente. Le cirrhe supérieur est gros, conique et médiocrement long; l’inférieur, très-petit, est porté sur une base ou mamelon arrondi, saillant, mais ne se prolongeant pas en dessous, ce qui permet de distinguer aisément l’espèce actuelle de la précédente. Le mamelon sétigère est assez saillant. Ce que j’ai pu voir des soies était court et gros et ressemblait plutôt à des acicules qu’à des soies proprement dites. Je pense que les appendices avaient disparu par suite de l’action du liquide primitivement employé pour conserver l’animal et qui m’a paru être le sublimé.