Aphrodite hérissée. A. aculeata
Eruca seu scopolendr a marina, Barrellius, cité par Linné.
Eruca marina , Seba, Thés. rer. nat. loc., t. I, pl. 90, fig. 1-3, et t. III, pl. 4, fig. 7-8.
Physalus, Swammerdam, Bib. nat., pl. 10, fig. 8-16.
(1) Pl. 6, fig. 1.
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Halithea aculeata, Savigny, Syst. des Ann., p. 19.
Lamarck, Hisl. des an. s. vert., p. 542.
Aphrodita aculeata, Linné, p. 1084.
Gmélin, p. 3107.
Baster, Op. subs., 1. 11, p. 62, pl. 6, fig. 1-4.
Pallas, Miscel. zool., p. 77, pl. 7, fig. 1-13. Cop. dans VEncycl. méth., pl. 61, fig. 7-20.
Cuvier, Dict. des sc. nat., art. Aphrodite; et Règn. An , t. III, p. 206.
Blainville, Art. Fers et Atl. du Dict. des sc. nat., pl. 9, fig. 1.
Audouin et Edwards, Ann., p. 66, pl. 1», fig. 7.
Edwards, Reg. An. III., pl. 2, fig. 1, et pl. 18, fig. 2.
Treviranus, Zeitschrift fur die Phys., t. III, p. 157, pl. 11, 12 et 13.
Johnston, Ann. of nat. Hist., t. II, p.429, pl.21 et Index.
Thompson, Faun. of. Irel., p. 273.
Grube, Fam. der Ann., p. 35 et 119.
Kinberg, Eugenies Resa, Ann., p. 3, pl. 1, fig. 2.
Quatrefages, Ann. des sc. nat., 3e sér. t. XIV, p. 362, pl. 8, fig. 3 et 4.
Valenciennes, Coll, du M.
Cap ut carunculâ planâ quasi textili, sub tus incurvatâ ornatum, et antennâ média minimâ, subulatâ non raro déficiente instructum. Antennæ latérales crassæ. Corpus 39 annulis compositum, latum, fere ellipticum, posterius acuminatum. Pedes remo supero pilis obtecto, infero libero. Fornixpilosusinteger, solidus. Elytra 30, fere orbicularia. Fimbriæ setosæ, longæ, splendide viridi-auratæ.
Hab. nos côtes de l’Océan. C. M.
Cette espèce, une des plus grandes et des plus belles connues, atteint jusqu’à 16-17 centimètres de long sur 6 centimètres de large. Sa tête est très-petite. Sur la ligne médiane et en avant, on trouve un repli cutané peu élevé, plissé de manière à représenter une sorte de tresse et qui, se repliant en dessous, arrive jusqu’à la bouche. L’antenne médiane est implantée sur cette sorte de caroncule un peu en dessous. Elle est fort petite, subulée, et je l’ai souvent vue manquer. Les antennes latérales, subulées comme la précédente, sont au contraire épaisses, médiocrement longues; renversées en arrière, elles ne dépassent guère le 3e anneau.
APHK0DIT1ENS.
L’anneau buccal n’est représenté extérieurement que par deux forts replis cutanés placés sur les côtés de la bouche et paraissant pouvoir jouer le rôle de lèvres.
Le corps, plat et blanchâtre en dessous, est très-nettement divisé en anneaux, excepté aux deux extrémités. En arrière, en particulier lorsque les segments deviennent très-étroits et les pieds tout-à-fait rudimentaires, il est difficile d’en apprécier exactement le nombre. Il m’a semblé que ce nombre n’était pas aussi invariable qu’on l’a cru, et qu’il était un peu plus considérable dans les très-grands individus que dans les petits. L’anus est percé à l’extrémité du dernier anneau.
Les premiers pieds sont dirigés tout-à-fait en avant, presque parallèlement aux côtés de la tête, qu’ils dépassent d’une manière très-sensible pour peu que l’animal se contracte. Ils diffèrent assez des suivants et ne portent ni autant de soies, ni même des poils. Ils n’ont pas non plus d’élytres. Celles-ci se montrent sur
les 2e, 4e, 5e, 7e, 9e, 25e anneaux, reparaissant ainsi de deux
en deux segments jusqu’à la 13e paire. Les deux dernières paires sont placées sur les 28e et 31e pieds. Ici donc, la réapparition de ces organes n’a lieu que de trois en trois anneaux. Les pieds dépourvus d’élytres ont un cirrhe dorsal assez grêle et moins long d’un tiers environ que les antennes.
Les rames des pieds sont bien distinctes; mais excepté dans les plus antérieurs, la rame supérieure est presque entièrement entourée et cachée par les poils (1). Ceux qui naissent du côté du dos forment une voûte tomenteuse, assez épaisse et très-résistante qui recouvre en entier les élytres et le corps de l’animal. Ceux qui sortent un peu plus sur le côté, et surtout entre les deux rames, sont bien plus longs et constituent les magnifiques franges d’un vert doré qui régnent tout le long des flancs de cette Aphrodite. À la partie supérieure du pied, le feutrage de la voûte est percé d’une manière irrégulière par de grosses soies provenant de quatre faisceaux distincts. La rame inférieure (2) est étroite, presque cylindrique et partagée à son extrémité en trois mamelons étagés l’un au-dessus de l’autre et dont l’inférieur est à peine marqué. De chacun de ces mamelons, sort un faisceau de soies. Au-dessous se trouve le cirrhe inférieur qui est très-petit. Les soies qui arment les deux rames sont simples, grosses, à pointe un peu mousse, et d’une cou-
(2) PI. 6, fig. t.
Annelés. Tome I.
A. ERRANTES ABERRANTES
leur brune jaunâtre. Chaque rame est en outre pourvue d’un fort acicule.
L’Aphrodite hérissée paraît habiter toutes les côtes de notre Océan européen. La collection du Muséum possède un individu rapporté du cap Nord, et j’en ai rencontré au sud de La Rochelle. Mais c’est surtout à St.-Vaast que je l’ai recueillie en abondance. Après un coup de vent un peu fort, j’en ai vu des centaines échouées sur la plage au milieu des paquets de Fucus et de Zostères roulés par les flots. J’en ai aussi trouvé quelques-unes à mer basse lors des grandes marées. Mais les échantillons recueillis ainsi étaient toujours petits.