Aphrodite tenrec. A. centenes
Caput Aphrodilæ aculeatæ. Antenna media paululum longior. Corpus 33 annulis compositum, latum, fere ellipticum, paululum elongatius. Pedes remo supero pilis obtecto, infero libero. Fornix pilosus crassissimus, duobus stratis distinctus, setis magnis auratis undique salientibus splendcns. Elytra 28 paululum elongatiora. Fimbriæ setosae paululum breviores, cupreo-auratæ.
Hab. C. M.
Cette magnifique espèce, presqu’aussi grande que la précédente, est encore plus richement décorée. Toute la voûte du dos est traversée par des soies fortes, d’un brun doré, provenant de la rame supérieure des pieds, qui se croisent jusque sur la ligne médiane et brillent comme autant de paillettes.
La tête ressemble entièrement à celle de la précédente, autant du moins qu’on peut en juger d’après un individu conservé dans l’alcool. L’antenne médiane m’a pourtant paru un peu plus longue.
Dans le seul individu que j’aie observé, le corps se compose de 33 anneaux bien formés et de trois autres rudimentaires. J'ai trouvé 14 paires d’élytres; les 13 premières alternent de 2 en 2 anneaux. La dernière de 3 en 3, celle-ci recouvre entièrement les anneaux rudimentaires.
Les pieds ressemblent beaucoup à ceux de l’Aphrodite hérissée, mais les soies supérieures sont plus longues, plus fortes et pénètrent, comme nous l’avons dit, au travers du feutrage. Celui-ci est
(1) PI. 6, fig. 8.
APHR0D1TIENS.
épais de 6-7 millimètres et composé de deux couches parfaitement distinctes. L’externe, composée de poils entrelacés d’une manière assez lâche, est remplie de vase et de gravier. L’interne, formée par un tissu très-serré, ne laisse passer aucun corps étranger. Les poils ou soies (louantes de l’Aphrodite tenrec sont d’un blanc jaunâtre avec des reflets cuivrés, moins riches que ceux de l’A. hérissée.
Les cirrhes inférieurs sont petits, les supérieurs longs et grêles. Dans les pieds à élytres, ces derniers semblent remplacés par une touffe de poils. Les acicules sont au nombre de 2 ou 3, trèsgros et légèrement courbés à leur extrémité (1).
Cette belle espèce a été rapportée par MM. Quoy et Gaimard qui, malheureusement, n’ont pas fait connaître la localité où ils l’ont trouvée.