‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 182 sur 424 · Marpiiyse de Bell. B. Belli · texte numérisé non relu

Marpiiyse de Bell. B. Belli

Eunice Dellii, Acdouin et Edwards, Ann., p. 149, pl. 3, fig. 1 à 1, 8 et9.

Grube, Fam. der Ann., p. 44 et 123.

Valenciennes, Coll, du Mus.

Caput elongatum, margine iiitegro. Antennæ brèves, subæquales. Annulus buccalis sublongus. Maxillæ superæ graciles, inferæ denliculataî. Denticula margine inlegro. Labrum paulisper incisum. Corpus 150 annulis compositum, 20-25 branchiferis. Pedesparvi, cirro supero longo ; infero breve, crasso. Branchiæ 6-8 pectinatæ.

Hab. Chauscy, Bréhat, Saint-Vaast. C. M.

Cette curieuse espèce, découverte, on le sait, par MM. Audouin

(1) Pl. 10, fig. 3.

334 A. ERRAMES PROPREMENT DITES.

et Edwards, se retrouve sur plusieurs autres points des côtes de France, et à Bréhat comme à Saint-Vaast, j’ai rencontré des individus beaucoup plus grands que ceux qu’avaient décrits mes devanciers. De là, sans doute, proviennent les différences que j’indiquerai.

Dans la Marphyse de Bell, la tête est allongée et nullement échancrée en avant, bien qu'on retrouve ei> dessous un sillon profond. Les antennes sont petites, subulées, presque égales.

L’anneau buccal est à peine aussi long que les deux suivants. Les mâchoires supérieures sont grêles et à peine colorées. 11 en est de même des mâchoires inférieures finement denticulées, et des denticules dont le bord est entier. Le labre est légèrement échancré en avant.

Sur un individu d’environ 22 centimètres de long, j’ai compté à peu près 150 anneaux, au lieu de 80-100 trouvés par MM. Audouin et Edwards sur un individu moitié moins long.

Les pieds sont peu saillants. Le cirrhe supérieur est assez long; l’inférieur, court et gros, est implanté directement sur le mamelon séligère qu’il dépasse à peine. J’ai trouvé des soies de trois sortes, savoir : des soies simples ne présentant rien de remarquable et formant comme d’ordinaire le faisceau supérieur; puis au faisceau inférieur, des soies à appendices longs dans le genre de ceux que nous avons signalés chez la M. sanguine; enfin des soies à appendices rappelant la forme des appendices courts des Eunices, mais bien plus allongés et ne faisant pas aussi bien le cuilleron.

On sait que dans cette espèce, les branchies se montrent brusquement vers le 14e anneau, présentent d’emblée leur maximum de développement et disparaissent brusquement après un petit nombre d'anneaux. MM. Audouin et Edwards n’ont compté que 18 anneaux branchiaux. Je n’en ai jamais trouvé un aussi petit nombre et je les ai vus varier de 20-23. Il est évident qu’à mesure que l’animal vieillit et grandit, le nombre des paires de branchies augmente.

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