Diopatre uncinifère. D. uncinifera
Diopatra amboinensis, Valenciennes.
Cette espèce, envoyée d’Amboine comme la précédente, et par les mêmes naturalistes, est évidemment très-voisine de celle que je viens de décrire. Toutefois les pieds présentent quelque différence. Je me borne à signaler la présence de deux fortes et longues soies à crochet faisant partie du faisceau antérieur, et qui ont motivé l’épithète spécifique que je propose pour la distinguer de la D. amboinensis. L’individu que j’ai étudié est incomplet par derrière. Il n’a guère que 5 centimètres de long et 3-4 millimètres de large. Antérieurement, il porte des branchies bien développées et assez semblables à celles de la D. amboinensis. Ces branchies se simplifient en arrière, et finissent par disparaître.
Mais ce que cet échantillon offre de plus curieux, c’est qu’ayant perdu, nous ne pouvons savoir combien, d’anneaux antérieurs et la tête, il a reproduit toute cette région antérieure. En effet, sur le corps que je viens de décrire, est implantée une suite de 18-20 anneaux, d’une longueur totale de 2 1/2 millimètres environ, large d’un peu moins d’un demi-millimètre au point de jonction, et n’atteignant pas antérieurement 1 millimètre de largeur. La tête, qui est bien reconnaissable, possède ses 7 antennes, et l'anneau buccal porte 2 tentacules rudimentaires.
C’est le seul fait bien constaté, je crois, de la reproduction des parties antérieures du corps par une Annélide Errante.