Diopatre d’Ameoine. D. amboinensis
Dioyatra amboinensis, Audouin et Edwards, Ann., p. 136, pl. 3’, fig. 6-8.
Grube, Fnm. der Ann., p. 43 et 123.
Valenciennes, Coll, du Mus.
Caput distinctum. Oculi (?). Antennæ anticæ brèves, conicæ ; mediæ longæ, subulatæ, in basi paululum inflatâ; posticæ longiores, in basi simili. Annulus buccalis brevis. Tentacula subgracilia, fusiformia, elongata. Maxil-
(1) Pl. 6 bis , fig. 3 a.
(2) Pl. 6 bis, fig. 3 b.
(3) Pl. 16, fig. 14 et 13.
EUNICIENS.
læ superæ robustæ; infcræ 7-8 dentatæ. Denticula 2 dentata, 2 cdentula. Labrum incisum. Pedes cirro supero crasso, conico, elongato; infero multo minori, mamillâ setigerâ in cirrum breviusculum productâ. Branchiæ in spiram scopatæ.
Hab. Amboinc. C. M.
Dans cette espèce rapportée par MM. Quoy et Gaimard et décrite, comme on sait, par MM. Audouin et Edwards, la tôle est un peu moins distincte que dans la précédente. Je n’ai pu distinguer les yeux, sans doute à cause de l’action trop longtemps prolongée de l’alcool. Les antennes, par leurs rapports et leur disposition, rappellent beaucoup celles de l’espèce précédente. Les antérieures sont grosses, courtes, coniques et renflées à la base. Les antennes moyennes sont à peu près en ligne avec les précédentes, si bien qu’il semble qu’il n’y ait ici que deux rangs d’appendices, l’antérieur, composé de 4 antennes et le postérieur de 3. Ces antennes ressemblent d’ailleurs à celles de l’espèce précédente. Seulement la base qui les porte est proportionnellement un peu plus courte et légèrement renflée dans le milieu. Les anneaux en sont aussi plus larges et moins serrés.
L’anneau buccal est de la longueur de l’anneau suivant. Les tentacules, plus grêles que les antennes, sont allongés et légèrement fusiformes. La lèvre supérieure est moins épaisse que dans l’espèce précédente. Les bourrelets sont moins charnus et ne portent aucun mamelon. La lèvre inférieure aussi est plus mince. Les mâchoires supérieures sont robustes; les inférieures portent 7-8 dents plus grosses, moins égales et moins régulièrement disposées que dans l’espèce précédente. Les denlicules supérieurs, très-petits, ont le bord lisse ; les denticules inférieurs, grands, sont dentelés. Le labre est échancré, mais moins largement que dans l’espèce précédente.
L'individu que j’ai examiné, et qui est très-probablement le même qui a servi à la description de MM. Audouin et Edwards, a G millimètres de large et quelques centimètres de long.
Les pieds rappellent ceux de l’espèce précédente, mais ils sont moins saillants. Le cirrhe supérieur est gros, renflé à sa base, et long, surtout aux pieds dépourvus de branchies. 11 diminue un peu ensuite, mais reste toujours bien plus volumineux que l’inférieur. Le prolongement cirrhiforme du mamelon séligère existe ici comme dans l’espèce précédente, mais il est moins prononcé. Les faisceaux de soies sont distribués
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de même, mais ils se distinguent moins nettement. En outre, les soies sont plus égales, les longues étant plus courtes et les courtes plus longues que dans la Diopatre française. Elles ont d’ailleurs à peu près la même forme, et sont seulement plus larges et d’un aspect plus rude à leur extrémité. En outre, on trouve parmi elles quelques soies beaucoup plus grêles, terminées par une tête évidée, et portant sur le bord terminal des dents allongées.
Les branchies consistent en un gros tronc, autour duquel les fdaments branchiaux forment une spirale.