Onuphis tubicole. 0. tubicola
Nereis tubicola, Muller, Zool. Dan., 1. 1, p. 18, pl. 18. Rcpr. dans Encycl. méth., pl. 55, fig. 7-12.
Blainville, art. Néréide.
Leodicc tubicola, Savigny, Syst. des Ann., p. 52.
Nereidonta tubicola, Blainville, art. Vers.
Onuyhys tubicola, Audouin et Edwards, Ann., p. 154.
Grube, Z. Anat. der Kieinenw., p. 45, et Fam. der Ann., p. 54 et 124.
Caput transverse ovale, minimum. Antennæ anticæ ovatæ, elongatæ; mediæ subulatæ, médiocres ; posticæ longissimæ, impari vix longiore. Annulus huccalis brevis. Maxillæ superæ brèves, graciles ; inferæ rectæ, 7-8 denticulatæ. Denticula denticulata. Labrum vix incisum. Corpus teres 90-100 annulis compositum. Pedes antici * protracti; posteriores breviores, utroque cirro brevissimo. Branchiæ uno filo constitutæ. Uncini dentibus lamellâ conjunctis.
Hab. les côtes du Danemark. C. M.
J’ai pu étudier sur nature cette curieuse espèce, grâce à l’obligeance de M. Steenstrup, qui a bien voulu m’en remettre un individu en parfait état de conservation.
La tête est très-petite, ovale, et plus large que longue. Les antennes antérieures ont une forme ovoïde allongée. Les moyennes, déjà subulées, sont longues, mais bien moins que les postérieures, dont la plus grande atteint, en arrière, le 10e ou 11e anneau. Les yeux sont très-petits et placés en arrière des antennes [Muller).
L’anneau buccal n’est pas plus long que le suivant. Il m’a été impossible d’y apercevoir la moindre trace de tentacule. La
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
lèvre supérieure est formée par deux lobes allongés. L'armature dentaire est entièrement celle d’une Diopatre, mais proportionnellement plus faible. Les mâchoires supérieures sont trèscourtes, grêles, flexibles et blanches. Les inférieures, de la même couleur et de la même consistance, portent 7-8 petites dents. Les denticulcs sont également très-finement denticulés. Le labre est très-peu échancré.
Le corps est arrondi et remplit exactement le tube. Il compte de 90-100 anneaux, sur une longueur de 63 millimètres et une largeur de 1 1/2 millimètre.
Les pieds varient. Sur les premiers, je n’ai pu voir la moindre trace de branchies, que Muller n’avait, du reste, ni décrites ni figurées. Les plus antérieurs sont très-proéminents, mais leur longueur diminue assez rapidement. Les cirrhes sont d’abord assez longs, principalement aux tout premiers pieds. Ils diminuent ensuite, et le supérieur est à peine visible sur les pieds branchifcres. Aux pieds antérieurs, j’ai trouvé 2 faisceaux de soies simples, rappelant le type des soies des Diopatres, mais aussi celui des soies de certaines Tubicoles, telles que je les ai représentées (1). Vers le commencement du second tiers de la longueur, on retrouve les mêmes soies ; mais, en même temps, on voit apparaître un vrai faisceau de soies à crochet, à tige longue, e^ terminées par 2 dents courbées, que relie une lame mince. En outre, on trouve, mêlées aux soies ordinaires, 2 soies en peigne, à dents égales.
Les branchies consistent en un filament unique, très-grêle et très-court, dont la base porte le cirrhe supérieur.
On sait que cette espèce vit dans un tube qu’elle sécrète. Ce tube est d'une transparence parfaite dans ses parties antérieures. Sa consistance est celle d’un tuyau de plume qui aurait séjourné dans l’eau.