‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 234 sur 424 · Pliocère multicirriie. P. multicirrata · texte numérisé non relu

Pliocère multicirriie. P. multicirrata

Lysidice multicirrata , Claparède, Beob. u. Anat. u. Entwick. wirbell.

Th. p. 60, pl. 14, fig. 23-26.

Caput alte incisum, rotundatum. Antennæ médiocres. Oculi2. Maxillæ simplices, læves. Pedes cirro supero subulato, infero dilatato. Setæ et festucæ longæ, graciles. Uncini nuîli.

Hab. les côtes de Normandie.

GENRES ET ESPÈCES INCERTÆ SEDIS

Genre ZYGOLOBE. ZYGOLOBUS.

Corpus, pinnæ, setæ Lumbriconereidis (Lombrineridis), sed segmentum buccale margine anteriore supra in foliola 2 productum (Grube).

Zygolobe de Lorenz. Z. Laurentianus.

Z. Laurentianus, Grube, Trosch. arch.,t. 29, p. 40, pl. 4, fig. 3.

La figure et la description de la tête conduiraient à faire, de cette espèce, une Œnone. Mais la description des pieds semble indiquer 2 rames, ce qui constituerait une exception bien curieuse. En même temps, Grube ne parle pas des cirrhes. Je crois que cette espèce aurait besoin d’être revue. Elle a été trouvée près de San-Martino, par M. Lorenz.

Lumbricus fragilis, Delle Chiaje.

Descr. etnot., pl. 101, fig. 8-9.

Lysidice Parthenopeia, Delle Chiaje.

Me'm., t. III, p. 175, pl. 44, fig. 2-11, et Descr. e not., pl. 95, fig. 2-11.

Audouin et Edwards, Ann., p. 163.

Grube, Fam. der Ann., p. 45 et 124.

La position de cette magnifique Annélide me semble encore douteuse. Elle aurait des branchies, au dire de Delle Chiaje, et manquerait, aux pieds, de cirrhe inférieur, deux caractères qui l’éloignent de toutes les Lysidices connues.

Lumbricus Rolandi, Delle Chiaje.

Lumbricus coccineus, Delle Chiaje.

Lumbricus Saint-Hilaire, Delle Chiaje.

Lumbricus nisidensis, Delle Chiaje.

Ces quatre espèces, représentées dans la planche 9G ( Desc . e not.), sont bien probablement des Lombrinèriens, mais une description nouvelle serait nécessaire pour les caractériser d’une manière reconnaissable.

Toutes ces espèces habitent la mer de Naples.

Ænone lithophaga, Risso.

Cette Annélide, à corps ovale, oblong, composé de 20 anneaux tous garnis d’une houppe [branchies?), ne peut guère appartenir à cette famille.

AMPH1N0MIENS.

Nereis iricolor, Montagu.

Trans. ofthe Lin. soc., t. 7, p. 82.

Johnston, Index.

Cette belle espèce, qui atteint une longueur de trois pieds anglais, se rattachera probablement au genre Lombrinèrc, quand elle aura été mieux décrite, car elle n’a, dit l’auteur, ni yeux, ni antennes, ni tentacules. Son corps est arrondi et très-irisé.

Hab. les mers d’Angleterre.

FAMILLE DES AMPH1NOMIENS.

AMPHINOMEA.

Amphinome, Bruguières, Cuvier.

Amphinomœ, Savigny.

Amphinomea, Blainville, Grube, Schmarda...

Amphinomiens , Audouin et Edwards.

Le genre Amphinome créé par Bruguières avec un certain nombre de Térébellcs (Gmél.) ou d’Aphrodites (Pall.) des anciens auteurs, est promptement devenu, grâce à Savigny, le type d’une famille universellement adoptée.

Ces Annélides présentent une certaine analogie de forme et d’aspect avec les Aphroditiens dont ils se distinguent, d’ailleurs très-nettement, parleurs branchies toujours trèsdéveloppées. Ils ont le corps tantôt court, plus ou moins ovalaire et composé d’un nombre d’anneaux médiocre, tantôt allongé, vermiforme et comptant alors un nombre de segments plus considérable.

La tête est toujours proportionnellement fort petite et plus ou moins dissimulée au milieu des premiers anneaux qui croissent rapidement en largeur, comme chez les Aphroditiens. Comme chez ces derniers aussi, ces anneaux se portent obliquement en avant jusqu’au-delà de la bouche (1), si bien que celle-ci se trouve placée, dans certaines espèces, au niveau de la 4e ou 5e paire de pieds.

La tête peut être pourvue ou dépourvue d’appendices. En général, ceux-ci sont au nombre de 5. Tous ont été considérés comme étant des antennes. Mais à cause de la petitesse des parties, même sur les grands individus, et de

(I) PL 6 bis, fig. i.

384 A. ERRANTES PROPREMENT DITES

la fusion presque complète de l’anneau buccal avec les parties voisines, il est difficile, à ne juger que par l’extérieur, de savoir si cette détermination est juste. Il est nécessaire, ici, d’avoir recours à l’anatomie et de s’assurer de l’origine des nerfs aboutissant h ces appendices.

Or, les recherches de Stannius ne peuvent laisser de doute à ce sujet (1). Les appendices céphaliques externes reçoivent leurs nerfs du connectif. Les antennes externes des auteurs sont donc, en réalité, des tentacules; les internes seules méritent le nom qu’on leur a donné.

Indépendamment des appendices ordinaires, la tête des Amphinomiens porte assez souvent un repli cutané en forme de crête plus ou moins compliquée, qui s’étend sur un certain nombre d’anneaux suivants (2). On a donné le nom de caroncule ( caruncula ) à cet appendice qui manque chez toutes les espèces à pieds uniramés. En outre, la tête est parfois reliée à la bouche par un double bourrelet charnu en forme de V renversé qui doit jouer le rôle de lèvre (3).

Les pieds sont biramés ou uniramés. Dans le premier cas, les rames sont ordinairement bien distinctes. Les cirrhes sont aussi généralement très-apparents. Les soies sont toujours simples. En général, celles de la rame supérieure sont longues, droites, souvent dentelées vers leur extrémité. Parfois on trouve à la même rame des poils qui rappellent ceux des Aphroditiens. Comme chez ces derniers aussi, les soies de la rame inférieure sont souvent bifurquées à leur extrémité.

Grâce aux recherches de Pallas (4), Blainville (5), Stannius (6), Grube (7) et Schmarda (8), nous pouvons nous

(t) Uber den innern Bau der Amphinome rostrata ( Isis , 1831, p. 979, pl. VI, fig. 8).

(2) Pl. 6 bis, fig. 4.

(3) Pl. 6 bis, fig. 4.

(4) Miscellanea zoologica, p. 106.

(5) Article Vers.

(6) Uber den innern Bau der Amphinome rostrata (Isis, 1831).

(7) De Pleione carunculatd.

(8) Neue Wirbeüosen Thiere, t. II, p. 136.

AMPHINOMIENS.

faire une idée assez complète de l’organisation de ces Annélides. La trompe est forte, charnue, non exsertile. L’intestin est large, droit, et présente des cæcums moins développés que ceux des Aphroditiens. Les troncs vasculaires sont d’un large calibre, et ceux qui accompagnent la chaîne nerveuse sont presque égaux aux troncs dorsaux et ventraux. Le sang est d’un beau rouge, et il s’hématose dans des branchies alfectant la forme d’arbuscules, de houppes ou de cirrhes très-richement multipliés.

A la chaîne nerveuse abdominale ordinaire , se rattachent des ganglions pédieux communiquant ensemble comme ceux dont j’ai constaté l’existence dans toutes les, Annélides, mais qui semblent ici plus développés.

De cet ensemble de faits, on peut conclure que le type des Amphinomiens est, chez les Annélides Errantes proprement dites, une sorte de répétition du type des Aphroditiens; c’est-k-dire que ces deux groupes sont de véritables termes correspondants zoologiques.

D’après Schmarda, il existe chez les femelles un ovaire ramifié aboutissant à un oviducte, qui va s’ouvrir dans le voisinage du pied.

Caractères. — Tête très-petite, pourvue ou dépourvue d’antennes.

Anneau buccal portant ou non des tentacules, souvent presque nul et confondu avec la tête ou avec les premiers pieds qui se projettent obliquement en avant.

Trompe inerme.

Corps ovalaire ou vermiforme.

Pieds biramés ou uniramés, ne portant que des soies simples.

Branchies très-développées, pinnatilldes ou arbusculiformes.

Caput minimum, antennis prœditum aut destitutum.

Annulus buccalis tentaculis prœditus aut destitutus, sœpe vix conspicuus; pedibus prioribus oblique protensis , plus minusve confusus.

Proboscis inermis.

Annelés. Tome I.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Pedes biremes aut uniremes setis tantum instructi. Branchiez pinnatifides aut arbusculiformes valde explicatœ.

TABLEAU DES GENRES

I /Branchies pinnatifides. . Chloé.

! Antennes j

I l et 'Branchies arborescentes. Amphinome.

1,. .. 'tentacules. I

i cirâmes. ' Eranchies cirrhiformes.. Linophère.

Pieds/ 'Antennes EurnRosiNE.

J /Antennes et tentacules Hipponoé.

funiramés.t ... , (Branchies en série. . Lophonote.

I 1 Ni antennes J

\ (ni tentacules. | Branchies en groupes. Didymobranche.

Genre CHLOÉ. CHLOEIA.

Aphrodita, P allas.

Terébella, Gmélin.

Amphinome, Bruguières, Cuvier.

* Chloeia, Savigny, Cuvier, Blainville, Audouin, Edwards, Grube,

SCHMARDA...

Tête portant 3 antennes, 2 yeux et une caroncule. Anneau buccal pourvu de 2 tentacules.

Corps plus ou moins ovalaire, portant à l’extrémité postérieure 2 cirrhes cylindriques assez épais et peu allongés.

Pieds biramés, à rames très-distinctes.

Branchies pinnatifides, distinctes de la rame supérieure. Caput antennis 3, oculis 2 et carunculâ insigne. Annulus buccalis tentaculis 2 instructus.

Corpus plus minusve ovatum, cirris 2 brevibus, crassiusculis, terminalibus .

Pedes biremes, remis valde sejunctis.

Branchiez pinnatifides, a remo supero remotez.

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