Chloé fauve. C. flava
Aphrodita flava, Pallas, Mise, zool., p. 97, pl. 8, fig. 7-1 1, cop. par Bruguières, Encycl. méth.. pl. 60, fig. 1-5.
(1) Pl. 6 bis, fig. 4 et 5.
AMPHINOMIENS.
Terebella flava, Ghélin, p. 3111.
Amphinome capillata, .Bruguières, Encycl. méth., Vers.
Amphinome jaune, Cuvier, art. Amphinome.
Blainville, Atlas, pl. 7, fig 1.
Chloeia capillata, Savigny, Syst. des Ann., p. 58.
Audouin et Edwards, Ann., p. 120.
Grube, Fam. der Ann., p. 40.
Valenciennes, Coll, du Mus.
Chloeia flava, Blainville, art. Vers.
Caput minimum. Antennæ subæquales, tentaculis longiores. Carunculà cristâ plicatâ et margine utrinque plicato. Corpus subovale. Remus superus selis lævibus, inferus setis bisulcis aut trisulcis instructi. Branchiæ triangulares.
Hab. les mers de la Chine. C. M.
Evidemment plusieurs espèces très-voisines ont été confondues sous les dénominations précédentes. Je ne sais jusqu’à quel point celle que je décris ici est bien VA. flava de Pallas, ou même la C. capillata de Savigny, dont, en tout cas, elle se rapproche plus qu’aucune des espèces que j’ai pu étudier, surtout par la forme des soies de la rame supérieure.
La tête est très-petite (1). L’antenne médiane est sensiblement plus grande que les antennes latérales, lesquelles, à leur tour, sont bien plus longues que les tentacules. La caroncule, trèsdéveloppée, adhère aux deux premiers anneaux, et se prolonge au-dessus du 4e. Elle est formée par une crête verticale, assez largement plisséc, qui s’élève sur une base semblable au pied d’une limace [Pallas), avec une frange latérale, horizontale, trèsplissée, régnant tout le long du bord ; de chaque côté (2) les lèvres, très-charnues et très-proéminentes, font à l’extrémité antérieure du corps une saillie considérable (3).
Le corps est ovale, allongé. Dans l’individu que j’ai sous les yeux, il compte 35-37 anneaux, sur une longueur de 70 millimètres et une largeur de 15.
Les deux mamelons sétigères sont bien marqués. Le cirrhe supérieur dépasse très-sensiblement les soies, l’inférieur est plus court. Tous deux sont subulés. Les soies de la rame supérieure
(1) Pl. 6 bis, fig. 4.
(2) Pl. 6 bis, fig. 4.
(3) Pl. 6 bis, fig. 4.
388 A., ERRANTES PROPREMENT DITES
sc terminent par une pointe effilée, lisse (1), qui semble être distincte du reste de la soie, par sa structure interne. Les soies de la rame inférieure portent, à leur extrémité, une petite fourche inégale, le plus souvent bidentôe (2), quelquefois tridentée (3). Les soies des deux rames présentent à la base de la portion terminale, et parfois aussi sur divers points de la tige, des renflements qui correspondent à des cloisons intérieures.
Les branchies triangulaires, dans leur ensemble, sont triplement pinnées sur un tronc court et gros.