‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 244 sur 424 · Amphinome rostrée. A.rostrata · texte numérisé non relu

Amphinome rostrée. A.rostrata

Aphrodiia rostrata, Pallas, Mise, zool., p. 106, pl.8, fig. 14-18. Terebella rostrata, Gmélin, p. 3113.

Amphinome tetruedra, Bruguières, Vers, pl. 61, fig. 8-12 (cop. de Pallas).

Cuvier, art. Amphinome, Dict. des sc. nat.

Audouin et Edwards, Ann., p. 123.

Grube, Fam. der Ann., p. 40 et 122.

Amphinoma tetraedra, Blainville, art. Vers.

Pleione tetraedra, Savigny, Syst. des Ann., p. 60.

Cuvier, Règ. an., p. 199.

Caput minusculum. Antenna media paululum longior. Caroncula minima, complanata, elongata. Tentacula antennis æqualia. Corpus tetraedrum, lineare, postice attenuatum. Pedes remo supero quasi dorsali. Cirri médiocres, subulati. Setæ læves; inferæ, raræ. Branchiæ uno stipite orientes.

Hab. le golfe du Bengale, Amboine, les mers de la Chine. C. M.

Cette espèce, déjà très-bien décrite par Pallas, a la tète trèspetite. Les antennes proportionnellement assez grandes, effilées à leur extrémité, sont sensiblement égales entre elles. La médiane, implantée en arrière, est à peine un peu plus longue que les externes. La caroncule semble parfois plissée, mais ce n’est que le résultat du retrait causé par l’action de la liqueur. En la dépliant, on voit qu’elle est fort petite, aplatie, légèrement échancrée en avant pour recevoir l’antenne médiane, avec les bords latéraux débordant la surface d’attache. Les tentacules ressemblent entièrement aux antennes.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Sur un des individus faisant partie de la collection du Muséum, le corps, long de 10 centimètres, large de 7 millimètres en avant, rétréci et atténué en arrière, compte 55 anneaux. Sur un autre, n’avant que 15 millimètres de long, j’ai compté encore 24 anneaux. Sur un troisième, plus long que le premier, le nombre des segments dépassait le chiffre de GO. Chez tous, le corps s’est montré presque régulièrement tétraèdre, par suite de l’écartement des rames, dont la supérieure est presque verticale.

La rame supérieure consiste en un fort mamelon, portant vers son extrémité un cirrlic assez long, subulé. Le faisceau de soies est fort, les soies elles-mêmes sont très-nombreuses, longues, effilées et lisses. A la rame inférieure, le cirrhe, également placé vers l’extrémité du mamelon sétigère, est plus petit.

Les soies, au nombre de sept ou huit au plus, sont courtes, fortes, légèrement coudées, courbées à leur pointe, et lisses.

Les branchies sont formées par un tronc unique, très-gros, qui se ramifie en broussaille.

Cette espèce a été rapportée du Bengale par MM. Gaudichaud et Dussumier ; des mers de Chine par MM. Eydoux et Souleyet ; d’Amboinc par MM. Quoy et Gaimard.

L’Annélide que je viens de décrire, me paraît être bien certainement celle dont Pallas a parlé. Parmi les échantillons que possède le Muséum, il en est qui semblent avoir servi de modèle aux figures de mon illustre devancier. S’il en est bien ainsi, Savignv a décrit sous le même nom une espèce différente, car sa Pleione telraedra diffère de celle-ci par la forme de la caroncule et par le mode de terminaison des soies de la rame inférieure. La Pleione tetraedra, figurée par M. Edwards (1), ne présente, ni dans sa caroncule, ni dans ses soies, les caractères indiqués par Savigny.

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