Amphinome de Pallas. A. Pallasii
Pleione tetraedra, Edwards, Règ. An. ill. , pl. 8 bis, fig. 1.
Mmphinome tetraedra, Valenciennes, Coll, du Mus.
Caput médiocre. Antennæ parvæ, conicæ, mediâ majori. Caruncula minima, elongata, lævis. Tenlacula antennis similia. Corpus postice attenuatum, tetraedrum, subdepressum. Remus superus fere dorsalis. Setæ inferæ læves, vix incurvatæ. Branchiæ stipitibus 4-5 orientes.
Hab. les Açores, les Antilles. C. M.
(1) Règ. an. ill., pl. 8 bis, fig. i.
AMPHINOMIENS.
La tête est fort petite ; les antennes très-courtes et coniques, la médiane est un peu plus longue et plus forte, et les tentacules ressemblent aux latérales. La caroncule est petite, lisse, profondément échancrée en avant, arrondie en dessus, se prolongeant en arrière en diminuant de diamètre, et à bords latéraux adhérents.
Le corps est prismatique, mais légèrement comprimé et atténué en arrière. J’ai compté CO anneaux sur un individu de 25 centimètres de long sur 2 centimètres de large, et ils ne paraissent pas être plus nombreux dans un individu, malheureusement en mauvais état, rapporté des Açores par M. Dussumier, lequel n’a pas moins de 38-40 centimètres de long sur 3 4/2 centimètres de large.
Les pieds sont grands, bien détachés. La rame supérieure, presque verticale, est pourtant attachée sur le côté. Elle porte un cirrhe assez gros, court, mais un peu plus long cependant que celui de la rame inférieure. Les soies supérieures sont très-nombreuses, fortes, raides, et se terminent en pointe aiguë. Je n’ai trouvé, dans aucune de celles qui étaient entières, la forme figurée par M. Edwards (4), mais quand elles ont été cassées, on rencontre parfois des apparences analogues. Celles de la rame inférieure sont très-bien représentées dans la môme planche. Elles sont bien moins nombreuses que les autres, plus grosses, et terminées par une pointe mousse très-légèrement incurvée.
Les branchies, placées comme dans les autres espèces en arrière du mamelon pédieux supérieur, bien développées, sortent de 4-5 troncs réunis à leur face postérieure par un prolongement cutané, mais bien distincts du côté qui est en contact avec le mamelon correspondant.
Cette espèce est évidemment fort voisine de l’Amphinome rostrée, avec laquelle quelques-uns de nos devanciers l’avaient confondue. Mais la forme des soies et de la caroncule ne permet pas de les confondre. L'A. Pallasii a été rapportée des Açores par M. Cloué et par M. Dussumier, qui en a pêché un individu à 150 lieues au sud-ouest de cet archipel. D’autre part, elle a été pêchée à la Guadeloupe par M. Beauperthuis. C’est encore bien probablement une de ces espèces qui doivent à leurs habitudes pélasgiques l’étendue exceptionnelle de leur habitat.