‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 288 sur 424 · Nérine coniocéphale. N. coniocephala · texte numérisé non relu

Nérine coniocéphale. N. coniocephala

Spio viridis, Johnston, Zool. Journ., t. III, p. 486.

Ner ine coniocephala, Johnston, Mise. zool. Mag. of Zool. and Bot. t.2, p. 70, pl. 2, fig. 9-13.

Quatrefages, Mag. de Zool., 1843.

Nerine conocephala, Grube, Fam. der Ann., p. 66 et 133.

Caput conicum, antennis destitutum. Branchiæ anteriores latæ, foliaceæ ; mediæ falciformes.

Hab. les côtes d’Irlande et de France.

La tête de cette espèce est conique et ne porte à son extrémité aucune trace d’antennes. Les tentacules, bien moins épais que dans la plupart des autres espèces de la même famille, sont longs et filiformes. Ils s’insèrent à côté l’un de l’autre sur le milieu de l'anneau buccal. Les yeux sont au nombre de quatre, mais parfois il n’en existe que deux, et parfois aussi ces organes ne peuvent être distingués (Johnston). Ils sont placés à la base des tentacules et appartiennent par conséquent au même anneau.

Le corps est allongé, linéaire, composé d’environ 200 anneaux étroits et relativement larges.

Les pieds antérieurs sont composés, à la rame inférieure, d’un

NÉRINIENS.

lobe large, arrondi, foliacé, pédiculé, et vers l’extrémité duquel sort un pinceau de soies étalées en éventail. A la rame supérieure, le lobe ressemble à peu près au précédent, mais il se prolonge vers le dos. La branchie, presque confondue avec lui, est aussi très-large et en forme de feuille allongée. Aux pieds du milieu du corps, les deux lobes pédieux se ressemblent davantage, et la branchie s’isole quelque peu du lobe supérieur. Tous ces pieds portent des soies simples et capillaires.

L’anus est entouré de cinq à six cirrhes en forme de digitations. Cette espèce, commune dans la baie de Berwick, où Johnston l’a découverte, est assez rare àSt.-Malo,où je l’ai retrouvée dans les sables vaseux placés au pied des remparts. Elle chemine dans le sable avec une grande facilité.

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