ClRRHATULE MÉDUSE. C. medllSd
Cirratulus fuscescens, Johnston, Edimb. phil. Journ., t. XIII, p. 219. Cirratulus flavescens, Johnston, ibidem.
Cirratulus médusa, Johnston, Mag. of nat. Hist., t. VI, p. 124, fig. 13;
Mag. ofZocl. and Bot.,t. II, p. 71, pl. III, fig. 7-12; Index.
(1) Les fig. 4 a et 46 sont copiées exactement, mais dans la fig. 4, on a remplacé les cirrhes latéraux que Fabricius avait représentés, par une motte de terre au travers de laquelle on est censé voir, par transparence, la galerie de l’animal.
456 A. ERRANTES PROPREMENT DITES
Cirratulus borealis , Œrsted, Groenl. Ann. Dors.,e\. Zur class. der Annul., p. 109.
Keferstein, Unt. u.nied. seeth.,i>. 120, pl. X, fig. 19-22.
Valenciennes, Coll, du Muséum.
Corpus 3, 6, usque ad 9 poil, longum. Caputab annulo buccali valde distinctum, conicum, subplaniusculum, lineâ nigrà incurvatâ utrinque notatum, oculis destilulum. Annuli primi corporis 2 appendicibus destituli. Branchiæ dorsales in quarto annulo in duobus fasciculis lateralibus collatæ, breviores pallidioresque cæteris. Pedes in remo supero setis capillaribus longis, in infero setis brevioribus crassioribusque instructi.
Hab. les côtes d’Angleterre et de France. C. M.
Malgré l’opinion d’QErsted, je regarde cette espèce comme bien distincte de la précédente. Je l'ai souvent examinée et ai pu me convaincre qu’elle est bien réellement aveugle. Les lignes noires en forme de croissant mince qu’elle porte des deux côtés de la tête, ne sont bien certainement pas des yeux et ne cachent pas ces organes. Je n’ai pas même trouvé, à la surface du cerveau, les yeux rudimentaires des Térébelles et de quelques autres Annélides. Or, l'absence ou la présence d’yeux distincts, quand elle est constante, me semble avoir plus de valeur que ne paraissent l’admettre quelques naturalistes. Le mode d’implantation des branchies dorsales me paraît aussi un très-bon caractère spécifique. Dans le C. boréal, Œrsted décrit et figure ces organes comme formant une série transverse, tandis qu’ils sont ici groupés en deux faisceaux placés sur les côtés de la face dorsale. Enfin il me semble résulter des détails donnés par les deux auteurs que je compare, que les soies de la rame inférieure diffèrent dans le C. borealis et le C. Médusa.
J’ai trouvé cette espèce à Chausey, à St-Vaast, où elle vit principalement sous les pierres posées sur les sables vaseux.