‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 310 sur 424 · Hétérocirrhe noir. H. ater · texte numérisé non relu

Hétérocirrhe noir. H. ater

Caput cylindricum, rotundatum, oculos minimos in duplice sérié ad latera inflexâ gerens. Quatuor annuli

(1) PI. 10, fig. 13-17.

Annelés. Tome I.

466 A. ERRANTES PROPREMENT DITES

anteriores branchiati. Primi annuli branchiæ cæterislongiores. Cirri tentaculares dimidium corpus longitudine superantes. Aciculi in modum cochlearis excavati.

Hab. Bréhat. C. M.

La tête de cette Annélide représente presque une demi-sphère un peu allongée (1). La bouche est exactement terminale, et les deux rangées de petits yeux semblent se courber de côté pour lui laisser la place libre. L’anneau buccal a presque entièrement disparu.

Le premier anneau du corps est deux fois plus long que les suivants. Il porte une paire de branchies longues, filiformes. Au-dessous de celles-ci sont implantés les cirrhes tentaculaires, très-gros, très-longs, mais paraissant présenter exactement la même structure (2). Les trois anneaux suivants portent également une paire de branchies un peu plus courtes que les précédentes, égales entre elles, et dont le point d’insertion se rapproche de plus en plus de la ligne médiane (3). Les autres anneaux n’ont rien qui ressemble à des branchies.

Les pieds (4) se composent de deux rames assez écartées, comme dans la plupart des Cirrhatuliens. La supérieure est formée par un mamelon assez saillant, d’où sort un faisceau de soies capillaires, de longueur inégale, légèrement contournées à leur extrémité qui est très-effilée (5). La rame inférieure, moins bien accusée, porte 4 acicules, dont l’extrémité est creusée en forme de cuillère (6).

Le corps de cet Hétérocirrhe est formé de 70-80 anneaux. Sa couleur générale est d’un noir profond. Cette teinte ne tient pas à l’habitat, comme cela arrive chez certaines Annélides, car les branchies et les cirrhes tentaculaires sont d’un rouge pur très-vif, qui tranche d’une manière marquée sur le reste du corps.

Cette Annélide vit à la manière des autres Cirrhatuliens. Elle est rare à Bréhat, seul point de nos côtes où je l’aie rencontrée.

(1) PL 10, fig. 14.

(2) PL 10, fig. 13 et 14.

(3) PL 10, fig. 14.

(4) PL 10, fig. 13.

CIRRHATUL1ENS.

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