Chlorème d’Edwards. C. Edwardsii
Chlorœma Edwardsii , Dujardin, Observations sür quelques Annélides marines, Ann. des sc. nat., 2e série, t 11, p. 288, pl. 7, fig. 1 à 5.
Quatrefages, Loc. cit., p. 286.
Siphonostomum Edwardsii, Grube, Die Fam. der Ann., p. 72 et 136.
Cette espèce, longue de 30 millimètres environ, a été découverte par M. Dujardin. Elle est évidemment très-différente des deux espèces précédentes. La tête est bien distincte, et les antennes longues et fortes, comme dans le Chl. Dujardini, mais la cage céphalique est formée par un assez petit nombre de soies raides et à peine assez longues pour cacher l’appareil céphalique. L’intestin est d’un brun rougeâtre et paraît porter, à sa partie postérieure, un renflement qui n’existe pas dans les espèces que j’ai observées. Les poils, regardés parM. Dujardin comme des glandes pédicellées extérieures, sont renflés en massue sur le corps et lagéniformes autour des rames. L’appendice des soies composées est très-fort et très-large relativement à la hampe.
Dujardin a cru que cette espèce, découverte par lui dans la Méditerranée, se retrouvait sur les côtes de la Manche. Il me paraît évident que, faute d’y avoir regardé d’assez près, il aura confondu l'espèce méditerranéenne dont il a donné la figure et la description avec l’espèce que j’ai moi-même trouvée à St-Vaast.
M. Grube regarde comme une même espèce, le Chlorème d’Edwards (Duj.) et le Siphonostome à crochets (Aud. et Edw.); mais
(1) PL 12, fig. 4.
(2) PL 12, fig. S.
(3) PL 12, fig. 6.
(4) PL 12, fig. 4.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
ces deux espèces appartiennent évidemment à des genres différents, puisque la dernière n’a pas de poils.