‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 33 sur 424 · Hermione de Kinberg. H. Kinbergi · texte numérisé non relu

Hermione de Kinberg. H. Kinbergi

Hermione hystricella (?), Kinberg, Loc. cit. p. 382, et Eugenies Resa, p. 5, pi. 2, fig. 5.

Lobus cephalicus late rotundatus. Pars basalis tentaculi dimidiam partent longitudinis lobi cephalici æquans. Elytra media oblique reniformia, striis tenuissimis divergentibus, cellulis ovalibus sparsis. Setæ pedum ventralium apice rectæ (Kinbers).

Hab. les côtes de Syrie.

Kinberg n’a assimilé cette espèce à mon H. hystricella (H. hystrix, Sav.) qu’avec doute, et il a eu raison, car ce sont bien certainement deux espèces très-distinctes. Dans celle dont il s’agit ici, l’antenne médiane est presque aussi longue que les antennes externes. Celles-ci sont proportionnellement bien plus courtes que dans YH. hystrix, et ne doivent guère s’étendre en arrière au-delà du 5e anneau. Les cirrhes du premier pied sont tellement développés qu’ils égalent en longueur l’antenne moyenne, et méritent par conséquent le nom de cirrhes tentaculaires. Les soies de la rame inférieure ressemblent assez à celles de VH. hystrix; mais les soies en flèche sont très-différentes. Ici, elles ne portent que

(1) PL 6, fig. 16.

Annelés. Tome I.

deux dentelures d’un côté et trois de l’autre, 'et le fer en est court et droit. Sous ce rapport, l’Hermione de Kinberg se rapprocherait plutôt de VH. echinus, dont elle diffère d’ailleurs, à d’autres égards, surtout par la structure des pieds à élytres qui paraissent n’avoir que deux faisceaux peu distincts et composés de soies toutes droites... etc.

S. Hermione de Mathieu. H. Mathei.

Aphrodita Mathei, Valenciennes, Coll, du Mus.

Caput parvum, setis obtectum. Antenna media brevissima ; latérales longissimæ. Corpus 30 annulis compositum. Pedum elytriferorum remus superus setis subulatis et setis sagittæformibus, cuspide recta, longâ, instructus. Remi inferi setis bidentatis instructi. Elytra 26 magna, pellucida, lævia.

Hab. l’île de France. C. M.

L’individu unique qui a servi à l’établissement de cette espèce n’a que deux centimètres de longueur au plus.

La tête est très-petite, entièrement cachée par des poils portés par les premiers pieds. L’antenne médiane est excessivement courte et assez grêle. Les antennes externes sont proportionnellement plus longues que dans VH. hystrix, et dépassent le 10e anneau quand on les renverse en arrière. Le corps ne compte que 30 anneaux. Le dernier, tout à fait rudimentaire, n’a pas de pieds. Ces anneaux sont très-étroits et très-serrés.

Les élytres, au nombre de 13 paires, comme dans l’H. hérisson, sont un peu plus allongées que celles de l’A. hispide. Le cirrhe supérieur est aussi moins long que dans cette dernière. Le cirrhe inférieur est placé comme dans VA. hystrix, et est peut-être encore plus petit.

Les soies en flèche portent de chaque côté trois dentelures à contours courbes, presque comme dans VII. hystrix, mais le fer de la flèche est droit comme dans l’A. trompeuse. Les soies des rames inférieures, au nombre de 2-3 seulement, et parfois d’une seule, sontbidentées et les dents ressemblent assez à celles del’H. hérisson.

Celte espèce a été rapportée de l’Ile de France par M. Mathieu.

APHRODITIENS.

§ ‘Z Espèces dépourvues «le soles eu flèche

(Genre Aphrogenia, Kinberg).

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