Hermione hérisson. H. erinaceus
Caputdistinctum. Antennæ æquales, longiusculæ. Corpus 33 annulis compositum. Pedum elytriferorum remus superussetissubulatis et festucis sagittæformibus, cuspide rectâ, brevi instructus. Remi inferi setis bidentatis armati. Elytra 26 maxima, lævia.
Hab. la mer Rouge. C. M.
Cette espèce, bien distincte des deux précédentes, porte 33 anneaux dont les derniers sont très-étroits. Elle n’a guère que 3 centimètres de long.
La tête est assez distincte. Les antennes sont à peu près égales entre elles. Les latérales, épaisses et fortes, atteignent au moins le Ge anneau. La moyenne est très-grêle. Les tubercules oculifères sont petits, mais bien distincts. Les yeux paraissent grands et noirs.
L’Hermione hérisson possède 13 paires d’élytres, mais celles de la 13e paire ne sont que de très-petits tubercules. Les 10 premières paires alternent de deux en deux anneaux, les trois dernières de trois en trois.
Les pieds à élytres sont grands; leur rame inférieure porte un cirrhe inférieur très-petit, et 3-4 soies en fourche, dont la grande dent est plus épaisse que le manche lui-même (2). La rame supérieure est placée à angle droit sur la précédente. Elle est composée de trois mamelons. L’externe porte deux faisceaux de soies simples, robustes, et inclinés l’un en dehors, l’autre en dedans. Le mamelon moyen est armé de soies semblables aux précédentes, mêlées de quelques soies en flèche.
(1) PI. 6, fig. 13.
(2) PI. 6, fig. 16.
APIIRODITIENS.
Celles-ci ont une pointe droite, courte, aiguë, et deux ou trois dents (1). La tige se renfle fortement dans le milieu, pour diminuer de nouveau en arrière, et la' gaine se prolonge jusqu’à ce renflement. Le troisième des mamelons dont nous parlons, porte un seul faisceau de soies courbes qui s’étend de manière à protéger les élytres. Ces dernières sont minces, diaphanes, unies, très-grandes, et atteignent presque d’un côté à l’autre du corps. Parleur forme, elles ressemblent à celles de l’espèce précédente.
Les pieds sans élytres sont plus petits que les précédents et disposés de manière à ce que leur rame supérieure se place entre les deux rames des pieds à élytres. La rame inférieure ressemble à celle de ces derniers. La rame supérieure porte un cirrhe long et grêle, dont l'origine est presque entièrement entourée, excepté en arrière, de soies simples, plus ou moins courbes et très-robustes. Extérieurement, on trouve un second faisceau composé de soies plus grêles.