‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 336 sur 424 · Néréide de Duméril. N. Dumerilii · texte numérisé non relu

Néréide de Duméril. N. Dumerilii

Ntreis Dumerilii, Addouin et Edwards, Ann., p. 196, pl. 4a, fig. 10, 12.

Johnston, Ann. ofnat. Hist ., t. V, p. 174, et Index.

Rathke, Faun. d. Norw., p. 163, pl. 8, fig. 4-5.

Grube, Act. Ech. und Wurm., p. 73; Farn. der Ann., p. 48 et 125.

Valenciennes, Coll, du Mus.

Caput parvum, ad basim quadratum. Antennæ latérales maximæ, crassæ, articulo mammæformi ; mediæ longiusculæ. Aunulus buccalis brevis. Teutacula longissima. Maxillæ in medio dentatæ, deinde tenuiter denticulatæ usque fere ad cuspidem. Denticula minima rara. Corpus 80-90 annulis compositum. Pedes supra vix lobati, lin— gulis fere æqualibus, superâcirro longo, inféra cirro minori, remoto instructà.

Hab. les côtes de France, d’Angleterre et de Nonvège. C. M. Cette espèce a la tête petite, presque carrée dans sa portion basilaire, arrondie en avant. Les antennes moyennes sont assez longues, les latérales très-grosses, longues et terminées par un article en forme de mamelon renflé à son extrémité.

L’anneau buccal n’est guère plus long que le suivant. Les tentacules sont fort longs. La paire supérieure atteint, en arrière, jusqu’au 15e ou 17e anneau. Ils sont proportionnellement assez grêles. Les mâchoires présentent, vers le milieu, 3-4 dents assez fortes et puis des dentelures à peine marquées allant jusque vers

(1) Pl. 7 bis, fig. 10, 11 et 12.

NÉRÉIDIENS.

l’extrémité. Les denticules sont très-petits et très-rares. Du moins, sur l’individu que j’ai observé après un long séjour dans l’alcool et qui venait de La Rochelle, où MM. Audouin et Edwards ont découvert cette espèce, je n’ai pu voir à la région dentaire qu’un cordon étroit inférieur de points à peine visibles à la loupe et dés traces de deux petits groupes dans la région buccale.

Le corps, assez large proportionnellement, compte de 80-90 anneaux pour une longueur de 7-8 centimètres.

Les pieds rappellent un peu ceux de la Néréide édenticulée (1), mais ils sont moins détachés du corps. En outre, la rame supérieure présente, en arrière, un renflement qui est comme un lobe rudimentaire. Le cirrhe placé en avant de ce renflement est toujours beaucoup plus long que la branchie. Les diverses parties du pied sont presque égales, à l’exception des mamelons sétigôres qui sont beaucoup plus courts; en revanche, à la rame inférieure, ce mamelon porte un petit cirrhe foliacé. Enfin , le cirrhe inférieur, quoique aussi long que la languette correspondante, n’atteint pas son extrémité, parce qu’il est trop éloigné d’elle. Les soies présentent le type de celles que j’ai représentées (2), seulement la tête en est profondément bifurquée; les appendices courts sont à peine denticulés, et parmi les appendices longs, ceux qui sont denticulés le sont très-finement, seulement dans leur tiers inférieur. Ces derniers sont, en outre, plus longs et plus grêles que ceux que j’ai figurés.

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