‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 340 sur 424 · Néréide nébuleuse. N. nubila · texte numérisé non relu

Néréide nébuleuse. N. nubila

Lycoris nubila, Savigny, Syst. des Ann., p. 32.

Nereis nubila, Blaintille, art. Néréide.

Grube, Fam. der Ann., p. 49 et 126.

Caput rotundatum, antice globulosum. Antennæ latérales médiocres, articulo mamillæformi ; mediæ conicæ, elongatæ. Annulus buccalis mediocris. Tentacula maxime inæqualia, supero ad 10um annulum attingenle. Maxillæ usque ad apicem dentatæ. Denticula numerosa, gregatim disposita. Corpus antice attenuatum, 100 circiter annulis compositum. Pedes remis sejunctissimis, lingulâ superiore majore. Cirrus superus et inferus longiusculi ; inferus valde remotus.

Hab. St-Vaast. C. M.

Dans cette espèce, la portion basilaire de la tête est presque

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

carrée, tandis que la portion antérieure est presque globuleuse. Les antennes moyennes sont assez longues et coniques. Les antennes latérales, qui s’implantent presque exclusivement sur la portion basilaire de la tête, offrent un développement médiocre, et se terminent par un article bien plus petit en forme de mamelon.

L’anneau buccal est un peu plus long que le premier anneau du corps. Il porte des tentacules remarquablement inégaux, l’inférieur dépassant à peine les antennes, le supérieur atteignant en arrière jusqu’au-delà du dixième anneau. Les mâchoires sont fortes, médiocrement courbées. Elles présentent à leur base 4-5 grosses dents, suivies de dents plus petites, qui atteignent jusque vers l’extrémité de la mâchoire. A la région buccale, les denticules forment, en dessous, deux grands groupes qui se prolongent sur les côtés; en dessus, deux petits groupes arrondis. A la région maxillaire, on trouve également quatre groupes : deux en dessous, assez grands et composés de denticules en crochets, et deux trèspetits en dessus formés de denticules circulaires.

Le corps compte environ -100 anneaux sur un individu de 9 centimètres. Il est légèrement atténué en avant et beaucoup en arrière. Les anneaux en sont courts et bien marqués.

Les pieds sont bien détachés du corps. Les rames y sont nettement séparées. Les languettes branchiales sont toutes bien développées, mais la supérieure dépasse sensiblement les autres. Les mamelons sétigères sont beaucoup moins prononcés, et le supérieur est à peine marqué. Le cirrhe supérieur atteint à peu près juste l’extrémité de la languette vers le milieu du corps. L’inférieur, placé très en arrière de la languette, arrive jusque vers la moitié de celle-ci.

Les soies sont fines, jaunâtres, comme l’a déjà remarqué Savigny. Leurs appendices longs sont entièrement dépourvus de dentelures. Il en est de même pour les appendices courts. En outre, chez ces derniers, la portion qui, dans nos figures, est finement pectinéc (1), est ici proportionnellement moins étendue de moitié, ce qui donne à cet appendice un aspect très-caractéristique.

Cette Néréide est du petit nombre de celles qui conservent dans la liqueur leurs couleurs caractéristiques, et Savignv avait déjà décrit la bande brune placée en avant de chaque anneau, ainsi que les taches brunes des pieds.

(1) Fl. 7, fig. 10.

NÉRÉIDIENS.

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