Néréide fauve. N. fulva
Lycoris fulva, Savigny, Syst. des Ann., p. 32.
Nereis fulva, Blainville, art. Néréide et Vers.
Audouin et Edwards, Ann., p. 195.
Caput parvum, ad basim dilatatum, quadratum, antice rotundatum. Antennæ latérales magnæ, conicæ, truncatæ , articulo rotundato ; mediæ parvæ. Annulus buccalis brevis. Tentacula inæqualia, superiore majore ad 5"'" annulum attingente. Maxillæ parvulæ, 15 dentalæ usque ad apicem. Denticula gregatim eleganter disposita. Corpus atlenuatum, 95-100 annulis compositum. Pedes médiocres, lingulâ superà majore. Cirrus uterque brevis, inferus remotus.
Hab. le Havre. C. M.
Dans cette espèce très-voisine de la précédente, la tête est relativement petite, élargie et quadrilatère à la base, arrondie à la partie antérieure qui porte deux antennes médianes fort petites. Les antennes latérales sont grosses, adhérentes aux deux régions de la tête, coniques, tronquées brusquement (peut-être par suite d’une contraction). Elles portent un article terminal bien plus petit, arrondi et évidemment en partie rétractile.
L’anneau buccal est à peine plus long que le premier anneau. 11 porte des tentacules très-inégaux, car l’inférieur, le plus court, ne dépasse pas les antennes, tandis que le supérieur atteint le 5e anneau. Les mâchoires sont petites, médiocrement courbées, et portent 5 dents proportionnellement assez fortes pour occuper tout le bord interne. Les denticules sont très-élégamment disposés. A la région buccale on trouve, en dessous, des denticules ronds, assez gros, égaux entre eux, formant une double rangée continue qui remonte sur les côtés. En dessus, on aperçoit à droite et à gauche un gros denticule allongé, et sur la ligne médiane, un petit groupe triangulaire de trois denticules médiocres. A la région maxillaire existent 5 groupes de denticules plus petits, savoir : 2 en dessous et 3 en dessus.
Le corps compte 93-100 anneaux sur une longueur de 33 millimètres. Il est légèrement atténué en avant et beaucoup plus en arrière.
Les pieds sont nettement détachés du corps, médiocrement
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
saillants, sans traces de lobes en dessus. Les languettes branchiales sont de beaucoup plus développées que les mamelons sétigères, surtout à la rame supérieure. Les cirrhes sont courts. Le supérieur, qui est le plus long des deux, n’atteint pas, à beaucoup près, l’extrémité de sa languette. 11 est d’ailleurs conique et assez épais à sa base. Les soies rappellent le type ordinaire. Les appendices longs, dentelés, le sont seulement à leur base. Parmi les appendices courts, j’en ai vu de très-finement pectinés, d’autres qui ne l’étaient pas.