‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 347 sur 424 · Néréide microcère. N. microcera · texte numérisé non relu

Néréide microcère. N. microcera

Caput utrâque parte quadratum, anticà angustiore, oculis magnis. Antennæ latérales crassæ, longæ, cylindricæ; mediæ minimæ. Annulus buccalis longus. Tentacula brevissima. Maxillæ 7 dentatæ usque ad apiccm. Denticula numerosa, gregatim disposita. Corpus 80 cir—

(1) PI. 7, fig. 8 et 9.

(2) PI. 7, iig. 10.

N1ÎRÉIDIENS. 513

citer annulis compositum. Pedes proclucti ulroque cirro lpngo, gracili, infero paulisper remoto.

Hab. Gueltary. C. M.

Cette jolie petite espèce a les deux portions de la tête presque rectangulaires et égales, mais la portion basilaire est placée en travers et l’autre longitudinalement. Celle-ci, un peu arrondie à son extrémité, porte deux très-petites antennes médianes. Les latérales, au contraire, sont très-grosses, presque cylindriques et brusquement tronquées à leur extrémité. Les yeux sont remarquables par leur grandeur, et noirs.

L’anneau buccal égale en longueur les deux suivants. Il porte des tentacules remarquablement courts, car le plus long dépasse à peine l’extrémité des antennes. Les mâchoires, peu courbées, portent 7 dents très-fortes, qui atteignent jusqu’à la pointe qui forme la huitième. Les denticules, à la région buccale, forment, en dessous, un large anneau composé de plaques d’inégales grandeurs et qui remonte sur les côtés ; en dessus, on voit un groupe de quatre denticules un peu plus gros. A la région maxillaire, on trouve, en dessous, trois groupes allongés, les deux latéraux placés obliquement et le médian en travers; en dessus, on rencontre deux petits groupes latéraux, et un seul denticule médian un peu plus gros.

Dans l’individu qui a servi à cette description, le corps, long de 5 centimètres, large de 3 millimètres au plus, comptait 78 anneaux.

Les pieds sont bien détachés, allongés, surtout en arrière ; les languettes en sont saillantes, un peu renflées à la base. Les mamelons sétigères sont peu marqués. Les deux cirrhes sont longs et grêles. Le supérieur dépasse de beaucoup sa languette ; l’inférieur, quoique prenant naissance assez loin de sa languette, arrive jusqu’à l’extrémité de celle-ci.

Les soies présentent le type ordinaire. Les grands appendices denticulés le sont jusques au-delà du milieu de la longueur. Les appendices courts sont entièrement lisses.

Cette espèce, qui présente une certaine ressemblance avec la N. brevimanus de Johnston, en diffère essentiellement en ce que la languette branchiale inférieure reste toujours parfaitement distincte. Elle vit dans les fucus au plus bas de l’eau.

(1) PI. 7, Gg. 8, 9, 10.

Annelês. Tome 1.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Page 1