Néréide translucide. N. translucens
Caput regionibus indistinctis, oculis pariatim omnino lateralibus, ovatum, prolongation. Antennæ latérales subinferæ, crassæ ; mediæ terminales, subfusiformes. Annulus buccalis magnus. Tentacula supera cæteris ferme æqualibus plus quant duplo crassiora, longissima. Maxillæ 8 dentatæ, dentibus lamellà conjunctis. Pedes cirro supero magno, infero minori.
Hab. Bréhat.
Cette très-petite espèce, longue seulement de quelques millimètres, se distingue au premier coup-d’œil par la forme de la tête dont les régions sont entièrement confondues et dont l’ensemble présente à peu près la forme des trois quarts d’un œuf. Elle est en outre bien moins large que l’anneau buccal qui déborde des deux côtés. Les yeux sont disposés par paires toutà-fait latérales. Les antennes externes sont placées presque en dessous. Elles sont grosses, courtes et terminées par un article qui présente les mêmes particularités. Les antennes médianes sont placées tout-à-fait en avant. Elles sont courtes, obtuses et un peu renflées au milieu.
L’anneau buccal est aussi long que les deux suivants. Il porte
(t) PI. 7 bis, fig. 14.
(-2) PI. 7 bis, fig. la.
(3) PI. 7 bis, fig. 16.
(4) PI. G bis, fig. 3-13.
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
les tentacules ordinaires réunis en faisceaux latéraux. Les tentacules supérieursont un diamètre presque triple des autres qui sont à peu près égaux, quoique les inférieurs soient les plus grêles. Ils sont en outre annelés, caractère très-rare dans la famille.
La trompe est forte et rappelle celle de la N. megodon, mais les mâchoires sont très-différentes et se distinguent par leurs huit dents réunies entre elles, et avec la pointe par une lame translucide (I).
Les pieds, dont je n’ai pas pris une figure détaillée, rappellent ceux de la N. megodon, mais le cirrlie supérieur est plus long et plus gros.
Les soies ont les caractères habituels (2). Les appendices sont courts et dentelés. En arrière, on en trouve quelques-unes à appendice court, plus recourbé et sans dentelures (3). Les acicules sont légèrement courbés (4).
‘ Toutes ces soies montrent très-bien la structure interne qui, pour être plus simple, est la même que celle des soies des plus grandes espèces.
J’ai trouvé cette espèce à Bréhat dans les corallines.
1S. Néréide agile. N. agilis.
Nereis agilis, Keferstein, Unters.u. nied. Seeth., p 97, pl. 8, fig. 8-1 1.
Caput magnum, triangulare, truncatum. Antennæ latérales paululum elongatæ, inflatæ; mediæ longiusculæ. , Annulus buccalis brevis. Tentacula longa. Maxillæ denticulatæ. Corpus teres, 86 annulis compositum. Pcdes lobo supcriorc omnino destituti, lingulis magnis, inæqualibus, superà majore, cirro longo instructâ. Cirrus inferus minimus, remotus.
Hab. St.-Waast. C. M.
Keferstein n'a trouvé que des individus de fort petite taille (10-13 millim.), mais j’ai rapporté dans un tube, malheureusement sans indication d’origine, un exemplaire de 4 centimètres de long, comptant 86 anneaux. Je puis donc affirmer que cette espèce, quoique très-voisine de la N. Dumerilii, en est cependant bien distincte.
(1) Pl. 6 bis, fig. 9.
(2) Pl. 6 bis, fig. 10.
(3) Pl. 6 bis, fig. 11 et 12.
(4) Pl. G bis, fig. 13.
NÉRÉID1ENS.
La tête est proportionnellement plus grande, triangulaire, allongée et comme tronquée en avant. Elle porte deux antennes médianes assez longues. Les latérales, bien plus longues encore, sont renflées vers le milieu.
L’anneau buccal n’est guère plus long que le suivant. Ses tentacules, moins longs que dans la N. Dumerilii , ne dépassent guère le 6e ou le 7e anneau. Les mâchoires sont denticulées, et les denticules, d’après Ivcferstein , forment des groupes très-peu marqués.
Le corps est arrondi, mais les pieds bien détachés lui donnent, en apparence, plus de largeur qu’il n’en a réellement.
Les pieds sont remarquables par le développement des languettes qui sont allongées, renflées près de leur base et un peu comprimées. La supérieure est sensiblement la plus grande. Elle porte un cirrhe grêle qui la dépasse de beaucoup. Le cirrhe inférieur, placé en arrière de la languette, est fort petit et on a de la peine à le distinguer à la loupe.
Les soies rappellent les formes que j’ai représentées dans l’Atlas, mais les appendices longs ne sont dcnticulés que jusque vers le tiers de leur longueur, et les appendices courts ne présentent sur leur bord concave aucune trace de dents,