‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 350 sur 424 · Néréide van. N. ventilabrum · texte numérisé non relu

Néréide van. N. ventilabrum

Spio ventilabrum, Delle Ciuaje, Mem., t. II, p. 433, pl. 28, fig. 12, 17, 18, et An. s. vert., pl. 102, fig. 12, 17, 18.

Nereis ventilabrum, Audouin et Edwards, Ann., p. 198.

Grube, Fam. der Ann., p. SI.

Caput conoideum. Antennæ latérales crassæ, longæ, triarticulatæ ; mediæ parvæ, conicæ. Annulas buccalis mediocris. Tentacula breviuscula. Maxillæ 5-6 dentatæ. Denticula numerosa, gregatim disposita. Pedes producti lingulâ superâ parvâ, conicà, cirrum vix longiorem gerente. Cirrus inferus minimus, vix conspicuus.

Hab. Naples, Nice, Marseille. C. M.

On sait combien il est difficile, pour ne pas dire impossible, de reconnaître les espèces de Delle Chiaje. Toutefois, deux Annélides rapportées de Nice par Laurillard, et une autre envoyée de Marseille par M. Barban, semblent se rapporter très-probablement au Spio ventilabrum du naturaliste napolitain, Spio qui est certainement une Néréide.

ol8 A. ERRANTES PROPREMENT DITES.

La tête est petite, conique et à peine dilatée à sa base, qu’entourent les tentacules. Les antennes moyennes sont petites et coniques; les externes très-grosses, Inarticulées et insérées sur les côtés de la tète, qu’elles dépassent de beaucoup.

L’anneau buccal n’est guère plus long que le suivant. Les tentacules sont courts. Le supérieur seul dépasse les antennes externes d’une longueur égale à celle de la tête. Les mâchoires, peu courbées, portent 5-G dents profondes, qui n’atteignent pas le sommet. Les denticules de la région dentaire forment, en dessus, trois groupes assez nombreux et autant en dessous. A la région buccale on voit, en dessus et de chaque côté, un grand denticule allongé, au milieu 2-3 petits. En dessous, on trouve un double cordon transverse formé de denticules un peu plus gros que ceux des groupes précédents.

Les pieds sont assez fortement prolongés en dehors. Les rames ne sont pas séparées. Le cirrhe supérieur s’insère immédiatement en arrière de la languette qu’il dépasse à peine, quoiqu’elle soit assez petite. Les autres appendices du pied sont presque de niveau avec elle. Le cirrhe inférieur, assez petit pour être fort difficile à voir, est assez éloigné de la languette correspondante. Les soies, assez peu nombreuses, présentent le type ordinaire et rappellent par leurs formes générales celles que j’ai représentées dans l’Atlas (1). Seulement, les grands appendices sont plus étroits et plus allongés; ceux qui sont dentelés ne le sont que sur la moitié de leur longueur. Les appendices courts sont moins courbés et à peine denticulés au lieu d’être pectinés.

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