‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 378 sur 424 · Néréide de Beaucoudray. N. Beaucoudraxji · texte numérisé non relu

Néréide de Beaucoudray. N. Beaucoudraxji

Nereis Beaucoudrayi , Audouin et Edwards, Ann., p. 192, pl. 4, fig. 1-7-

Grube, Fam. der Ann., p. 48 et 125.

Keferstein, Zeitschr. fur ivissens. Zool., t. XII, p. 94, pl. 8, fig. 1-6 et 12 (?).

Caput triangulum. Antennæ mediæminimæ, conicæ ; latérales magnæ, conicæ, triarticulatæ. Annulus buccalis parvus. Tentacula longiuscula. Maxillæ 10 denticulatæ; denticula numerosa, gregatim disposita. Corpus teres, 100 annulis compositum. Pedes lingulâsuperâ vix. inflatâ, ad basim antice, deinde in medio cirrum longiusculum gerente. Cirrus inferus mediocris.

Hab. Chausey. C. M.

La tête est courte, petite relativement à la taille, conoïde et terminée par deux fort petites antennes moyennes. Les antennes latérales, au contraire, s’implantent sur tout le côté de la tête et sont plus de deux fois plus longues qu’elle. Elles sont, en outre, composées de trois articles dont le dernier est presque cylindrique.

L’anneau buccal n’est pas plus long que le suivant. Les tentacules dépassent les antennes externes d’une longueur égale à celles-ci. La trompe porte deux mâchoires médiocrement recourbées et présentant 40 fortes dents qui en atteignent le sommet. A la région dentaire, de nombreux denticules très-fins forment, en dessus, 2 grands groupes latéraux, entre lesquels on en voit un troisième formé de 2-3 denticules un peu plus gros et disposés en série longitudinale. En dessous, on rencontre trois groupes de denticules; celui du milieu est presque circulaire. A la région buccale il existe, en dessus, au milieu, et sur chacun des côtés, un petit groupe; en dessous, un demi-anneau formé de denticules égaux.

(1) PL 7, fig. 2, 5 et 6.

534 A. ERRAMES PROPREMENT DITES.

Les pieds, dans la Néréide de Beaucoudray, tiennent le milieu entre ceux qui caractérisent les espèces de la première section cl ceux qui appartiennent aux espèces de la seconde. Le cirrhe supérieur s’implante, en arrière de la languette branchiale, dans les pieds antérieurs; mais ensuite il est placé sur la languette elle-même et vers le milieu. En même temps les rames, d’abord presque réunies, s’écartent un peu l’une de l’autre, et la languette branchiale supérieure prend un peu de développement. Toujours le cirrhe supérieur la dépasse, tandis que le cirrhe inférieur, placé fort en arrière, n’atteint jamais le sommet de la languette correspondante. L’appendice court des soies est plutôt finement dentelé que pectiné. Les appendices longs sont à peine denticulés sur leur premier tiers.

Il me reste des doutes sur l’identité des espèces décrites d’une part par Audouin et Edwards, et d’autre part par Keferstein. Dans la description et dans les figures, on trouve des différences légères, mais pourtant assez sensibles.

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