Néréide trompeuse. N. fallax
Caput piriforme elongatum, antice truncatum. Antennæ latérales crassæ, elongatæ, articulo rotundo ; mediæ subulatæ, longiusculæ. Annulus buccalis breviusculus. Tentacula 2 longa, 2 brévia. Maxillæ laie 4 dentatæ usque ad apicem; denticula numerosa, gregatim disposita. Corpus 93 annulis compositum. Pedes lingulis prolongatis, superâ majori, postice magis ac magis altiori. Cirrus superus longiusculus, basi crassâ, inferus gracilis remotus.
Hab. les côtes de France. C. M.
Dans cette espèce, très-voisine de la N. Beaucoudrayi, la tête est presque pyriforme, allongée, tronquée et comme à pans coupés en avant. Les antennes moyennes sont implantées sur ces petites troncatures latérales. Les antennes externes, adhérentes à tout le bord extérieur de la tête, sont assez longues, grosses et terminées par un petit article arrondi.
L’anneau buccal est à peine plus long que le suivant. Quatre de ses tentacules sont fort longs; les 4 autres courts. Les mâchoires noires et recourbées ont 4 grosses dents, et la pointe forme la 5e. Les denticules assez gros forment, à la région bue-
NÉRÉIDIENS.
cale, en dessous, un anneau s’élevant sur les côtés; en dessus trois groupes très-petits. A la région maxillaire on trouve 7 groupes, savoir : 2 en dessous, 2 sur les côtés et 3 en dessus, 'ceux-ci très-petits.
Le corps, sur une longueur de 13 centimètres, ne compte que 93 anneaux; on voit que ceux-ci sont assez longs.
Les pieds, surtout vers le tiers postérieur, distinguent trèsnettement cette espèce de la précédente, sans prendre encore d’une façon bien décidée les caractères propres aux espèces de cette section. La languette supérieure devient de plus en plus forte et épaisse , sans cesser d’être presque acuminée et sans former de lobe. La languette moyenne devient aplatie et lancéolée; l’inférieure reste presque cylindrique. Les deux cirrhes, surtout l’inférieur, sont implantés en arrière de leur languette. Le supérieur est assez gros à sa base et dépasse la rame; l’inférieur atteint à peine à la base de sa languette.
Les soies présentent les formes générales figurées dans l’Atlas (1). Les appendices longs sont finement denticulés jusque près de la pointe qui est très-effilée. Les appendices courts, moins courbés à leur sommet, sont dentés plutôt que pectinés.