Acoete de Plée. A. Pleei
Acoetes Pleei , Audoein et Edwards, Ann., p. 101, pl. 2», fig. 7-14, et Règn. An. illust., pl. 19, fig. 3.
Grube, Fam. der Ann., p. 38 (1851).
Polyodontes Pleei, Grube, Viegm. Arch., t. XLI, p. 90 (1855).
Caput parvum. Antenna media lateralibus paulo longior, cirros tentaculares superiores æquans. Cirri tentaculares inferiores plus quant duplo longiores crassi conici. Corpus vermiforme, elongatum, plus quant 120
A. ERRANTES ARERRANTES.
annulis composition. Elytra imbricata et leviter decussata, posteriora anteriorum marginem posleriorem tegentia. Uterque remus in uno pedunculo crasso, conico, truncato, tuberculo affixus.
Hab. la Martinique. C. M.
Bien que Grube ait cru devoir réunir cette espèce aux Polyodontes, elle me semble former un genre bien distinct, par sa forme générale, autant que par les caractères différentiels que je viens d’indiquer. Le seul exemplaire connu, décrit d’abord par MM. Audouin et Edwards, existe encore au Muséum, et j’ai pu reconnaître l’exactitude de la description donnée par ces naturalistes, tout en modifiant quelques-unes de leurs déterminations.
La tête est petite, trilobée, presque triangulaire, et comme tronquée en avant. Les deux yeux antérieurs sont portés sur un tubercule court, placé au-dessus des antennes latérales. Celles-ci sont petites et subulécs ; la médiane leur ressemble, mais est un peu plus grosse et plus longue.
Les pieds de la première paire sont dirigés tout à fait en avant. Ils ne portent qu’un petit nombre de soies et sont profondément modifiés. Leurs appendices sont devenus autant de cirrhes tentaculaires dont les inférieurs très-gros , coniques et au moins deux fois plus longs que les antennes, ont été généralement regardés comme une paire d’antennes externes. Les cirrhes tentaculaires supérieurs, au nombre de deux paires, ressemblent à l’antenne médiane.
La trompe est grande, épaisse, mais moins cependant que chez les Polyodontes. Les mâchoires sont très-développées et dentelées. L’orifice de la trompe est entouré, en haut et en bas, de 10-12 digitations dont la médiane paraît être un peu plus longue que les autres.
L’exemplaire que possède le Muséum est incomplet, et cependant on compte encore environ 120 anneaux assez étendus, puisque leur ensemble représente une longueur d’environ 15-16 centimètres.
Lesélytres sont arrondies, lamelleuses, dépourvues de franges. Elles recouvrent bien le dos, se croisant légèrement sur la ligne médiane et s’imbriquant de chaque côté. Mais contrairement, à ce qu’on observe d’ordinaire, c’est l’élytre postérieure dont le bord antérieur recouvre le bord postérieur de celle qui la précède.
APHRODITIENS.
Les pieds sont formés par un pédoncule commun aux deux rames, très-gros, conique, et brusquement tronqué à son extrémité, qui porte les soies des deux rames. Celles de la rame supérieure sont allongées, effilées et plumeuses des deux côtés vers leur extrémité ; celles de la rame inférieure sont plus grosses et terminées par une sorte de dent peu courbée, à la base de laquelle on voit quelques poils très-courts dirigés dans l’axe de la soie.
Le cirrhe supérieur est court, assez gros, et repose sur une partie basilaire très-grosse. Le cirrhe inférieur très-petit, est inséré vers le milieu du pédoncule commun.
Indépendamment des cirrhes ou des élytres, chaque pied porte au côté dorsal un certain nombre de tubercules pseudobranchiaux plus ou moins développés, et en général d’une forme conique renflée.
L’Acoète de Plée habite un tube analogue à celui d’un trèsgrand nombre d’Annélides Errantes ou Sédentaires, composé d’une substance flexible, coriace, et ressemblant à du cuir mouillé.
Genre POLYNOE. POLYNOE.
Aphrodita, Baster, Linné, Gmélin, Muller, Fabricius, Pallas, Pennant, Bosc, Cuvier, Bruguières, etc.
Polynoe, Savigny, Cuvier, Lamarck, Audouin, Edwards, Risso,
Delle Chiaje, Thompson, Johnston, Grube, Ehlers,
Quatrefages, etc.
Polynoe simplices, Savigny.
Lepidonotus, Leach, Œrsted, Kinberg.
Eumolpe, Oken, Blainville.
Halosydra, Kinberg.
Antinoe, Kinberg.
Harmothoe, Kinberg.
Tête très-distincte, pourvue de 3 antennes et de 4 yeux.
Anneau buccal indiqué par la présence de deux paires de tentacules dont les supérieurs sont bifurqués, et les inférieurs, toujours plus longs et plus gros, sont simples.
Pieds plus ou moins évidemment biramés ; mais à mamelons sétigères réunis sur un pédicule commun.
Elytres alternant avec les cirrhes supérieurs des pieds, recouvrant le dos dans toute sa longueur.
Trompe armée de deux paires de mâchoires cornées.
A. ERRANTES ABERRANTES
Caput distinctissimum, antennas 3 oculosque 4 gerens.
Annulus buccalis indistinctus , tentaculorum paribus 2 indicatus ; tentaculis superis bifurcatis inferis crassioribus, longioribus et semper simplicibus.
Pedes plus minusve manifeste biremes , tuberculis setiferis in pedicido communi proximis.
Elxjtra cum cirris superioribus alternantia , totum corpus tegentia.
Proboscis paribus 2 maxillarum cornearum armata.