‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 392 sur 424 · Néréide crassipède. N. crassipes · texte numérisé non relu

Néréide crassipède. N. crassipes

Caput basi quadratâ antice quasi canaliculatum. Antennæ latérales crassæ, inflatæ, brèves; mediæ breviusculæ. Annulus buccalis brevis. Tentacula brevissima. Maxillæ 8 dentatæ. Denticula rariora. Corpus 103 annulis composilum. Pedespostici lingulâsuperâ inflatâ, vixlobatâ, cirrum minusculum gerente.

Hab. St.-Vaast. C. M.

Dans cette petite espèce, la tête présente une base carrée portant quatre yeux proportionnellement assez gros et très-rapprochés par paires latérales. La région antérieure est comme canaliculée, parce que la base des antennes médianes se prolonge en formant un renflement allongé. Les antennes externes sont courtes, grosses, renflées, comme tronquées en avant, et portent un article terminal fort petit.

L’anneau buccal est à peine un peu plus long que le suivant. Les tentacules sont très-courts, les plus longs dépassant à peine les antennes. Les mâchoires fortes, et terminées par une pointe obtuse, ont 8 dents ou crénelures, dont les 5 postérieures sont réunies par une mince lame cornée. A la région buccale, les denlicules sont très-peu nombreux. En dessus ils sont placés isolément, là où on trouve ordinairement des groupes; en dessous on n’en rencontre point. A la région maxillaire, j’ai distingué un petit groupe en dessus, un autre de chaque côté, près des mâchoires.

Le corps de l’individu que j’ai examiné a A3 millimètres de long et 103 anneaux. Il se termine par une sorte de cupule avec deux petits filets en massue et recourbés.

Les pieds, jusqu’au-delà du milieu du corps, sont entièrement

(I) PI. 7, fig. 8-10.

NÉRÉIDIEN'S.

normaux. Les parties en sont bien distinctes. Le cirrhe supérieur, subulé, dépasse quelque peu sa languette. Celle-ci est un peu plus longue que l’autre languette de la même rame. Toutes deux sont coniques et un peu renflées à leur base. Entre elles deux et un peu en avant se trouve un petit mamelon sétigère. A la rame inférieure, le mamelon est gros, la languette conique égale à la languette médiane, et le cirrhc aussi long que la languette.

Vers le tiers postérieur, ce pied se modifie. Tous les appendices semblent s’atrophier en partie au profit de la languette supérieure, qui s’allonge et grossit considérablement. Le cirrhe placé vers son extrémité devient très-petit. La languette de la rame inférieure se soude presque au mamelon sétigère, et le cirrhe inférieur n’est presque plus discernable.

Les soies ont leurs appendices lisses.

Cette espèce est la seule, je crois, qui joigne à une taille aussi petite des caractères propres à la rattacher à cette section du genre Néréide.

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