Néréide de Marion. N. Marionii
Nereis Marioni, Audouin et Edwards, An., p. 183, pl. IV», fig. 1-G.
Grübe, Fam. der Ann., p. 49 et 127.
Caput fere conicum, oculis magnis. Antennæ latérales crassæ, productæ, articulo terminali conico, elongato. Annulus buccalis brevis. Maxillæ serralæ. Corpus 140 annulis compositum. Pcdes lingulà superâ magis ac roagis dilatatà, productà, postice foliaceâ. Cirrus superus antice mediocris, postice fere nullus ; cirrus inferus parvus.
Hab. les côtes de la Vendée. C. M.
Cette espèce, fort curieuse, a été décrite pour la première fois par MM. Audouin et Edwards, et n’a pas été retrouvée depuis.
Sa tète est forte, presque conique. Elle porte, sur les côtés, deux grosses antennes plus de deux fois aussi longues qu’elle, et qui se terminent par un article allongé, conique. Les antennes médianes sont médiocres, coniques et n’atteignent guère que la moitié des précédentes. Les yeux sont grands et noirs.
L’anneau buccal est court. Les tentacules le sont également, si bien que le supérieur, plus long que tous les autres, dépasse à peine la tête. La trompe a disparu de l’individu conservé au Muséum, mais d’après Audouin et Edwards, les mâchoires sont minces, allongées et très-pointues ; elles présentent, sur le bord interne, 15-16 petites dentelures. Ces auteurs ne disent rien des denticules.
Les pieds varient beaucoup, mais d’une manière progressive d’une extrémité à l’autre du corps. Antérieurement, ils rappellent assez bien, par leur composition, ceux de la Nereis bilineata. La languette branchiale supérieure porte un cirrhe médiocre qui en dépasse quelque peu l’extrémité. Elle-même est légèrement lobulée en dessus. On trouve 2 faisceaux de soies à chaque rame, et le cirrhe inférieur, un peu écarté, est assez long et subulé. La proportion de ces diverses parties est, d’ailleurs, normale. Mais à mesure qu’on examine les pieds plus en arrière, on voit la languette branchiale supérieure se développer. En même temps toutes les autres parties du pied semblent diminuer et sd restreindre. Le cirrhe supérieur est le premier et le plus complètement atteint. En arrière, il n’est plus représenté que par un petit bouton conique. A ce moment la languette est deux fois plus
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
longue que le reste du pied. En outre, elle est devenue tout-àfait foliacée, plissée, et l’ensemble de ces feuilles charnues forme de chaque côté du corps, une large bordure, comme frisée, qui couvre une partie du dos.
Les soies ne subissent aucun changement. Elles rappellent celles que j’ai figurées (1), seulement les appendices terminaux sont plus forts, et les appendices longs ont des dents qui se rapprochent de celles des appendices courts.