‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 409 sur 424 · Hétéronéréide pouophylle. H. podophylla · texte numérisé non relu

Hétéronéréide pouophylle. H. podophylla

Lijcoris podophylla, Savigny, Syst. des Ann., p. 30.

Nereis podophylla, Blainville, art. Néréide.

Audouin et Edwards, Ann., p. 189, pl. IV*, fig. 13. Grube, Fam. der Ann., p. 50 et 127.

Valenciennes, Coll. Mus.

Nereilepas podophyllus , Blainville, art. Vers.

Caput fere piriforme, breve,*antice rotundatum, sulcoque quasi bilobatum. Antennæ latérales parvæ, articulo longiusculo, ovali; mediæ longiusculæ. Annulus buccalis brevis. Tentacula brévia. Maxillæ vix ondulatæ. Denticula numerosa, gregatim disposita. Corpus 1 00- 110 annulis compositum. Pedes antice margine supero lobalo ; postice in utroque remo festucæ remiformes et Nereidum.

Hab. La Hochellc, le Havre. C. M.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Dans cette espèce, déjà décrite par Savigny et MM. Audouin et Edwards, la tête est petite, courte, presque piriforme, mais divisée, en avant, en deux lobes longitudinaux par un sillon assez marqué. Son extrémité arrondie porte deux antennes médianes subulées, proportionnellement assez longues. Les antennes latérales sont assez peu développées, légèrement coniques et terminées par un article très-distinct, ovoïde, allongé.

L’anneau buccal n'est pas plus long que le suivant. Les tentacules sont courts; les deux plus longs dépassent pourtant les antennes. Les mâchoires, d’un brun très-foncé, sont à peine ondulées. Les denticules forment à la région buccale, en dessous, un demi-anneau prolongé sur les côtés; en dessus, 3 petits groupes. A la région maxillaire, je crois avoir trouvé 2 groupes en dessous, 2 à côté des mâchoires et 3 en dessus, dont le médian très-petit ; mais le mauvais état de la trompe m’a laissé des doutes sur ces derniers détails.

Le corps, assez large, se compose, d’après Savigny, de 108 anneaux, sur un individu quelqut peu incomplet. Celui que j’ai examiné étant en fort mauvais état, je ne puis rien ajouter à ce sujet.

Les pieds les plus antérieurs ne présentent rien de bien remarquable, mais vers’ le 7-8 anneau, la base du cirrhe supérieur commence à s’élever, et bientôt le mamelon qui en résulte rappelle ce que nous avons vu dans le N. lobulatus. Le cirrhe, plus court que dans cette dernière espèce, reste toujours plus long que la N. Marionis.

Les lobes foliacés caractéristiques se montrent vers le 30-32e anneau. Ils grandissent rapidement, mais n’existent qu’à la rame inférieure et au mamelon sétigère. La languette inférieure devient alors cirrhiforme. Le cirrhe inférieur se double pour ainsi dire, car sa base, qui s’est élevée, porte un prolongement plus gros que lui.

On trouve dans cette espèce des soies de trois sortes, savoir : des soies en rame et des soies de Néréide. Les premières ont leur appendice fort allongé, à bord entier et très-mince. On en trouve un fort faisceau à chaque rame des pieds postérieurs. Chacune de ces rames possède, en outre, quelques soies du type ordinaire. Dans celles-ci, les appendices longs sont finement dentelés à leur base ; les appendices courts ont le bord entier et la pointe peu recourbée.

NÉRÉ1DIENS.

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