Hétéronéréide gentille. H. venusta
Caput breve, quadratum, oculis pariatim conjunctis. Antennæ latérales crassiusculæ ; mediæ conicæ, parvæ. Annulus buccalis brevis. Tentacula brevissima, subæqualia. Maxillæ usque ad apicem 7-8 serratæ. Denticula rariora, minima vix conspicua, gregatim disposita in regione maxillari. Corpus 100-110 annulis compositum alte incisis. Pedes antice margine supero haud lobato ; postice in remo supero festucæ remiformes tantum , in infero festucæ Nereidum et remiformes.
Hab. les côtes occidentales de la France. C. M.
Cette jolie petite espèce a la portion basilaire de la tête large, carrée et portant deux yeux assez gros, presque soudés par paires latérales. La portion antérieure est arrondie et présente sur les côtés les antennes médianes espacées, proportionnellement assez longues et coniques. Les antennes latérales sont assez épaisses.
L’anneau buccal est à peine aussi large que le suivant, au moins dans les individus dont la trompe est sortie. Il porte des tentacules dont les plus longs atteignent à peine l’extrémité des grandes antennes. Les mâchoires, d’un brun foncé, présentent 7-8 dents atteignant l’extrémité. Les denticules m’ont paru manquer entièrement à la région buccale, sauf un seul, très-petit, placé en dessus sur la ligne médiane. A la région maxillaire ils sont plus nombreux et forment, en dessous, trois petits groupes. Ils sont, du reste, extrêmement petits et peu colorés, si bien qu’une certaine attention est nécessaire pour les voir.
Le corps compte environ 19-20 anneaux à la région antérieure, 90-95 à la région postérieure, sur une longueur de 45 millimètres au plus.
Les pieds antérieurs ne présentent, à leur bord supérieur, aucun renflement. Les appendices en sont arrondis, les cirrhes assez longs, surtout le supérieur qui dépasse sa languette d’une longueur au moins. Ces pieds portent les soies ordinaires des Néréides.
Aux pieds postérieurs, la rame supérieure se complique, en dessus, d’un lobe foliacé arrondi, en même temps que le cirrhe se raccourcit et devient conique. Les languettes sont coniques, acuminées. Le tubercule sétigère conserve, dans les pieds anté-
A. ERRANTES PROPREMENT DITES
rieurs, deux ou trois soies ordinaires à longs appendices, à côté d'un fort faisceau de soies rémiformes. Mais les premières disparaissent bientôt.
A la rame inférieure, l'extrémité du mamelon sétigère est surmonté d'un grand lobe foliacé, arrondi et armé de deux forts faisceaux, l’un de soies rémiformes, l’autre de soies ordinaires qui persistent dans toute l’étendue de la région. Celles-ci ont leurs appendices longs ou courts non dentés.
§ Z. llét^ronérciries ne portant à la région postérieure que des soies rémi formes (Hcteroncrcis)(l).