‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 415 sur 424 · Hétéronéréide petite. H.parvula · texte numérisé non relu

Hétéronéréide petite. H.parvula

Caput parvum , postice quadratum. Oculi pariatim latérales. Antennæ latérales omnino inferæ, crassiusculæ; mediæ longiusculæ. Annulus buccalis brevis. Tentacula longiuscula. Maxillæ 6 denticulatæ apice integro. Corpus 95 annulis compositum. Pedes antice margine supero vix gibboso; postice lobis foliaceis 3, cirro supero 8 mamillato, et festucis remiforraibus tantum instructi.

Hab. Ténériffe. C. M.

bans cette espèce, rapportée par MM. Quoy etGaimard, la tète est petite, largement carrée en arrière, arrondie en avant, et porte deux antennes moyennes assez longues. Les antennes latérales sont insérées à la base de la tête, mais presque entièrement en dessous, si bien qu’on les distingue à peine en regardant du côté supérieur. Les yeux sont grands, réunis par paires, placés tout-à-fait sur les côtés et très-rapprochés. Cet ensemble de caractères dénote évidemment une espèce à habitudes pélasgiques.

L’anneau buccal n’est pas plus long que l’anneau suivant. Les tentacules sont assez longs ; les mâchoires, fortement arquées, présentent 6 petites dents, que dépasse de beaucoup la pointe allongée et courbe.

(1) PI. 2, fig. 15.

(2) PI. 9, fig. 7.

A. ERRANTES PROPREMENT DITES

Le corps, long de 3 centimètres environ, compte 15 anneaux à la région antérieure et 80 à la région postérieure.

Les pieds antérieurs ont leur bord supérieur légèrement renflé. Ils sont assez saillants, et leurs appendices sont nettement détachés. La languette supérieure est sensiblement plus grande que les autres, mais elle est dépassée elle-même par un cirrhe gros et subulé. Le cirrhe inférieur est aussi un peu plus long que sa languette. Les soies ressemblent beaucoup à celles que j’ai figurées (1).

Aux pieds postérieurs, la rame supérieure est surmontée d’un lobe foliacé arrondi. Le cirrhe très-gros, très-long, et d’abord d’un diamètre presque constant, porte en dessous 8 petits mamelons presque hémisphériques, et à l’extrémité un prolongement subulé. Les deux languettes sont devenues plus larges. A la rame inférieure, le mamelon sétigère se termine par un large lobe foliacé, arrondi et échancré à sa base. La languette, pédicellée et prolongée en arrière, forme une sorte de T irrégulier. Le cirrhe inférieur est resté long, mais il est plus gros, et de sa base s’élève un petit lobe foliacé arrondi. L’appendice des soies rémiformes est en forme de spatule, et plutôt ondulé que denticulé sur les bords.

J’ai pu répartir dans deux sections distinctes les espèces précédentes, parce que je les avais étudiées moi-même à ce point de vue. N’ayant pas eu le même avantage pour les espèces suivantes, je me borme à les placer dans le grand genre Heteroncreis, sans leur assigner de place définitive.

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