‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douce (volume 2)Chapitre 414 sur 424 · Hétéroinéréide d’OErsted. H. OErstedii · texte numérisé non relu

Hétéroinéréide d’OErsted. H. OErstedii

Caput quadrato-rolundatum. Oculi maximi pariatim conjuncti. Àntennæ latérales inferæ, anticæ; mediæ longiusculæ. Annulus buccalis brevis, angustatus. Tentacula longa. Maxillæ 12-13 denticulatæ. Corpus plus quant 215 annulis compositum. Pedes antice margine supero maxime lobato ; poslice lobis foliaceis 4, cirro supero 7 mamillato et festucis remiformibus tantum instructi.

Hab. les côtes de la Sicile.

(1) PI. 2, fig. 13.

(2) PI. 9, fig. 7.

(3) PL 2, fig. 14 et 15; pi. 7, fig. 1-7.

Cette espèce a la tête (1) presque carrée, légèrement écliancrée en arrière, renflée en avant, et arrondie aux angles. Les deux antennes médianes sont assez longues et inclinées vers le bas. * Les antennes latérales sont fixées à l’extrémité et tout-à-fait en dessous de la tête. Les yeux sont très-grands, saillants, et réunis par paires sur les côtés de la face supérieure.

L’anneau buccal est très-court, plus étroit que l’anneau suivant et que la tête. Les tentacules sont assez longs pour que les plus grands atteignent le 5e ou le 6e anneau (2). Les mâchoires (3), bien courbées, portent 12-13 denticules sur leur bord interne.

Le corps, dans l’individu figuré de grandeur naturelle, a 55 millimètres de long. 11 compte 15 anneaux à sa région antérieure et plus de 200 à la région postérieure (4). Il se termine d’une manière singulière, par un entrecroisement de cirrhes raides, disposés en deux anneaux irréguliers (5).

Les pieds, à la région antérieure (6), sont remarquables par le développement de toutes leurs parties. On voit que le bord supérieur de la rame supérieure (A) est très-relevé et fortement lobé. Le cirrhe (a) est gros et long; les deux languettes [b c ) sont bien développées, et l’inférieure ressemble presque à un cirrhe.

Le mamelon sétigère (d) est aussi bien distinct, quoique soudé en partie à la base de la languette. A la rame inférieure (B), le mamelon sétigère (h) est très-gros, la languette (g) plus longue que lui ; enfin, le cirrhe inférieur (J) est porté sur une grosse base, comme tuméfiée. Les soies ont d’ailleurs tous les caractères des soies de Néréides (7).

Aux pieds postérieurs, nous trouvons quatre lobes foliacés (8).

A la rame supérieure (A), le premier (b) est placé au-dessus du cirrhe (a), qui a grossi, s’est allongé, et présente à son bord inférieur 7 mamelons allongés. La languette supérieure forme le second lobe foliacé, placé à côté du mamelon sétigère (d), qui s’est luimême élargi, et se termine en demi-cercle. A la rame inférieure (B), le mamelon sétigère (h) a pris encore plus de développement. 11

(2) On a dû les graver seulement en partie dans la fig. 2, à cause des dimensions de la planche.

(3) Fig. 4.

(4) Fig. 1.

(3) PI. 9, fig. 3.

(6) PI. 2, fig. 14.

(1) PI. 9, fig. Set 6.

(8) PL 2, fig. 15.

NÉRÉ1D1ENS.

est franchement pédicellô, et sc partage en avant en deux lobes, dont l’un très-développé et échancré en arrière. La languette branchiale (g) s’est comme doublée à sa base, et le cirrhc (/') porte à son origine le quatrième lobe foliacé. Aux pieds postérieurs, toutes les soies sont rémiformes, nombreuses et déployées en deux larges éventails (1). Leurs appendices sont larges et très-finement dentelés sur les bords (2).

J’ai trouvé cette espèce aux environs de Palerme, où elle nage en pleine eau. Même lorsqu’elle se meut à une certaine profondeur, les rayons du soleil frappant sur les soies postérieures en mouvement sont réfléchis avec des reflets tels, qu’on croit voir de véritables étincelles d’un éclat très-supérieur à celui de la lumière du jour. — Je la dédie avec un vrai plaisir au fondateur du genre Hcleroncreis.

Page 1