‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 1 sur 290 · RUE HAUTEFEUILLE · texte numérisé non relu

RUE HAUTEFEUILLE

il* 'ifloqo-

HISTOIRE DES ANNELES

ORDRE

LOMBRICINIENS (LUMBRICINI)

ou

ÉRYTHRÈMES

IL S.-Ord. NAIDINEÆ.

IY. Fam. NAIDIDÆ.

Lombriciniens à corps allongé, composé d’un grand nombre d’anneaux. Tête distincte, très semblable aux autres segments (I). Les soies disposées suivant quatre groupes par anneau formant autant de rangées longitudinales le long du corps (2). Soies fourchues, sauf de rares exceptions, non articulées, accompagnées très souvent de soies piliformes et, dans certains cas, de soies affectant des formes spéciales. Système des vaisseaux clos toujours bien distinct, ordinairement même très développé, surtout à la partie postérieure du corps, bien que les branches dorso-ventrales soient toujours peu compliquées; le liquide qu’il contient est rouge brillant ou jaunâtre. Organes segmentaires manquant dans les anneaux où se trouvent les

(1) ? G. IX. Aulophorus Schmar.

(2) Les Chirodrilus Verr., genre imparfaitement connu, auraient six séries de soies.

Annelés. Tome III.

LOMBRICIMIENS.

organes de la génération. Parfois des points oculiformes. Appareil nerveux nettement distinct. Organes mâles et femelles, les premiers surtout, présentant des complications très variées. La reproduction sexuelle s’observe tantôt seule, tantôt accompagnée d’une reproduction asexuée gemmipare. Mœurs aquatiques.

Ces vers offrent de très grands rapports avec les Lumbricineæ et particulièrement avec les LuuBRicuuDÆ,qui pendant longtemps y ont été réunis. Ils s’en séparent cependant par des caractères très nets d’infériorité, leur corps est plus grêle, leur taille en général plus petite. Les soies bifurquées ne font qu’exceptionnellement défaut; ainsi certains individus de YHemitubifex insignis, Eis. ont les soies simples, quoique la plupart les aient fourchues, il faut dire que la présence de soies piliformes éloigne ce genre des Lumbriculidæ ; toujours, ces soies fourchues sont d’une seule pièce, jamais articulées comme chez les Lumbriculus. On observe dans certains genres, Bohemilla, Vejd., Psammoryctes, Vejd., Heterochæta, Clap., par exemple, des soies de formes toutes spéciales, caractère qu’on peut regarder comme un acheminement aux soies compliquées des Annélides s. str.

La tète a le plus souvent la forme d’un cône court, parfois elle se prolonge en une extrémité effdée, Pristina, Ehr., Stylaria, Lam., à laquelle on a donné le nom de trompe. Même dans ce cas, la partie principale de cette tête diffère peu, comme aspect et comme grandeur, des anneaux suivants, caractère qui distingue ces vers des Chæto- GASTRIDÆ.

Le segment pygidien est le plus souvent simple, chez les Dero, Oken, on le trouve digité, il en serait de même pour les Aulophorus, Schmar.

Le tube digestif fournirait, sans doute, des caractères pour la distinction des genres, il n’est malheureusement pas connu d'une manière suffisante chez un très grand nombre d’entre eux. Dans les Stylaria, Lam., les Nais , Miill., on trouve une dilatation en gésier qui manque chez les Tubifcx, Lam. et quelques genres voisins. Il serait utile que les zoologistes eussent l'attention fixée sur ces particularités d’un emploi commode, on l’a vu, dans la classification des Lumbricidæ.

On ne rencontre jamais chez les Naididæ de cæcums vasculaires contractiles, comme cela se voit habituellement chez les Luxibricu-

LID.E.

Les organes reproducteurs mâles n'oflrent jamais non plus de canaux déférents pairs doubles à direction divergente. On a montré et dans ces derniers temps M. Eisen (1878-1880) a insisté sur ce point, que l’extrémité du canal déférent ou pénis, chitineux ou non, est invaginé dans l’oviducte, et ce caractère a été regardé comme pouvant

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