‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 130 sur 290 · XIX. Genre MESOPACHYS · texte numérisé non relu

XIX. Genre MESOPACHYS

Mesopachys , Œrsted, 1844, p. 79.

Ici. Grube, 1851, p. 104 et 146.

Id. Carüs et Gerstæker, 1863, p. 448.

Id. Czerniavsky, 1880, p. 305.

« Corpus fusiforme ex segmentis 24-25 indistinctis brevissimis constans, caput nullum distinctum , os inferum, setarum fasciculi 4 in omnibus segmentis, setis capillaribus. Tubo cibario torto libero, omni constrictione destituto, ab omnibus aliis generibus hujus familiæ distinguitur . »

Ce genre, admis sur l’autorité de M. Œrsted, n’est qu’imparfaitement connu d'après la diagnose reproduite textuellement ici. Les auteurs n’en font depuis que simple mention, sauf M. Czerniavsky, lequel aurait retrouvé l’espèce sur la mer Noire.

Ces vers, s’ils font toutefois partie du groupe des Naidid.e, offriraient cependant un caractère distinctif bien net étant pourvus uniquement de soies capillaires, ce qui est plutôt le propre des Amedüllata.

Une seule espèce est citée, celle qu’indique M. Œrsted.

Mesopachys marina.

Hab. — Détroit du Sund, région des Buccins; golfe Jalten, dans la zone littorale, par une profondeur d’à peine un mètre.

Cette espèce n’a été caractérisée que par la diagnose générique reproduite plus haut; on devra se reporter également pour la bibliographie à celle donnée pour le genre.

V° Fam. ciiætogastridæ.

Lombriciniens de petite taille, médiocrement allongés, composés d'un petit nombre de segments. Tête confondue avec les anneaux suivants, sans lobe céphalique distinct, l’annélation du corps étant d’ailleurs peu accusée. Soies d'ordinaire très nettement fourchues, parfois pectinées, habituellement disposées sur deux rangées ventrales, plus rarement quadrisériées. Système des vaisseaux clos rudimentaire, toujours très simple; le liquide qu'il contient, incolore. Système des organes segmentaires peu développé. Appareil nerveux nettement distinct.

Annelés. Tome III. 29

LOMBRICINIENS.

Organes reproducteurs très simples ; la reproduction asexuée, gemmipare, est la plus habituelle. Mœurs aquatiques, parfois parasites de certains Mollusques.

Les Chætogastridæ forment un groupe dans lequel s’accentue la dégradation du type Lombricinien, soit qu’on ait égard à l’apparence extérieure soit qu’on étudie l’organisation intime.

Ce sont des animaux de petite taille, les plus grands mesurent à peine 10mm à 15mm et encore compte-t-on dans cette longueur des bourgeons placés en arrière qui, à proprement parler, sont des individus distincts. L’annélation est vague, souvent on ne peut se rendre compte du nombre des anneaux que par celui des faisceaux sétigères. La transparence des téguments étant très grande, certaines espèces se prêtent fort bien à l’étude de la disposition anatomique des appareils.

La forme de la tête est caractéristique, le plus ordinairement le corps se termine en ce point par une sorte de disque à la partie inférieure duquel se voit la bouche. Chez le Chætogaster vermicularis, Midi, on trouve un prolongement en cône, rudiment du lobe céphalique, mais il est loin d’être aussi distinct que chez les Nais et les Lumbricus. Le segment pygidien est simple.

Deux faisceaux de soies, toujours plus développées que celles du reste du corps, se voient de chaque côté du disque et se portent très en avant. Cette paire de faisceaux est séparée de la suivante par un espace, qui souvent n’est pas moindre que la moitié de la longueur du corps, non compris les bourgeons qui peuvent exister ; les trois ou quatre faisceaux suivants sont espacés également, encore assez distants comparés à quatre ou cinq faisceaux postérieurs, très rapprochés les uns des autres, qui terminent le corps, c’est le point où l’annélation est la plus nette.

Les soies locomotrices sont nombreuses dans chaque faisceau, de 5 à 12 et même davantage, d'après M. Lankester, chez les individus sexués; on les trouve disposées par paire simple au côté ventral sur chacun des anneaux, d’où le nom imposé au genre typique. M. Tauber a, dans ces dernières années, fait connaître une espèce où les anneaux sétigères offrent, comme retour en quelque sorte à la disposition habituelle, quatre faisceaux, une paire dorsale s'ajoutant à celle que possèdent les Chætogaste r proprement dits. Les soies (1) sont toujours grêles, sigmoïdes, renflées en leur milieu, égales dans un même faisceau, sauf parfois pour les antérieurs ; extrémité libre nettement fourchue, mais les branches de la fourche, soit dans leur forme, soit dans leurs dimensions réciproques, soit dans leur

(1) PI. XXII, tig. 25.

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